Photovoltaïque : les ombrières de Nantes Métropole Énergies sortent de terre

Publié le 28 oct. 2026

Dernière mise à jour 30 oct. 2026

Sur le parking du stade de la Beaujoire, les fondations sont terminées et les charpentes s’élèvent. Premier chantier d’un programme qui court jusqu’à l’été 2027, il s’accompagne d’une recherche de consommateurs locaux pour l’électricité produite.

Les travaux avancent à la Beaujoire

  • Installation des charpentes métalliques des ombrières sur le parking de la Beaujoire. © Rodolphe Delaroque

La production locale d’énergie renouvelable se renforce dans le territoire métropolitain, où neuf projets photovoltaïques portés par la SAS Nantes Métropole Énergies sont attendus d’ici 2027. Leur point commun : ils sont implantés sur des parkings publics. Sept communes sont concernées.

À Nantes, six nouvelles ombrières vont voir le jour sur le parking S3 de la Beaujoire : trois portées par la SAS, trois par CoWatt (qui représente trois collectifs citoyens du territoire). Elles totaliseront 4 500 m² de panneaux et produiront chaque année 1,1 GWh, soit l’équivalent de la consommation électrique annuelle d’environ 950 personnes (hors chauffage et eau chaude).

Les travaux ont commencé en septembre. « Des micro-pieux sont enfoncés à 7 m de profondeur pour assurer la fondation des ombrières et limiter les volumes de béton et l'emprise au sol. Cette phase du chantier est bien avancée », explique Alexis de Laborderie, chargé de mission à la direction animation transition écologique de Nantes Métropole. L’élévation des charpentes métalliques, engagée pendant les vacances d’automne, « va durer un mois ». Courant novembre, le système d’intégration sera fixé sur chaque charpente et recevra les panneaux photovoltaïques. Le chantier s’achèvera en janvier avec le raccordement au réseau Enedis – la réouverture du parking aux véhicules est prévue à la mi-janvier.

Consommer l’électricité au plus près

En parallèle, les porteurs de projets recherche les structures susceptibles de consommer cette production locale d’énergie. « Nous recherchons des entreprises type hôtels, commerces ou industries pour leur vendre de l’électricité. Nous sommes aussi en discussion avec le FC Nantes depuis plusieurs mois », poursuit le chargé de mission. Avantage pour les clients ? Un tarif leur est garanti sur une longue durée : « Ils peuvent ainsi sécuriser une partie de leurs besoins sur plusieurs années à un prix stable, tout en soutenant la production locale d’énergie. »

Pour intégrer cette « boucle d’autoconsommation collective », les clients et lieux de production doivent se trouver dans un cercle de 2 km de diamètre. Une première réunion d’information est prévue avec les entreprises concernées. Par ailleurs, CoWatt poursuit sa levée de fonds pour que citoyens et entreprises puissent rejoindre les 150 actionnaires déjà engagés sur les projets de la Beaujoire

Contact : energies-renouvelables@nantesmetropole.fr

Quel calendrier pour les autres projets ?

  • Nantes Métropole Énergies déploie actuellement 9 projets d'ombrières photovoltaïques sur des parkings publics du territoire (image de synthèse). © ENR44
  • P+R de Thouaré-sur-Loire : les travaux ont débuté mi-octobre pour deux ombrières, dont la mise en service est prévue en janvier 2027. Le P+R réouvrira mi-janvier et les travaux baculeront ensuite sur le parking de la Noë.
  • Parking du Pianoc’ktail, à Bouguenais : démarrage des travaux le 9 novembre. Le site accueille déjà des ombrières de la Ville de Bouguenais et d’Ombrières de Loire-Atlantique, filiale d’EnR44 ; celles de la SAS sont le troisième projet.
  • À suivre : parkings du Pôle funéraire de Saint-Jean-de-Boiseau, Couëron (Arc-en-Ciel) et square Therley à Basse-Goulaine, de la fin 2026 au printemps 2027, puis l'esplanade de l'Édit-de-Nantes à Bouaye et le parking B2 du parc des expositions de Nantes à l’été 2027.

     

Avec près de 16 000 m² de panneaux photovoltaïques, les ombrières prévues sur ces 9 parkings (en y ajoutant le P+R de Couëron, en projet) produiront environ 4,1 GWh d’électricité par an. Soit l’équivalent de la consommation électrique annuelle d’environ 3 500 personnes (hors chauffage et eau chaude).