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Actualités Publié le 10 février 2021

Quelle place pour la publicité en ville ?

Depuis fin 2020, 28 citoyens, tirés au sort, débattent de la juste place de la publicité dans la ville. Pour nourrir leurs réflexions, ils sollicitent l’avis des habitants de la métropole. A vos idées ! Les contributions sont ouvertes en ligne jusqu’au 7 mars.

Faut-il réduire la publicité en ville ? Les élus métropolitains en débattent le 12 février, dans le cadre de l’élaboration du nouveau Règlement local de publicité (RLPm).
Faut-il réduire la publicité en ville ? Les élus métropolitains en débattent le 12 février, dans le cadre de l’élaboration du nouveau Règlement local de publicité (RLPm).

Sur les arrêts de bus, les façades ou aux abords des routes, la publicité est omniprésente dans le paysages des villes et des métropoles. Bien qu’elle soit un outil d’information ou de communication essentiel pour la vie des commerces locaux, elle soulève des controverses. Certains la trouve peu esthétique et énergivore, d’autres remarquent qu’elle favorise les stéréotypes et la surconsommation. Partout, la réduction de sa présence est un souhait largement partagé.

Pour prendre position sur ces sujets et mieux réguler la publicité en ville, Nantes Métropole a ouvert le débat. La collectivité – qui a lancé en octobre 2020 l’élaboration d’un Règlement local de publicité métropolitain (le RLPm) - se donne une année pour travailler avec les 24 maires à des propositions de réduction intégrant à la fois les enjeux environnementaux et économiques. Objectif ? Se doter de nouvelles règles communes pour les 24 communes.

Un débat d’orientations générales entre élus

« Les élus de la métropole souhaitent mieux maîtriser l’implantation de la publicité et des enseignes sur les espaces publics, mais aussi privés lorsque la publicité est visible depuis la rue. Ceci afin de réduire les nuisances visuelles, protéger notre cadre de vie et les paysages, tout en permettant la liberté d’affichage et la signalisation des secteurs commerciaux », explique Pascal Pras, maire de Saint-Jean-de-Boiseau et vice-président de Nantes Métropole en charge de l’urbanisme durable. Essentiel, « ce RLPm concerne tout le monde, insiste l’élu, son élaboration doit être collective ». Communes, professionnels du secteur, associations de protection du cadre de vie, mais aussi habitants et usagers sont invités à donner leur avis avant son approbation en 2022.

Depuis le 18 novembre, dans le cadre de la concertation réglementaire, chacun peut faire part de ses observations sur le registre numérique ouvert 7 jours sur 7, par courrier à Nantes Métropole, Madame la Présidente, RLPm, 2 cours du Champ de Mars, 44923 Nantes Cedex 9, ou sur le registre papier disponible à cette même adresse. Une première réunion publique a également été organisée en visioconférence le 15 décembre pour présenter les enjeux de la démarche et dresser un état des lieux de la place de la publicité dans la métropole aujourd’hui. Si vous avez manqué ce rendez-vous, retrouvez la synthèse en vidéo :

La prochaine étape est un débat d’orientations générales entre les élus, lors du conseil métropolitain qui se réunit vendredi 12 février à partir de 9 h. Etape démocratique importante, ce débat permettra à tous les conseillers métropolitains de s’exprimer. Vous pouvez suivre la séance, en direct, en vidéo sur https://metropole.nantes.fr/directnm

Un atelier citoyen et des contributions en ligne

Pour aller plus loin, Nantes Métropole a souhaité qu’un atelier citoyen se saisisse du sujet et approfondisse la réflexion sur « la juste place de la publicité dans la ville ». Lancé fin 2020, il  rassemble 28 habitants aux profils variés, sélectionnés après un tirage au sort sur l’ensemble des communes de la métropole. Leur rôle ? Auditionner les acteurs concernés, rencontrer des experts, interroger leurs concitoyens. « Ces citoyens doivent pouvoir analyser le sujet au regard des différents enjeux  de société liés à la publicité : le cadre de vie, la transition écologique, l’éthique, l’économie. En mettant en perspective les différents points de vue, en identifiant les questions à explorer, ils prennent du recul pour s’assurer des débats éclairés », précise Christelle Scuotto, maire des Sorinières et vice-présidente de Nantes Métropole en charge du dialogue citoyen. Leurs préconisations seront rendues en avril 2021, sous la forme d’un avis citoyen qui viendra nourrir la réflexion et les décisions politiques, attendues fin 2021.

Après deux premières séances de travail en décembre et janvier, le groupe estime qu’il serait exagéré de vouloir totalement supprimer la publicité. Certains affichages sont jugés utiles en termes d’information, quand d'autres sont considérés comme trop nombreux, voire intrusifs. À ce stade de ses réflexions, l’atelier citoyen cherche donc à résoudre une équation : comment mettre moins de panneaux, mais mieux situés, mieux intégrés ?

Pour y répondre, les participants vont auditionner des experts et des acteurs du sujet. Ils demandent aussi l’avis des autres habitants de Nantes Métropole, en leur soumettant deux questions : « Quelle est la meilleure et/ou la pire localisation que vous avez repérée pour un affichage sur l’espace public ? » et « Selon vous, où se situe l'affichage idéal et quels types de messages donne-t-il ? »

Vos contributions sont à déposer en ligne sur le site du dialogue citoyen, jusqu'au 7 mars. Remises à l’atelier citoyen mi-mars, elle viendront appuyer leurs débats et les aider à formuler des préconisations.

Pour contribuer au débat citoyen sur la place de la publicité dans la ville Pour en savoir plus sur le règlement local de publicité métropolitain

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