Comment le site du CHU Nord Laennec va économiser 3 000 tonnes de CO2

Publié le 12 mai. 2026

Dernière mise à jour 12 mai. 2026

Nantes Métropole développe ses réseaux de chaleur pour atteindre ses objectifs de baisse d’émissions de CO2. Un gros consommateur vient d’être raccordé : le CHU Nord Laennec, avant l’ICO et LNA santé.

  • © Ludovic Failler

Depuis février 2026, le CHU Nord Laennec à Saint-Herblain chauffe ses locaux et son eau chaude sanitaire grâce au réseau de chaleur urbain. Le réseau de chaleur Nord-Chézine passant à proximité du secteur, le CHU souhaitait s’y raccorder. Tout comme l’Institut de cancérologie de l’Ouest (ICO) et LNA santé, établissements voisins qui seront raccordés respectivement fin mai et en septembre prochain. 1,5 km de réseau supplémentaire ont donc été construits.

80 % d’énergie renouvelable

Pour rappel les réseaux de chaleur permettent à des immeubles et des équipements collectifs de se chauffer grâce à de l’énergie en majorité renouvelable. « Pour le réseau Nord Chézine, 80 % de l’énergie provient de la chaleur récupérée par la combustion des déchets, les 20 % restants sont un appoint en gaz, précise Yann Travere, directeur de projet chez Novae, qui exploite le réseau de chaleur pour Nantes Métropole. L’objectif est de passer à 83 % d’énergie renouvelable en 2030. Ce réseau a une capacité de production de 140 GWh d’énergie, il en fournit une centaine depuis le raccordement du CHU. »

Le site du CHU Nord Laennec, l’ICO et LNA santé doivent consommer à eux trois quasiment 19 GWh par an. Leur raccordement permettra d’économiser le rejet de 3 000 tonnes de CO2 chaque année. Des économies financières sont également attendues, le prix de l'énergie renouvelable étant plus compétitif et plus stable que le gaz. Côté confort des usagers, aucun changement n’est décelable : l’eau sera toujours chaude et le chauffage fonctionnel !

Objectif : 16 réseaux de chaleur en 2050

Dans la métropole, 7 réseaux de chaleur desservent aujourd’hui plus de 43 000 logements – dont 26 000 logements sociaux – et des infrastructures (hôpitaux, bâtiments sportifs, gare, lycées…). 9 réseaux de chaleur supplémentaire doivent être créés d’ici 2050 pour atteindre les objectifs métropolitains de 100 % d’énergies renouvelables et de récupération en 2050.