« Un drame absolu » : Johanna Rolland réagit à la fusillade mortelle …
Que faire à Nantes si vous aimez... la culture électro
Publié le 13 mai. 2026
Dans les clubs, les bars, les lieux alternatifs ou en plein air : l’électro fait vibrer les nuits à Nantes (mais aussi les jours). Où faire la fête, assister à un DJ set au bord de l’eau ou encore améliorer sa pratique musicale ? Tour d’horizon des propositions.
L'évènement phare : Paco Tyson open air
Festival qui tient son nom d’un collectif et label nantais dédié aux musiques électroniques, Paco Tyson revient « bambocher les pieds dans l’herbe » à la Station Nuage installée sur l’Île Forget (Saint-Sébastien-sur-Loire). Le format se réinvente après une édition 2025 malmenée par la pluie : « Cette année, on propose cinq open air gratuits entre avril et septembre. Ça permet d’étaler les plaisirs en démarrant tôt la saison et ça offre plus de souplesse qu’un événement unique »
, explique Julien Laffeach, alias Chichi, cofondateur du collectif.
« Côté programmation, l’esprit reste le même avec des talents locaux, professionnels et amateurs, et des artistes nationaux et internationaux : Mac Declos, Dr. Rubinstein… »
Après deux premières dates en avril, rendez-vous les 7 et 24 mai et le 4 septembre de 17h à minuit. Cet été, les Blue Friday, des open air hebdomadaires, prendront le relais. Et c’est toujours gratuit !
L’autre événement à ne pas manquer : Goûtez électronique
17 années d’existence et une recette désormais bien connue : de l’électro en plein air, à l’heure du goûter dominical, à déguster entre amis ou en famille... En 2026, "Goûtez électronique" investit à nouveau le parc des Chantiers.
« On fait sortir cette musique des clubs pour la proposer à un public qui ne fréquente pas ces établissements. Avec une gratuité complète pour garantir l’accessibilité »
, résume Jonathan Pepin, cofondateur de l’association House 2 Couette qui pilote l’événement. Rendez-vous les dimanches 14 juin et 6 septembre, de 14h à 20h, au pied de la Grue jaune. Et le samedi 26 septembre, de 17h à 23h, à la cale des sous-marins pour une nocturne.
Les lieux incontournables : Macadam et le Warehouse
Le premier est un club intimiste niché dans le Bas-Chantenay, spécialisé dans les musiques électroniques. Le second, un géant des nuits nantaises – 2 600 places - à la programmation électro mais aussi rap, pop, reggae… Les deux ont en commun leur année de naissance, 2017, des gérants passionnés et le label ministériel « Club Culture » décerné en 2025.
« Il récompense notre exigence et permet au public et aux institutions de prendre conscience du rôle des clubs dans l’écosystème culturel »
, se réjouit Simon Boisson, cofondateur du Warehouse. En 2025, l’établissement s’est hissé à la 2e place française et la 55e place mondiale des clubs (DJ Mag).
Le petit nouveau : Enfin.
Paco Tyson a ouvert en février son premier bar, Enfin., au 2, rue de l’Héronnière. « Nous souhaitions avoir un lieu fixe pour ne pas se limiter aux événements estivaux. C’est la possibilité de mettre en avant notre savoir-faire toute l’année dans un endroit qui nous ressemble avec une esthétique réfléchie. Un condensé de l’ADN Paco Tyson »
, éclaire Julien Laffeach.
Enfin fait la part belle aux artistes locaux, qui s’y produisent du mardi au samedi soir. Tourné vers les musiques électroniques - house, techno, trance, drum & bass -, le bar s’ouvre aussi à d’autres courants musicaux comme le hip hop, le shatta ou le reggaeton.
Pour pratiquer : les Boot Camps de Trempo
L’association propose des stages de création musicale, encadrés par des artistes reconnus et destinés aux amateurs à la pratique déjà confirmée. En avril, le DJ et producteur nantais Simo Cell a animé un Boot Camp dédié aux musiques électroniques : « Ces stages permettent de mettre en valeur la richesse de la musique électro faite par des amateurs. La production, c'est une activité très solitaire. Ici, chacun apprend de son voisin. Il y a une vraie émulation. »
Cet automne, l’association We Make Noise proposera un stage consacré à la musique assistée par ordinateur (MAO) ouvert aux femmes et aux personnes issues des minorités de genre.
Deux questions à Jonathan Pepin, cofondateur de l’association House 2 Couette
Votre association fête ses 20 ans. Quel regard portez-vous sur l’évolution de la scène électro nantaise ?
En 20 ans, la musique électro, issue de l’underground, s’est démocratisée. Le public s’est étoffé et diversifié. Au démarrage d’House 2 Couette, c’était très intimiste. Il y avait peu de collectifs, peu de lieux. C’était le bar ou la discothèque. Aujourd’hui, l’offre est foisonnante avec des événements tous les week-ends. La qualité n’a pas été sacrifiée à la quantité. Un club comme Macadam attire des artistes internationaux.
La scène s’est-elle ouverte aux femmes ?
Les femmes ont longtemps été sous-représentées sur scène et dans le public. Chez House 2 Couette, nous avons été précurseurs en recherchant une programmation paritaire avant même que le regard de la société n’évolue. Aujourd’hui, les femmes artistes sont plus nombreuses en lien avec l’ouverture de la musique électro ces dernières années. Et les lieux, auparavant très masculins, ont évolué dans l’accueil du public.
À court d'idées pour vos sorties ?
Toutes nos suggestions pour sortir à Nantes.