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Actualités Publié le 12 octobre 2020

La « création d'ensembles » dans le viseur de la Quinzaine photographique nantaise

Décalée d'un mois en raison de la crise sanitaire, la 24e édition de la Quinzaine photographique nantaise (QPN) interroge la notion d'« ensembles » à travers 14 expositions dans dix lieux nantais. Explications d'Hervé Marchand, directeur du festival.

Arthur Mole, « Human American Eagle ».
Arthur Mole, « Human American Eagle ».
Jean-Félix Fayolle : série « Hecho en Barrio ».
Jean-Félix Fayolle : série « Hecho en Barrio ».
Laure Vouters.
Laure Vouters.
Ludovic Jaunatre.
Ludovic Jaunatre.

La nouvelle QPN est programmée du 16 octobre au 15 novembre. La crise sanitaire a bousculé le calendrier habituel...

« En effet ! Nous pensions être en mesure de maintenir notre rendez-vous programmé à la mi-septembre, mais le Voyage à Nantes – avec qui nous partageons cette année quatre lieux d'exposition – a vu son lancement retardé au 8 août. Nous débuterons donc également avec un mois de décalage. Cette date pourrait d'ailleurs devenir pérenne puisque nous réfléchissions déjà à ne plus nous inscrire complètement dans la rentrée. Excepté ce changement de dates, le festival n'est pas directement impacté, si ce n'est qu'il nous sera plus difficile d'organiser des vernissages, des lectures de portfolio ou de faire venir des photos de l'étranger. »

L'édition est placée sous le thème « Ensemble(s) ». Pourquoi ce choix ?

« Il s'agit cette année d'explorer par l'image les phénomènes amenant à la création d'ensembles, de ce qui se ressemble à ce qui s'assemble. L'idée est de partir des ensembles pris au sens mathématique pour arriver à des regroupements qui se font par affinité. Ce thème, que nous avions choisi avant le confinement, prend une résonance toute particulière dans cette situation où notre besoin des autres, si contraint, est encore plus vif ! »

Quelles sont les expositions immanquables ?

« L'exposition d'Arthur Mole à l'Atelier est très intéressante. Durant la Première Guerre mondiale, ce photographe anglais a réalisé de vastes compositions photographiques pour le compte de l'Armée mettant en scène des dizaines de milliers d'hommes rassemblés et disposés de façon à dessiner sur le sol des symboles et emblèmes choisis de la société nord-américaine. Pour réaliser le flambeau de la statue de la Liberté, pas moins de 15 000 GI ont été sollicités ! Son travail, incroyable, s'apparente à celui de Spencer Tunick. Toujours à l'Atelier, il ne faudra pas non plus manquer le reportage "Hecho en Barrio" de Jean-Félix Fayolle. Entre 2007 et 2020, ce Nantais s'est rendu dans les quartiers populaires de San Luis Potosi, une ville de 2 millions d'habitants gangrenée par les gangs, pour photographier le quotidien de ses habitants. On changera d'univers au Temple du Goût avec Laure Vouters qui raconte en photos la vie simple et pleine de tendresse de Serge et Jacqueline dans un quartier populaire de Lille. Je conseille également l'exposition de Marc Allaux présentée par le château des Ducs en lien avec l'exposition Gengis Khan et qui met à l'honneur les modes de vie traditionnels des mongoles reposant sur la solidarité. »

À noter

Quinzaine photographique nantaise, du 16 octobre au 15 novembre dans divers lieux à Nantes (L'Atelier, le Temple du Goût, château des ducs de Bretagne... ).

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