Trois collectifs électro nantais vont faire vibrer les Escales 2026
Cet été, des contes au coin de la rue avec la Lune rousse
Publié le 23 juill. 2026
Dernière mise à jour 23 juill. 2026
Jusqu’au 30 juillet, la compagnie sillonne les quartiers Beaulieu et Bellevue avec ses « petites scènes nomades ».
« Une voix, de la musique, et les frontières disparaissent… »
Mardi 21 juillet, 18h. Sous les arbres du square des Lauriers-Michelle Palas, quartier Bellevue, la conteuse Anne-Gaël Gauducheau transporte une trentaine de spectateurs dans un palais indien puis dans les Carpates. Installé sur une étonnante « bête de scène »
en acier, le musicien Mihai Trestian l’accompagne au cymbalum, un instrument à cordes frappées d'Europe centrale.
Le duo, rejoint par un tromboniste et une violoniste, invite ensuite petits et grands à pousser chaises et transats pour danser. Michelle se prend au jeu. Venue de Haute-Goulaine avec Alexis, 8 ans, et Justin, 9 ans, c’est son deuxième spectacle dans le cadre des « Petites scènes nomades » : « J’aime l’imaginaire proposé. Ils sont vraiment doués pour nous transporter dans d’autres univers. »
Véliane, habitante du quartier, et son fils Jacq, 4 ans, ont profité des animations proposées par la Bibliothèque mobile de Bellevue et l’association Môm’Nantes avant de se laisser tenter par le spectacle : « Mon fils est captivé par les contes. Je pense que je reviendrai. »
Investir différemment les espaces publics
Depuis le 15 juin et jusqu’au 30 juillet, la compagnie La Lune rousse sillonne les quartiers Bellevue et Beaulieu avec des propositions artistiques autour des cultures nomades.
« Beaucoup de personnes ne partent pas en vacances. Le voyage vient à elles. C’est aussi la possibilité de s’approprier des espaces publics peu investis habituellement. On vient lire, faire la sieste, discuter et écouter des histoires »
, indique Anne-Gaël Gauducheau, fondatrice de la compagnie trentenaire, en résidence à Bellevue depuis 10 ans.
Des propositions variées
Trois dispositifs scéniques mobiles sont proposés en alternance. Avant le spectacle du jour, la « bête de scène »
a accueilli un accordéoniste tzigane et une conteuse cubaine. Avec sa « diseuse »
, l’artiste Karine Mazel s’installe au coin de la rue pour tirer les cartes et conter des histoires aux passants. Et « Mercedeath »
(une vieille Mercedes transformée en salle de spectacle), fait du tourisme… dans l’au-delà.
« On s’intéresse aux cultures du monde entier, comment elles apprivoisent ce passage. Je raconte des histoires, je déclame des poèmes et il y a un temps d’échanges. On peut aussi écrire son épitaphe
, explique Anne-Gaël Gauducheau. Les gens ont envie de parler de l’essentiel. Quand on parle de la mort, on parle de la vie. Et le faire dans des endroits qui ne soient pas religieux ou thérapeutiques, avec cette symbolique de la poésie ou du conte, c’est rare. »
Les prochains rendez-vous
- Voyages en Mercedeath. Mardi 28 juillet. Quartier Beaulieu, à côté du square Gustave-Roch. De 12h à 14h et de 17h à 18h. Atelier d’écriture, de 14h à 16h. Et dès 14h30 : atelier épitaphes, arbre messager et la bibliothèque Jacques-Demy hors les murs.
- Couleurs Balkans : Mercredi 29 juillet, quartier Bellevue. Parc de la Méta, rue de l’Étang. Spectacle à 18h. Et dès 15h : la bibliothèque mobile de Bellevue et l’association Môm’Nantes.