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Actualités Publié le 27 mars 2019

Rodrigo Sorogoyen : d’Erasmus à Nantes au prix Goya à Madrid

Invité de la 29e édition du festival du cinéma espagnol, le réalisateur Rodrigo Sorogoyen présente « El reino » en clôture le 7 avril.

Le réalisateur Rodrigo Sorogoyen.
De retour à Nantes, le réalisateur Rodrigo Sorogoyen présente « El reino » le 7 avril à l'opéra Graslin. © Jorge Fuembuena

« J’ai une relation particulière, intense avec la ville de Nantes. » Le réalisateur Rodrigo Sorogoyen savoure son retour dans la cité des Ducs, à l’occasion de la 29e édition du festival du cinéma espagnol. Le Madrilène de 37 ans y présentera, lors de la cérémonie de clôture, « El reino » (Le Royaume), doublement primé dans la catégorie du meilleur réalisateur et du meilleur scénario original aux Goya (équivalent des César) en 2019.

Une façon de rendre hommage « à Nantes, une ville importante, et à son festival du cinéma espagnol qui possède une grande renommée ». Mais surtout, c’est l’occasion pour le jeune réalisateur, à la popularité grandissante, de se rappeler aux bons souvenirs de son séjour Erasmus dans la ville de Jacques Demy. C’était il y a 17 ans…

Un rêve prémonitoire

Le jeune homme étudie alors l’histoire pendant 9 mois, à la faculté : « Je ne connaissais pas la ville avant d’y venir. Ce fut une magnifique découverte, j’y ai apprécié son cadre de vie. » Cette année passée lui permet justement d’assister au festival du cinéma espagnol, comme une révélation. « J’ai rêvé qu’un jour, je serai réalisateur et qu’à mon tour j’aurai l’occasion d’y présenter mon film devant les nombreux invités », raconte Rodrigo Sorogoyen.

Le rêve était prémonitoire : après « Madre » (prix Goya du meilleur court-métrage en 2018) découvert l’année dernière à Nantes, c’est au tour du très plébiscité « El reino » (7 prix Goya) d’être projeté en avant-première nationale. Ce film engagé au scénario fouillé, construit à la manière « d’une enquête », traite de la corruption en politique. « Un problème structurel en Espagne, explique-t-il. Derrière ce thème, il y a de nombreux faits, des réalités politiques, économiques et sociales qui expliquent la dérive d’un pays. Aussi surprenant que cela puisse paraître, parler de la corruption comme cela est une première en Espagne. »

À noter

29e édition du festival du cinéma espagnol du 28 mars au 7 avril avec près de 200 projections au programme. Rendez-vous au cinéma Katorza, à l’espace Cosmopolis, au théâtre Graslin, au musée Dobrée et à la Fnac (place du Commerce).