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H2O de la Loire à la Loire, ép. 6 : le grand retour
Publié le 08 sept. 2026
Dernière mise à jour 08 sept. 2026
Épurée, H₂O quitte Tougas pour rejoindre la Loire. Mais le retour au fleuve est moins simple qu'il n'y paraît, du fait de l’état écologique des cours d’eau. Heureusement, la Métropole retrousse ses manches.
Rien ne se perd
Jour 18
Je ressors de Tougas épurée, allégée. Sans regrets d’avoir laissé toutes ces boues derrière moi. D’ailleurs, elles ne sont pas perdues pour tout le monde. Les boues produites par les stations d’épuration de Nantes Métropole – près de 12 000 tonnes en 2025, quand même – ne sont pas perdues pour autant. Elles sont valorisées à 100 %, principalement par épandage agricole, restituant au sol les nutriments que les cultures lui avaient pris. Et demain, elles seront valorisées énergétiquement. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Je sais, ça n'est pas de moi.
Retour au fleuve
Jour 19
Une dernière canalisation, et hop, me voici de retour dans la Loire ! Bouclé, le cycle de l’eau ! Enfin, presque. La Loire, c'est un fleuve magnifique, mais les cours d'eau de Loire-Atlantique, en général, ne se portent pas très bien. Seuls 2 % des cours d'eau du département sont classés en bon état écologique. Artificialisation des sols, prélèvements excessifs, pesticides... C’est beaucoup de pression, mais pas une fatalité.
Nantes Métropole s'est dotée d'un plan pour restaurer et préserver les milieux aquatiques à horizon 2031, avec un budget de 52 millions d'euros. Des rivières sont renaturées, des obstacles à la circulation des poissons supprimés, des berges restaurées. Vous ne me croyez pas ? En 2025, les travaux sur le Cens à Orvault, sur le Gesvres à La Chapelle-sur-Erdre, ou encore la restructuration de 2 km de linéaire sur le Charbonneau illustrent cette démarche.
Ce que j'ai appris au fil de l’eau
Jour 20
Au bout de ce long voyage, de la prise d'eau à Mauves jusqu'à mon retour dans le fleuve, du côté de Tougas, il est temps d’apporter une conclusion. En fait, si j’ai réalisé quelque chose, c’est que l'eau potable, elle ne se gère pas toute seule. Derrière chaque verre rempli au robinet, il y a des stations de pompage, une usine de l’eau, des milliers de kilomètres de canalisations, des châteaux d'eau et des réservoirs, des stations d'épuration, et puis des équipes mobilisées à chaque étape. On n’a rien de magique, nous les gouttes !