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Mieux soigner : un contrat inédit pour accélérer la recherche en santé
Mieux soigner : un contrat inédit pour accélérer la recherche en santé
Publié le 15 sept. 2026
Dernière mise à jour 15 sept. 2026
Le CHU de Nantes, Nantes Université et l’Inserm ont signé un contrat de partenariat pour booster la recherche en santé, afin que les patients en bénéficient au plus vite, et renforcer l’attractivité scientifique de Nantes.
Développer la recherche en santé en rapprochant ses acteurs - université, Inserm et hôpital -, en simplifiant leurs relations et interactions. C’est l’objectif du contrat partenarial signé lundi 14 septembre 2026 par les représentants des trois structures. « C’est un de ces moments qui marquent une institution
, affirme Carine Bernault, présidente de Nantes Université. Désormais, nous pourrons faire travailler ensemble nos ressources communes, en donnant aux chercheurs les conditions nécessaires pour faire leur métier, afin de faire en sorte que les patients bénéficient plus rapidement de leurs résultats.
»
Vers le Quartier de la santé
Ce contrat, inédit à l’échelle nationale, préfigure et prépare l’avenir et la concrétisation, avec le Quartier de la santé, d’une unité de lieu entre les soins (un hôpital de court séjour sur 13 bâtiments et 230 000 m²), l’enseignement (le campus Franceline-Ribard), l’institut de recherche Loire Santé (qui regroupera les unités Inserm) et l’Archipel S (projet tourné vers la création de valeur en santé).
Accès aux données et protection du temps de recherche
L’accord prévoit de simplifier les conditions d’accès des chercheurs aux collections d’échantillons biologiques et aux données de santé, avec des règles de partage de la propriété intellectuelle des résultats de recherche. La création d’un doctorat de recherche clinique favorisera la valorisation des travaux de recherche clinique menés par les professionnels du site dans le cadre d’une thèse de science.
La formalisation et l’octroi de moyens dédiés (notamment par la mise à disposition de remplacements médicaux ou paramédicaux permettant aux praticiens de se consacrer à la recherche tout en assurant la continuité de l’offre de soins) sont prévus pour mettre en place un processus de protection du temps de recherche des professionnels hospitalo-universitaires.
Remédicaliser la recherche, « une nécessité absolue »
Didier Samuel, président-directeur général de l’Inserm, a tenu à signer lui-même le document, car, explique-t-il, « cette signature de l’un des premiers contrats tripartites est emblématique. CHU, université, Inserm : le rapprochement de ce triangle sur des sites locaux correspond à une stratégie nationale. Il est nécessaire de travailler ensemble pour remédicaliser la recherche, ce qui est une nécessité absolue.
»
«C’est un moment historique. Pour aller vers une médecine de précision, il faut placer les médecins et les patients au cœur de la recherche, pour que ces derniers bénéficient d’une médecine d’excellence et participent à nos travaux de recherche.
»
Bertrand Cariou, professeur des universités et praticien hospitalier, directeur de l’Institut du thorax
Recruter des praticiens-chercheurs à l’international
L’accord conclu renforce aussi une coopération déjà existante entre Nantes Université, le CHU de Nantes et l’Inserm au sein de l’I-Site NExT et de l’établissement public expérimental Nantes Université (EPE Nantes Université). « Nous voulons amplifier le rayonnement de Nantes en matière de recherche en santé
, explique Philippe El Saïr, directeur général du CHU de Nantes. Il s’agit d’augmenter l’attractivité pour mieux pratiquer un recrutement hospitalo-universitaire international, en offrant un environnement spécifique et un accompagnement à l’installation des familles des chercheurs et praticiens. Nous voulons aussi simplifier les procédures d’échange entre nous pour éviter les négociations au cas par cas, grâce à des accords de principe signés une fois pour toutes. Avec une même finalité : l’intérêt du patient.
»