Que faire à Nantes si vous aimez... le gaming

Publié le 22 oct. 2026

Dernière mise à jour 28 oct. 2026

Dans les festivals, les médiathèques ou les bars… Ces dernières années, le jeu vidéo s’exporte au-delà du salon familial pour devenir vecteur de lien social et de convivialité.

L'événement phare : Art to play

  • Art to play a accueilli 35 000 visiteurs lors de sa dernière édition. © Luce Florian

Le plus grand festival de pop culture, manga et gaming de l’Ouest revient les 14 et 15 novembre au Parc des Expositions pour une 15e édition. « Depuis 2025, un hall entier est dédié aux jeux vidéo. Les visiteurs peuvent jouer sur des consoles et des PC gamer, seul ou à plusieurs. Nous avons aussi des bornes d’arcades originales, allant du classique Pac-Man à Street Fighter II, expose Elodie Nopre, cheffe de projets au Parc des expositions. Des animations adaptées sont proposées aux personnes en situation de handicap. »

On y retrouve également le concours de cosplay (action de se costumer en personnage de fiction) qui fait la renommée de l’événement, des concerts de K-pop et un « village des artistes » réunissant 200 illustratrices et illustrateurs.

📍10-19 h (9h pour les préventes). Route de Saint-Joseph de Porterie. 

L'autre événement à ne pas manquer : Nantes Accoord Games Week

  • 3500 personnes participent chaque année au festival. © Accoord

Créé il y a 10 ans à l’initiative des animatrices et animateurs des espaces numériques de l’Accoord, ce festival printanier propose des animations gratuites autour du jeu vidéo et du numérique : consoles vintage et nouvelle génération, vide-greniers, fabrication numérique, jeux d’arcade, tournois… « On s’adresse aux geeks comme aux novices et à toutes les générations pour réunir les familles », avance Karen Androge, coordinatrice de projets à l’Accoord. 

Des temps de sensibilisation aux dangers des écrans sont aussi programmés. À vos agendas : la prochaine édition se tiendra du 17 au 21 avril 2027 à la Maison de quartier de l’Île (2, rue Conan Mériadec). 

Quand on n'a pas de console chez soi : les médiathèques

  • Les salons ludiques sont accessibles gratuitement. Ici à la médiathèque Jacques Demy. © Garance Wester

La Bibliothèque municipale propose des espaces de jeux vidéo, accessibles gratuitement pour les abonnés à partir de 7 ans (accompagnés). Dans les médiathèques Jacques Demy et Luce Courville, des salons ludiques, avec consoles et PC gamer, sont ouverts les mardis, jeudis et vendredis de 16h à 18h, ainsi que les samedi après-midi à Luce Courville. 

Un mercredi par mois, l’association Nantes Esport y propose la découverte de nouveaux jeux vidéo et des initiations à la réalité virtuelle. À Lisa Bresner, il est possible de jouer sur PC du mardi au vendredi, de 16h à 18h. L’équipement organise également « Les rendez-vous du jeu vidéo » pour tester des jeux sur grand écran. 

Le lieu incontournable : Game Over

  • On s'y retrouve autour d'une console ou d'un jeu de société. © Ludovic Failler

Ouvert en 2013 par des passionnés, le bar de la rue Lebrun met à disposition de sa clientèle trois consoles de salon. « Il suffit de consommer pour y avoir accès et de laisser sa carte d’identité pour la caution », indique Mélanie Aguiar, co-gérante. Des animations et des soirées à thème rythment la semaine : jeux vidéo de combat avec l’association Beat by 44, d’autres issus de l’univers Mario, mais aussi le jeu de société coopératif Loup garou, des apéros créatifs et des karaokés « où l’on passe à la fois Céline Dion et Ultra Vomit » ! « Ces dernières années, on s’est ouvert à la pop culture et aux jeux de société, à l’image de la communauté geek. » 

📍1, rue Lebrun. 

L'association : La boîte à pixels

  • L'association a organisé près de 300 événements autour du jeu vidéo depuis sa création. © La boîte à pixels

Fondée il y a bientôt 20 ans, la structure fait figure de pionnière dans le secteur. Une dizaine de bénévoles passionnés proposent des animations grand public dans les médiathèques et espaces jeunesse de la métropole et de la région. « On en recense une quarantaine, réparties en quatre thématiques : le rétrogaming pour redécouvrir des jeux comme Pac-Man ou Super Mario Bros, les consoles nouvelle génération, la réalité virtuelle et des jeux d’ambiance musicaux », détaille Guillaume Pauwels, son président. « On amène du divertissement, on sent que les gens en ont besoin. Il y a un engouement de la jeune génération pour les jeux des années 1980. » 

Deux questions à Ntsimu Massamba-Debat : « Soutenir les joueuses et joueurs invisibilisés »

  • © Ludovic Failler

Ntsimu Massamba-Debat est le fondateur et président de Nantes Esport.

Que propose votre association ?

Lors de notre lancement en 2015, l’idée était d’offrir un accompagnement aux joueuses et aux joueurs d’e-sport (jeu vidéo de compétition). Nous avons ensuite élargi notre champ d’action avec des animations dans les médiathèques et les lieux culturels nantais : initiations aux jeux vidéo et à la réalité virtuelle, tournois, ateliers de création numérique… Ces derniers mois, nous proposons une activité autour des jeux de cartes à collectionner (TCG). En 2024, nous avons participé à une campagne pour soutenir l’e-sport féminin.

Quelle est la place des femmes dans le gaming aujourd’hui ?  

Il y a aujourd’hui autant de joueuses que de joueurs. Mais elles sont minoritaires en compétition [elles représentent 6 à 7 % des participants à la scène e-sport, NDLR]. C’est un univers masculin où elles peuvent être confrontées au sexisme. Nous souhaitons les soutenir dans cette pratique, comme d’autres joueurs invisibilisés issus de la diaspora africaine et des Antilles, grâce à un programme d’accompagnement qui sera mis en place dans les prochains mois.

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