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Expression des élus métropole des communes
Dernière mise à jour 21 sept. 2026
Tous les trois mois, les élus des villes avec une majorité de droite s'expriment sur un sujet. Voici leur tribune.
Une Métropole forte, c’est d’abord une Métropole qui fait confiance à ses communes
À l’heure où Nantes Métropole affiche de grandes ambitions, une question s’impose: s’arrêtent-elles aux portes de Nantes ?
Derrière cette interrogation se joue un choix politique majeur : voulons-nous une Métropole qui concentre les décisions, ou une Métropole qui fait confiance à ses communes et agit au plus près des habitants ?
Pour notre groupe, Métropole des Communes, la proximité doit être le socle de l’action métropolitaine. Elle est une exigence démocratique autant qu’une condition d’efficacité. Les maires et les équipes municipales connaissent leurs territoires, leurs équilibres, leurs fragilités et leurs ressources. Premiers interlocuteurs des habitants, ils sont les mieux placés pour savoir ce qui doit être adapté, renforcé ou inventé.
C’est cette confiance dans les communes que nous défendons. Elle doit se traduire concrètement :
- Donner davantage de pouvoir aux maires : la Métropole doit faire davantage confiance à ceux qui connaissent le terrain et en assumer les conséquences.
- Rendre la Métropole plus réactive : moins de circuits complexes, davantage d’autonomie et de moyens pour les pôles de proximité. L’efficacité suppose de pouvoir décider et agir au plus près des besoins.
- Associer pleinement les maires en amont : aucun projet métropolitain concernant une commune ne devrait être élaboré sans son maire. La concertation ne peut pas intervenir une fois les décisions déjà prises.
- Garantir une véritable égalité territoriale : investissements, transports, équipements et services doivent bénéficier équitablement aux vingt-quatre communes, et pas seulement au cœur de la Métropole.
- Redonner des marges de manœuvre aux maires en matière d’urbanisme : le cadre métropolitain est nécessaire, mais il doit respecter les réalités, les équilibres et l’identité de chaque commune.
L’ambition universitaire de la Métropole en offre une parfaite illustration : elle ne pourra pleinement réussir qu’en s’appuyant sur les communes qui accueillent, au quotidien, les étudiants qui y vivent, s’y déplacent et y étudient.
Une Métropole forte n’est pas une Métropole qui décide de tout. C’est une Métropole qui donne aux communes les moyens d’agir.
C’est notre conviction et le sens de notre engagement : une Métropole qui rassemble plutôt qu’elle ne centralise, qui accompagne plutôt qu’elle n’impose, et qui garantit à chacune de ses vingt-quatre communes une véritable équité.
La Métropole ne sera forte que si ses communes le sont aussi.