Nantes Métropole en soutien de l’École de la deuxième chance
Nantes Métropole en soutien de l’École de la deuxième chance
Publié le 01 oct. 2026
Dernière mise à jour 01 oct. 2026
Les intercommunalités de Nantes et Saint-Nazaire apportent leur soutien à l’École de la deuxième chance (E2C) Nantes Saint-Nazaire. Le désengagement financier de la Région compromet l’existence de cette structure créée en 2010 et qui accueille à l'année 250 jeunes sans formation, diplôme ou emploi.
« À travers les stages, j’ai pris conscience que j’avais ma place dans la société. Et que je pourrais y trouver un métier qui m’intéresse. »
Hugo Quatreveaux, 17 ans, achève un parcours de sept mois au sein de l’École de la deuxième chance (E2C) Nantes Saint-Nazaire. Comme 260 jeunes âgés de 16 à 30 ans, le Nantais bénéficie d’un accompagnement d’insertion sociale, citoyenne et professionnelle. « On m’a soutenu. Et je vais bientôt trouver une formation »
, explique le jeune homme.
Malgré ces succès, l'avenir de l’École de la deuxième chance Nantes Saint-Nazaire se trouve menacé. La Région Pays de la Loire réoriente ses subventions vers le dispositif « Un emploi, une formation » et se désengage de l’École de la deuxième chance. Après avoir supprimé sa subvention annuelle de fonctionnement de 254 000 €, elle cessera de verser une indemnité de 400 à 500 € aux stagiaires au titre de la formation professionnelle au-delà du 31 décembre 2026.
« Outil indispensable »
« Une perte préjudiciable »
, estime Pierre Quénéa, vice-président de Nantes Métropole délégué à la politique de la Ville et à l’emploi. Vendredi 2 octobre, en conseil métropolitain, il proposera aux élus de délibérer en faveur d’une subvention exceptionnelle de 105 000 € pour maintenir « cet outil indispensable ».
« Nantes Métropole et Saint-Nazaire Agglo vont défendre au maximum cette école »
, s’engage Béatrice Priou, vice-présidente de Saint-Nazaire Agglo déléguée à l’emploi et à l’insertion.
Les deux intercommunalités saluent la pertinence de « l’accompagnement global »
. Les freins à l’insertion sont levés au moyen de la construction d’un projet professionnel, d’un partenariat étroit avec le tissu économique local. « Rencontrer les entreprises nous redonne confiance en nous »
, témoigne Eleonor Budak, 23 ans. Au sein de la structure, les stagiaires explorent d’autres perspectives. « En intégrant l’école, j’envisageais de devenir animateur sportif
, raconte Lyam Boka, 20 ans. Au fil de temps, j’ai découvert d’autres débouchés, comme le maraîchage.
» « Les indemnités reçues, ça m’a permis de payer le permis de conduire
, expose pour sa part Jade Guillot Louris, 18 ans. Je cherche du travail et je viens de décrocher un entretien en Ehpad. »
1,4 million de budget
Le budget de l’École de la deuxième chance (E2C) s’appuie sur différents financeurs. L’État apporte 424 000 €, le Département de Loire-Atlantique participe à hauteur de 130 000 € et Saint-Nazaire Agglo finance 90 000 €. Nantes Métropole soutient E2C à hauteur de 290 000 €. La subvention exceptionnelle de 105 000 €, mise en délibération vendredi 2 octobre, porterait ainsi sa contribution totale à hauteur de 395 000 € pour l'exercice 2026.
Le complément du budget annuel estimé au total à 1,4 million d’euros repose sur les contributions des entreprises à travers la taxe d’apprentissage.