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Actualités - Mis à jour le 15 février 2019

L’Arbre aux hérons dévoile ses dessous

La galerie des Machines abrite une nouvelle maquette au 1/5e du premier niveau de l’Arbre aux hérons. Les explications de Pierre Oréfice, directeur de la compagnie.

La maquette de l' arbre aux hérons

On connaissait la maquette complète de l’Arbre aux hérons. Pourquoi en réaliser une nouvelle ?

Dès le départ, nous avions décidé de produire des prototypes pendant les 18 mois à deux ans de la phase d’études. La première maquette, désormais exposée au siège du Crédit Mutuel, était globale et réalisée au 1/10e. Mais le dessin de l’arbre a depuis évolué. Cette nouvelle maquette – qui ne montre que le premier niveau de l’Arbre – est indispensable aux auteurs et aux constructeurs pour passer de l’écran d’ordinateur à la vision en réel. En réalité, c’est un outil de travail !

Quels sont les éléments qui la composent ?

Nous avons inclus le plus possible d’éléments caractéristiques de l’arbre : un morceau du tronc, un ascenseur, un escalier en colimaçon, l’insertion de la boutique, deux branches, des étais, la végétalisation, les terrasses, le sous-sol…  Dans la première version de l’arbre, le système racinaire n’existait pas. Nous l’avons ajouté car cela va résoudre des problèmes de charge. Nous nous sommes inspirés du banian, un arbre tropical qui développe des lianes qui finissent par s’enraciner et deviennent des troncs secondaires et soutiennent l’arbre contre les risques de rupture. Nous avons aussi végétalisé en partie cette maquette, pour donner une idée de l’inclusion du végétal et de l’acier, avec des grands bacs le long des branches – une amélioration par rapport à la branche prototype.

Comment avance le projet d’Arbre aux hérons ?

Les études se passent bien. Dans la carrière Miséry, nous procédons à des essais avec des anémomètres pour mesurer le vent. Des études de sol ont aussi été réalisées. Côté budget, nous sommes en cours de chiffrage pour voir comment tenir dans notre enveloppe de 35 millions d’euros – nous le saurons à la fin du mois de juin. Nantes Métropole n’est pas la seule collectivité à s’engager dans le projet : la Région a annoncé sa participation à hauteur de 4 millions d’euros, on attend maintenant la réponse du Département. Le fonds de dotation est en recherche permanente de partenaires, une quarantaine d’entreprises s’y sont déjà engagées et il nous reste 4 ans pour atteindre 12 millions d’euros. Enfin, le calendrier : Nantes Métropole arbitrera en juin pour savoir si l’on ouvre à Pâques 2022 ou en début d’année 2023.

L’info en plus

Le paresseux, futur habitant de l’arbre

Avec sa bouille ronde où s’esquisse un sourire, il a déjà séduit les visiteurs depuis la réouverture de la galerie des Machines, le 9 février. Long de 1,50 m pour 120 kg, le paresseux est l’un des premiers éléments de la ménagerie mécanique qui peuplera l’Arbre aux hérons. Il avance suspendu par ses quatre pattes, les commandes installées sur un pupitre actionnant la rotation de la tête et le clignement des paupières. « Ce qui nous intéressait, c’est sa lenteur et son mode de locomotion », explique Pierre Oréfice, précisant que l’animal cache sous sa peau de bois « une machine très compliquée ».

L’Arbre aux hérons, quand le rêve s’enracine
Le paresseux et l'équipe des constructeurs
© Les Machines de l'île