2023-08-17T09:48:03Z https://metropole.nantes.fr/files/pdf/PHOTO%20CHANTIER/Babini%c3%a8re/Avril%202023/GABARIT%20IMAGE%20ARTICLE%20WEB-6.png

Les bonnes fondations du chantier de Babinière

Actualités - Mis à jour le 17 août 2023

Babinière, c’est tout à la fois un nouveau pont, un nouveau Centre technique et d’exploitation, un nouveau Pôle d’échanges multimodal, dont un P+R, en cours de construction. Visite au début du chantier.

Vue aérienne du chantier Babinière bordé par les arbres de la vallée de la Gesvrine en pied.
Vue aérienne du chantier Babinière bordé par les arbres de la vallée de la Gesvrine en pied.

Des terres réemployées

À Babinière, l’intégralité de la terre de déblai a été réemployée en terre de remblai, soit l’équivalent de 72 piscines olympiques remplies de terre ! La seule terre apportée pour le projet provient directement du chantier de la porte de Gesvres à quelques centaines de mètres du site. Après des phases de déblai et de remblai nécessaires à l’aplanissement du futur site, des travaux sont encore en cours et à venir : d’un côté pour consolider une partie des sols remblayés et de l’autre pour construire un mur de soutènement en bordure de la voie ferrée du tram-train.

La gestion de l’eau de ruissellement et le maintien de continuités écologiques assurées

Un bassin de rétention de 2 700 m3 sur 7,5m de profondeur est en cours de création. Il permettra de collecter les eaux pluviales, et de les filtrer par des plantes, avant de les réorienter sur la vallée de la Gesvrine toute proche. Une fois terminé, ce bassin sera planté, tout comme les talus en bordure de périphérique formant ainsi une continuité écologique pour la faune et la flore.

Une prairie et une installation photovoltaïque sur le toit

Deux réserves de terre végétale d’origine sont en attente d'être réemployées pour la conception de toitures végétalisées, et la plantation des talus, aux caractéristiques identiques à la prairie d’origine. Ces toitures accueilleront également des panneaux photovoltaïques dont la quasi-totalité de la production sera utilisée pour les besoins du site.

Une veille experte et active sur la faune locale

En bordure de la zone humide de la Gesvrine, espace boisé classé, le chantier Babinière répond à l’obligation d’évaluation environnementale : les mesures ERC (Eviter, réduire, compenser) mises en place par le projet sont suivies par un écologue qui réalise notamment l’inventaire régulier des espèces évoluant dans le périmètre : insectes, chauve-souris, batraciens et oiseaux. Des mesures de compensation sont également mises en œuvre : deux espaces naturels ont ainsi été choisis pour accueillir le nichage de la cisticole des joncs, espèce protégée de passereaux adeptes des prairies proches de zones humides : un espace à Port-Barbe et un autre à la Ménardais sur le site de l’ancienne pépinière de la Ville de Nantes.

Un nouveau pont entre Babinière et la ligne 1 du tramway

Mur de soutènement longeant d’un côté la ligne de tram-train Nantes Châteaubriant (en haut du mur) et de l’autre la future voie de tramway (au pied du mur) © Valery Joncheray
Mur de soutènement longeant d’un côté la ligne de tram-train Nantes Châteaubriant (en haut du mur) et de l’autre la future voie de tramway (au pied du mur) © Valery Joncheray
C’est ici, en contrebas du mur de soutènement que passeront les tramways à la sortie du pont aujourd’hui en construction © Valery Joncheray
C’est ici, en contrebas du mur de soutènement que passeront les tramways à la sortie du pont aujourd’hui en construction © Valery Joncheray
Sur le chantier du nouveau franchissement du périphérique : le coffrage bois est destiné au coulage des culées en béton.  © Valery Joncheray
Sur le chantier du nouveau franchissement du périphérique : le coffrage bois est destiné au coulage des culées en béton. © Valery Joncheray

Une station-service pour les tramways

Une fois passé le nouveau pont au-dessus du périphérique, les rames de tramway en service gagneront le Pôle d’échanges multimodal et, le soir, prendront la voie du Cetex en passant toutes à la station-service pour lavage extérieur et sablage (chaque rame utilise du sable pour éviter les glissades et améliorer le roulement dans les virages notamment), pour enfin stationner sur les 15 voies de stockage pouvant contenir 60 rames grande longueur sur 12 600 m2.

Installation des fourreaux électriques avant coffrage béton (multitubulaire) © Valery Joncheray
Installation des fourreaux électriques avant coffrage béton (multitubulaire) © Valery Joncheray

Un an pour arriver au stade clos-couvert

Sur site, l’étape de construction des bâtiments est lancée, avec le début des fondations et l’installation des grues. L’ensemble des bâtiments du Cetex devrait arriver au stade au clos-couvert et, en 2024, les travaux de construction du nouveau P+R pourront eux commencer.

Deux séries de cinq citernes de secours ont été installées contre le risque d’incendie © Valery Joncheray
Deux séries de cinq citernes de secours ont été installées contre le risque d’incendie © Valery Joncheray

L'insertion au cœur du projet

Sur le chantier Babinière, la clause d’insertion métropolitaine réserve 19 055 heures de travail aux personnes éloignées de l’emploi

Infrastructures
8 840 h d'insertion sur 7 lots : voie ferrée ; courants faibles et courants forts ; éclairage public et signalisation lumineuse de trafic ; Terrassements, soutènements et réseaux principaux ; espaces verts ; ouvrages d’art.

Construction du CETEX
6 525 h d'insertion sur 7 lots : fondations, gros-œuvre, bardage, métallerie, chauffage ventilation plomberie, électricité.

Construction du P+R
3 690 h d'insertion sur 3 lots : terrassement VRD, fondations, gros-œuvre, menuiseries extérieures, métallerie, serrurerie, électricité et photovoltaïque.