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Actualités Publié le 22 mai 2019

Pilote de Loire, il sera dans la flottille de Débord de Loire

« Débord de Loire, c’est l’océan qui arrive à Nantes », explique Vincent Le Gall, pilote de Loire depuis 12 ans, après avoir été capitaine de marine marchand. Cet expert de l’estuaire rejoint dès jeudi la flottille de Débord de Loire à bord du Belem ou de l’Hermione, les deux majestueux trois-mâts invités d’honneur. Confidences.

La Couronnée IV va remonter la flottille de Débord de Loire.
La Couronnée IV va remonter la flottille de Débord de Loire. En Médaillon : Nantais d’adoption, Vincent Le Gall est pilote de Loire depuis 12 ans, après avoir été capitaine de marine marchande.

Quelle est l’implication des pilotes de Loire de Nantes-Saint-Nazaire dans la triennale ?

Nous avons la chance de rejoindre la flottille en embarquant à bord du Belem et de l’Hermione, qui monte pour la première fois à Nantes. Nous avons aussi contribué à l'organisation de l’événement nautique en apportant nos conseils sur les heures d’arrivée et les manœuvres possibles. Nous aurons également notre bateau pilote, la Couronnée IV, qui va remonter la flottille de Débord de Loire. Elle est plus là pour montrer le lien entre Nantes et la mer et notre activité avec la ville que pour guider les autres bateaux. C’est une grande joie de participer à Débord de Loire, qui va nous permettre de passer devant des villages le long du fleuve où on a l’habitude de travailler.

Quel est votre travail au quotidien ?

Il consiste à descendre un gros navire marchand, de Nantes, de Saint-Nazaire, de Montoir ou de Donges, de le piloter et de conseiller le commandant dans la pratique. C’est un travail d’équipe. C’est nous qui donnons les ordres de machines et de barre au timonier et aux remorqueurs. On part ensuite en mer pour aider le navire à se déjouer des particularités de la Loire et de ses fonds qui varient au fil du temps. On descend du navire une fois qu’il est à une vingtaine de kilomètres au large, loin des dangers. À ce moment-là, on débarque sur notre gros bateau pilote grâce à des petits canots et on y reste quelques heures, le temps qu’il y ait un autre navire à remonter dans l’un des autres ports. Pour résumer, nous sommes chargés de guider les navires au-dessus d’une certaine taille pour assurer la fluidité du port et faire en sorte que tous les transferts de navire de charge se passent en sécurité et le plus rapidement possible.

Quel est votre rapport à la Loire ?

J’habite à Nantes. Quand j’arrive, c’est toujours un plaisir de longer des endroits historiques et maritimes comme l’ancien chantier Dubigeon à Chantenay ou le Maillé-Brézé. Beaucoup de Nantais l’ignorent, mais plus de 3 millions de tonnes de marchandises transitent par le port marchand de Nantes chaque année. Débord de Loire, pour nous, c’est l’image de l’océan qui arrive jusqu’à Nantes, et nous sommes convaincus que c’est l’une des richesses de Nantes d’être si proche de la mer.