Fusillades : sécurité, prévention, écoute au cœur des réponses
Faune sauvage : ce centre soigne les animaux en détresse
Publié le 02 juin. 2026
Dernière mise à jour 03 juin. 2026
Rattaché à l’école vétérinaire Oniris, au nord est de Nantes, le Centre de la faune sauvage et des écosystèmes accueille près de 2500 animaux chaque année. Ses équipes les soignent et les rééduquent avant de les remettre en liberté. Elles forment aussi les professionnels et assurent la surveillance des maladies de la faune sauvage.
Ce lundi matin de la fin avril, à la Chantrerie, l’accueil du Centre vétérinaire de la faune sauvage et des écosystèmes (CVFSE) a déjà reçu à 11h, deux hérissons, une mésange bleue, une chouette hulotte et un merle. Ces animaux attendent d’être auscultés par les trois vétérinaires salariés occupés à refaire le bandage d’une aile de mouette et à soigner une vipère, un hérisson ou un bébé fouine. A leur côtés, deux chargés de soins et de réhabilitation, quatre services civiques et quelques bénévoles (une centaine à l’année) s’activent, dans le calme pour ne pas trop stresser les pensionnaires.
Un club de passionné d’oiseaux devenu centre vétérinaire
A l’origine un club étudiant créé en 1985 pour soigner les oiseaux blessés, le centre a connu plusieurs événements structurants :
l’épisotie de botulisme au lac de Grand-Lieu en 1995, avec plus de 300 oiseaux, et la marée noire de l’Erika fin 1999. « Nous étions le seul centre de la région
, raconte Oliver Lambert, directeur du CVFSE. Nous avons soigné 11 000 oiseaux mazoutés en moins de deux mois
. La reconnaissance et l'amplification de notre activité sont consécutives à l'Erika. Aujourd’hui, nous sommes un service de l’école vétérinaire Oniris avec trois missions : accueillir, soigner et réhabiliter les animaux sauvages en détresse ; former les professionnels et sensibiliser le grand public ; surveiller les maladies de la faune sauvage et évaluer la santé des écosystèmes. »
Le centre peut être appelé en cas de catastrophe en Europe. Lors de la marée noire du Prestige en Espagne, les équipes d'Olivier Lambert ont créé un centre temporaire sur place.
Appeler avant d’amener un animal
Avec plus de 2900 animaux reçus en 2025 (70 % d’oiseaux, 29 % de mammifères et 1 % de reptiles et amphibiens), le centre vétérinaire est de plus en plus sollicité « car le grand public est de plus en plus sensibilisé »,
précise Olivier Lambert. Mais parfois une bonne intention peut se transformer en maladresse, le directeur insiste donc sur l’importance d’appeler le centre avant de faire quoi que ce soit. « Trouver un animal sauvage ne veut pas dire qu’il est en détresse. Un jeune lièvre dans l’herbe, c’est normal car les terriers sont au sol. Même un oisillon au sol peut avoir sa mère pas loin qui s’occupe de le nourrir même s’il est tombé du nid. »
Prudence donc car déplacer un animal est une grande source de stress pour lui.
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Chaque relâchement est une victoire
Aujourd’hui un tiers des animaux emmenés au centre vétérinaire de la faune sauvage sont soignés puis relâchés dans la nature. « C’est faible mais nous ne pouvons pas relâcher des animaux qui ne seraient plus capables de se déplacer et de se nourrir seuls »,
souligne Olivier Lambert. Les animaux passent en moyenne 35 jours sur place, mais leur séjour peut varier de quelques jours à un an selon les blessures. Les hérissons par exemple - l’animal le plus reçu - restent environ 2-3 mois. Deux volières extérieures supplémentaires sont en construction afin que le centre en possède 4. « C’est la dernière étape, la rééducation avant la remise en liberté »,
explique Olivier Lambert. Chaque retour dans la nature est une victoire et un plaisir car ce sont les personnes qui ont amené l’animal qui sont invitées à le relâcher.
Contacter le Centre vétérinaire de la faune sauvage et des écosystèmes
Si vous croisez la route d’un animal sauvage et que vous suspectez qu’il est en détresse, ne le touchez pas, appeler d’abord le CVFSE au 02 40 68 77 76 pour décrire le lieu et la situation. Le personnel pourra vous orienter : soit laisser l’animal, soit l’amener au centre vétérinaire. Ne donnez jamais à manger ou à boire à un animal.
Les soirs et les week-ends, quand le centre est fermé, certaines cliniques vétérinaires peuvent prendre le relais, accueillir les animaux avant de les transférer au CVFSE.
Horaires : du lundi au vendredi de 9h à 16h
101 route de Gachet à Nantes
02 40 68 77 76
Site du Centre vétérinaire de la faune sauvage est des écosystèmes