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Actualités Publié le 05 octobre 2020

Prairie-au-Duc : le quartier prend vie

Sur l’île de Nantes, cet ancien haut lieu de la construction navale se réinvente pour devenir un quartier mixte et vivant à l’horizon 2024. Une quinzaine de commerces de proximité se sont déjà implantés grâce à une opération inédite conduite par la Samoa et le groupe Chessé.

Depuis un an, les commerces de proximité fleurissent dans ce quartier en pleine mutation. Ici, la brasserie Les Funambules. © Valéry Joncheray/Samoa.
Depuis un an, les commerces de proximité fleurissent dans ce quartier en pleine mutation. Ici, la brasserie Les Funambules. © Valéry Joncheray/Samoa.
Le groupe Chessé, opérateur unique chargé de la commercialisation des locaux, est allé chercher des commerçants, souvent indépendants, qui croyaient au potentiel du quartier. Ici, la laiterie Gilbert  © Vincent Jacques/Samoa.
Le groupe Chessé, opérateur unique chargé de la commercialisation des locaux, est allé chercher des commerçants, souvent indépendants, qui croyaient au potentiel du quartier. Ici, la laiterie Gilbert © Vincent Jacques/Samoa.
90 % des surfaces commerciales sont aujourd’hui occupées.  Parmi les premiers arrivés : la boulangerie La Boule carrée. © Jean-Dominique Billaud/Samoa.
90 % des surfaces commerciales sont aujourd’hui occupées. Parmi les premiers arrivés : la boulangerie La Boule carrée. © Jean-Dominique Billaud/Samoa.
Le quartier héberge aussi un salon de coiffure, une cave à vin, un café-librairie, un primeur… Pour occuper les deux dernières cellules commerciales, le groupe Chessé cherche un boucher et un fleuriste. © Vincent Jacques/Samoa.
Le quartier héberge aussi un salon de coiffure, une cave à vin, un café-librairie, un primeur… Pour occuper les deux dernières cellules commerciales, le groupe Chessé cherche un boucher et un fleuriste. © Vincent Jacques/Samoa.
Le quartier, conçu dans une logique d’hyperproximité, fait la part belle aux mobilités douces et à la nature en ville. © Jean-Dominique Billaud/Samoa.
Le quartier, conçu dans une logique d’hyperproximité, fait la part belle aux mobilités douces et à la nature en ville. © Jean-Dominique Billaud/Samoa.

Au 71 boulevard de la Prairie-au-Duc, la boutique de lunettes de seconde main de Benjamin Dewailly accueille ses premiers clients. Après dix ans d’expérience comme salarié, l’opticien a misé sur ce quartier en plein renouveau pour ouvrir sa première enseigne fin septembre. « J’avais très envie de m’implanter ici, c’est l’avenir de Nantes, explique le gérant d’Aubaine Lunettes. J’ai pu avoir un local spacieux à un loyer abordable, un atout quand on s’installe. »

Des loyers progressifs

Comme lui, ils sont une quinzaine à avoir fait le choix de poser leurs valises le long du boulevard de la Prairie-au-Duc, entre les Machines de l’île et le Hangar à bananes. Brasserie, fromagerie, cave à vin, café-librairie, épicerie en vrac, primeur… Ces commerces de proximité dynamisent le quartier. Leur implantation est le fruit d’une méthode inédite mise en place par la Samoa. La société publique chargée d’aménager l’île de Nantes a confié la commercialisation des locaux à un opérateur unique, le groupe Chessé. « Nous avons fait l’acquisition de 1850 m2 de surfaces avec un objectif : faire venir des commerces dès l’arrivée des premiers habitants, précise Alexandra Brémaud, directrice des programmes immobiliers du groupe. Nous sommes allés chercher des commerçants, souvent indépendants, qui croyaient au potentiel du quartier. Les loyers proposés sont progressifs, ils évoluent en fonction du développement du secteur. »

Avec cette méthode innovante, 90 % des surfaces commerciales sont aujourd’hui occupées. « Nous aimerions encore accueillir un boucher et un fleuriste, ces activités étant complémentaires à l’offre actuelle, souligne Alexandra Brémaud. Nous attendons les bons porteurs de projets. L’idée, c’est d’avoir une commercialisation de qualité. »

Un quartier mixte et vivant  

Lancé en 2012, l’aménagement de Prairie-au-Duc doit se poursuivre jusqu’en 2024. L’opération prévoit la construction de plus de 1400 logements (25 % de locatifs sociaux et 25 % de logements abordables), 800 sont déjà sortis de terre. Le secteur accueillera 3400 habitants, 1500 actifs et 2000 étudiants. Outre les commerces, de nombreux équipements vont venir enrichir l’offre du quartier. Conçue avec des préfabriqués modulables, l’école Joséphine-Baker ouvrira ses portes le 2 novembre à côté de Médiacampus. Un groupe scolaire définitif, qui portera le même nom, s’installera en 2025 à l’emplacement du triangle des Marchandises. Une école de design et une nouvelle crèche sont attendues en 2022. Un « hostel » de 250 lits, mix entre l’hôtel classique et l’auberge de jeunesse, est également annoncé.

Le quartier fait la part belle aux mobilités douces et à la nature en ville. Réservés aux piétons et aux vélos, les cheminements nord-sud permettront de relier le parc des chantiers au futur parc de la Prairie-au-Duc livré à l’horizon 2024-2025. « Nous avons un vrai quartier de ville avec une mixité sociale, des commerces et des usages variés, résume Thomas Quéro, adjoint au maire en charge de l’urbanisme. C’est la ville du quart d’heure - autrement dit de l’hyperproximité - accessible à tous. » 

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