Où et comment se protéger pendant les fortes chaleurs ?
Fusillade à Port-Boyer : écoute, sécurité et prévention au cœur des réponses
Publié le 15 mai. 2026
Dernière mise à jour 26 mai. 2026
Une semaine après la fusillade du 14 mai, qui a vu un adolescent tué et deux autres blessés dans ce quartier du nord de Nantes, des dispositifs de soutien sont proposés aux habitants et des mesures liées à la sécurité ont été mises en place. Elles vont se renforcer dans les prochaines semaines.
Si vous avez besoin d'écoute et de soutien
Groupe de parole
- Vendredi 22 mai de 14h à 17h
- Mardi 26 mai de 10h à 12h30
- Vendredi 29 mai de 10 à 12h30
Centre socioculturel (CSC) Port-Boyer, 7 rue de Pornichet. Sans inscription préalable.
Rendez-vous pour les familles
Deux professionnels accueilleront les parents avec ou sans enfants :
- Mardi 26 mai à partir de 14h30 au CSC Port-Boyer. Prise de rendez-vous au 02 40 49 21 81
- Créneaux sur RDV possibles à compter du 26 mai à l’Espace départemental des solidarités. Prise de rendez-vous au 02 40 49 26 84.
Des professionnels à votre écoute
Accompagnement anonyme, confidentiel et gratuit :
- Inter Service Parents au 02 40 35 00 88 (permanence téléphonique sans rendez-vous)
- Point d’Accueil Écoute Jeunes : 02 40 35 47 73 (soutien aux jeunes de 12 à 25 ans)
Vous pouvez aussi solliciter le SAMU via le 15.
Un adolescent de 15 ans décédé. Deux autres blessés. La fusillade intervenue jeudi 14 mai 2026 rue de Pornichet à Port-Boyer, sur fond de narcotrafic, a provoqué une intense émotion. « Ce qui s’est passé ce soir rue de Pornichet est un drame absolu,
a réagi Johanna Rolland, maire de Nantes, présente le soir même aux côtés des familles des victimes et des habitants du quartiers. Nantes est endeuillée par l’insupportable mort d’un adolescent. »
Le lendemain, la maire de Nantes s'est à nouveau rendue dans le quartier avec le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. Celui-ci a rappelé « un contexte national marqué par l’explosion des trafics et des règlements de comptes »
, avant de s’engager pour « le renforcement durable des moyens de police et de justice (…) pour répondre avec une fermeté républicaine totale aux violences qui ont endeuillé Nantes »
.
Recueillir la parole des habitants
Une semaine après les faits, la mobilisation des pouvoirs publics et leurs partenaires reste totale. Les élus nantais se sont rendus quotidiennement sur le quartier, en lien étroit avec les équipes de Nantes Métropole Habitat et de l’Accoord. De premières réunions ont également été organisées et des dispositifs d’écoute et de soutien mis en place à destination des habitantes et habitants (lire encadré).
« Nous sommes dans la période d’émotion, il faut recevoir la parole des habitants, les réassurer, les accompagner, et ne pas déserter l’espace public »,
a déclaré au micro d’ICI Loire Océan Denis Tallédec, adjoint délégué à la sécurité et la prévention de la délinquance. Ce dernier sera présent, aux côtés de Thibaud Guiné, adjoint de quartier Nantes Erdre, à un temps d’échange proposé aux habitantes et habitants, avec les services de la Ville de Nantes ainsi que le procureur de la République de Nantes, des représentants de la police nationale et de la préfecture, mercredi 27 mai à 18h30 au pôle associatif du Port-Boyer.
Répression et prévention
La réponse des autorités face au déferlement de violence comporte en premier lieu un volet répressif. La présence policière a d’ores et déjà été renforcée, avec des CRS déployés quotidiennement dans le quartier et maintenus aussi longtemps que nécessaire. Le ministre de l’Intérieur s’est en outre engagé sur l’arrivée prochaine de 6 policiers à Nantes pour y créer d’une antenne de l’Office anti-stupéfiants (OFAST) et de 8 autres pour la brigade de recherche et d’intervention (BRI) de Rennes, afin de soulager la BRI de Nantes. Côté Ville de Nantes, le plan de vidéoprotection est accéléré : « 6 caméras de vidéoprotection sont déployées dès ce mois, 6 autres dans les prochains mois »,
détaille Denis Tallédec.
D’autres mesures portent sur la prévention et l’accompagnement social. La Ville souhaite ainsi que le programme national Limit’s – expérimenté dans le quartier du Breil et mobilisant 70 partenaires sur l’accompagnement des jeunes – soit étendu à Port-Boyer. « Nous sommes dans l’attente de la réponse de l’État »
, cofinanceur du dispositif avec la Ville, explique l’adjoint nantais, avant de plaider : « Il faut avoir beaucoup d’humilité sur ce sujet, se mobiliser, s’inscrire dans la durée ».