Faire la fête plus tôt : le pari des clubs nantais

Publié le 29 oct. 2026

Dernière mise à jour 29 oct. 2026

Vous êtes couche-tôt et vous ne buvez pas d’alcool ? À Nantes, ce n’est pas un problème : vous pouvez enflammer le dancefloor avant minuit voire même en plein jour, alors que les clubs rivalisent d’idées pour rendre la fête toujours plus accessible et inclusive.

  • Une soirée au Montecito © Christiane Blanchard

Montecito, ONŌ Club, Colors Club, CO2... Nantes ne manque ni de bars ni de boîtes de nuit. Mais la ville s'est surtout fait connaître en France et en Europe pour réinventer son rapport à la fête. Saviez-vous qu’un dimanche par mois, vous pouviez danser dès 10 h du matin lors des fameuses Glorias du Macadam ? Déjà bien connus des hédonistes, ces rendez-vous festifs autour de musiques électroniques permettre d'arracher la fête à la nuit. 

Depuis quelques mois, le Warehouse propose lui aussi un club de jour, qui convie les danseurs dès 19 h autour de musiques fédératrices comme Cerrone ou Daft Funk Live. « Ces événements rassemblent un public de 30 à 70 ans qui, pour la plupart, n’était encore jamais venu chez nous. C’est toujours plaisant de les voir pousser la porte pour la première fois ! Dès le lancement du Warehouse, il y a neuf ans, nous voulions créer un lieu ouvert à tous les publics, pas seulement les jeunes », rappelle Simon Boisson, cogérant du Warehouse.

Cet automne, les horaires du Macadam évoluent. « Désormais, nous ouvrirons régulièrement nos portes dès 23 h le vendredi et 22 h le samedi pour proposer un début de soirée immersif et en douceur, autour de musiques émergentes sous format DJs ou concerts », annonce Alexis Tenaud, cofondateur de Macadam. « L’entrée du club est gratuite la première demie-heure d'ouverture et les boissons sont à tarif réduit jusqu’à minuit les vendredis et samedis. » Une proposition qui permet à un public plus large de découvrir la culture club, grâce à des horaires moins tardifs.

Moins d’ivresse, plus de lâcher-prise

Si les Nantais aiment sortir, leurs habitudes ont changé depuis le confinement. « Ils consomment moins au bar et nous trouvons moins de personnes en état de sur-alcoolisation sur la piste de danse ! », constate Simon Boisson. Attentive à son bien-être, la « Gen Z » (génération née entre 1997 et 2012) donne le ton et n’hésite pas à limiter l'alcool pour éviter la gueule de bois. Une évolution des mentalités qui favorise aussi le respect sur la piste de danse. « Si elle est aussi hédoniste que les générations précédentes, la Gen Z est aussi beaucoup plus exigeante en matière d’inclusion et de bienveillance. Pour elle, comme pour nous, le respect n’est pas une option, mais un dû. Danser en sécurité est indispensable au lâcher-prise », analyse Alexis Tenaud, de l'équipe de Macadam.

Rappelons que la plupart des clubs nantais sont accessibles aux personnes à mobilité réduite et ont élaboré des chartes strictes contre les comportements sexistes. L’objectif : permettre à toutes et à tous de passer une soirée dans le respect et la bienveillance. « C’est un travail de fond, construit patiemment avec les danseuses et les danseurs », continue Alexis Tenaud. « Au-delà de la découverte musicale, les clubs sont là pour offrir des moments de vie et de liberté, il est nécessaire que tout le monde puisse vivre une bonne expérience », conclut Simon Boisson, du Warehouse. 

Et pour les enfants ?

Les enfants et les ados peuvent eux aussi faire la fête. La Mini Boum des enfants, au Macadam, les accueille certains mercredis après-midi, tandis que la Boum XXL du Warehouse invite les ados à des soirées avec DJ et confettis. Deux propositions radicalement différentes pour découvrir la culture club… strictement sans alcool, bien entendu !

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