Sébastien Thomas : « À l’université de Nantes, j'ai vécu des années extrêmement fécondes »

Publié le 07 sept. 2026

Dernière mise à jour 07 sept. 2026

Aujourd'hui présentateur du Journal Météo Climat sur France Télévisions, Sébastien Thomas, 41 ans, raconte son lien avec Nantes, ce que la fac lui a apporté et son rôle de « trait d'union » entre scientifiques et téléspectateurs.

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    Sébastien Thomas présente aujourd'hui le Journal Météo Climat sur France Télévisions. © DR

Quel lien gardez-vous avec le territoire ?

« J'ai toujours beaucoup de liens avec Nantes. J'ai grandi à Orvault et ma famille habite toujours entre Orvault, Couëron et Saint-Étienne-de-Montluc. Assez naturellement, une fois mon bac en poche, je suis entré à la fac d’histoire de Nantes en 2002. Mon père y enseignait aussi l'anglais, au Centre international des langues. J'y suis resté trois ans, jusqu'en 2005, pour un Deug puis une licence.Après mes études au Centre de formation des journalistes (CFJ) à Paris, j'ai commencé à France 3 Normandie, à Rouen, avant de revenir travailler à Nantes en 2008. Je n'en suis reparti qu'en 2012 pour rejoindre France 3 Île-de-France, puis participer à la création de France Info TV en 2016. Aujourd'hui, Nantes, pour moi, c'est la gare... Mais avant de reprendre mon train, j'aime me promener dans la ville et prendre des photos. L'un de mes endroits préférés, c'est le jardin de la Psalette et son incroyable platane.»

Que vous ont apporté vos trois années à Nantes Université ?

« Elles ont été extrêmement fécondes dans ma vie intellectuelle, professionnelle et personnelle. Pour moi, l'université, c'est d'abord la liberté. On s'extirpe de son environnement et on rencontre des gens venus d'horizons différents. Mes deux témoins de mariage sont des copains rencontrés à la fac et l'une de mes plus belles histoires d'amour s'est nouée sur ses bancs. J'ai aussi été marqué par les amphithéâtres. À Nantes, notamment dans les anciens amphis du Tertre, on sentait que les murs avaient une histoire. Pour être tout à fait honnête, je n'étais pas l'étudiant le plus assidu (rires) : j'étais aussi très présent au billard et au bowling du Petit-Port ! Mais j'ai rencontré des professeurs exceptionnels, qui m'ont fait aimer l'histoire. Je suis redevable à l'université d'avoir élargi mon spectre. J'avais choisi cette discipline parce qu'il y avait du sens, pour moi, à explorer le passé. J'y ai aussi appris à travailler le rapport aux sources. Il y a beaucoup de résonances avec mon métier de journaliste aujourd'hui. J'ai même renoué directement avec l'histoire il y a quelques années en réalisant un podcast pour France Télévisions. »

Depuis 2023, vous présentez le Journal Météo Climat. Comment concevez-vous votre rôle ?

« La météo, c'est de l'information et je la conçois comme telle. Je ne veux pas simplement dire qu'il va pleuvoir ou faire beau : j'essaie d'expliquer pourquoi. En toute humilité, c'est presque du journalisme scientifique. Notre rôle est surtout d'être un trait d'union entre les scientifiques et les téléspectateurs. Il faut réussir à transmettre leurs connaissances, à expliquer les phénomènes et à les rendre compréhensibles par tous. Avec les enjeux liés au climat, j'ai le sentiment d'être un peu utile. Notre travail participe aussi à éclairer le débat public. »