Urbanisme : plus de sobriété pour protéger les espaces naturels et agricoles

Publié le 01 oct. 2026

Dernière mise à jour 02 oct. 2026

Nantes Métropole engage la troisième modification de son plan local d’urbanisme métropolitain (PLUm). Objectif : franchir une nouvelle étape pour viser le zéro artificialisation nette (ZAN) des sols à l’horizon 2050.

  • Entre 2018 et 2022, la métropole nantaise a consommé trois fois moins d’espaces naturels et agricoles que durant les années 2004-2014. Elle veut aujourd’hui aller plus loin dans cette sobriété. © Jean-Félix Fayolle

Les efforts engagés depuis plus de dix ans par la Métropole et ses communes ont déjà porté leurs fruits. Entre 2018 et 2022, le territoire a consommé en moyenne 56,5 hectares par an. C’est encore trop, mais trois fois moins que durant les années 2004-2014, la période de référence retenue pour élaborer le PLUm, document stratégique qui fixe les grandes orientations d’aménagement de la métropole et les règles d’utilisation des sols dans ses 24 communes. La modification engagée par le conseil métropolitain du 2 octobre 2026 - la 3e depuis l’adoption du PLUm en 2019 - doit permettre d’aller plus loin.

Diviser par deux la consommation tous les 10 ans

En déclinaison du nouveau Schéma de cohérence territoriale Nantes Saint-Nazaire (ScoT), elle prévoit de renforcer la protection d’espaces naturels et agricoles aujourd’hui situés dans des zones urbaines ou à urbaniser, de transformer certaines zones à urbaniser en zones naturelles et agricoles et de mieux préserver les zones humides. Elle permettra également d’adapter certaines règles en faveur de la pleine terre et de la préservation des sols.

Cette sobriété foncière va se décliner en trois étapes : à l’horizon 2030, puis 2040 et 2050. À chaque fois, il s’agit de réduire de moitié le rythme de consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers et d’artificialisation des sols, par rapport à la décennie précédente. L’enjeu : atteindre l’objectif de zéro artificialisation nette (ZAN) des sols fixé par la loi Climat Résilience, c’est-à-dire aucune nouvelle artificialisation qui ne serait pas compenser par une renaturation équivalente.

Faire davantage avec la ville déjà construite

Cette trajectoire ne signifie pas l’arrêt de toute construction. « Elle conduit à changer progressivement la manière de construire : en privilégiant le renouvellement de la ville existante et en utilisant mieux les espaces déjà urbanisés pour la construction de nouveaux logements notamment », indique Anthony Descloziers, vice-président en charge de l’urbanisme. Concrètement, la modification du PLUm prévoit de faire évoluer les règles pour faciliter les projets au sein de l’enveloppe urbaine existante ou encore d’adapter localement la hauteur des constructions. En résumé, un savant équilibre entre une ville plus dense, avec de nouveaux logements, et un cadre de vie de qualité, faisant davantage de place à la nature, aux sols vivants et aux espaces de respiration.

Une procédure ouverte à la concertation

Cette modification du PLUm fait l’objet d’une concertation préalable du public. Du 18 novembre au 18 décembre 2026, les habitantes et habitants pourront formuler leurs observations en ligne, sur des registres papier ou par courrier, et consulter les motifs du projet dans les 24 mairies de la métropole, au siège de Nantes Métropole et dans les pôles de proximité. Le bilan de cette concertation sera présenté en conseil métropolitain, avant une phase d’enquête publique.

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