En 2026, le Voyage à Nantes parcourt la terre

Publié le 15 janv. 2026

Dernière mise à jour 15 janv. 2026

L’année 2026, qui inaugure un cycle thématique consacré aux éléments, est placée sous le signe de la terre. Tour d’horizon des nouveautés présentées par l’équipe du VAN.

Un nouveau cycle : les éléments

  • © Garance Wester

Cette année marquera le début d’un cycle qui explorera chaque année les éléments : la terre, l’eau, l’air et le feu. « Nous voulions insister sur la dimension naturelle, cyclique, éternelle, universelle de la part de nature qui nous environne et qui inspire les artistes », explique Sophie Lévy, directrice générale du VAN. L’année 2026 sera ainsi placée sous le signe de la terre. « Elle est l’endroit où s’inscrit l’histoire, mais elle soulève aussi des questions politiques, des questions écologiques. La terre, nous nous la partageons, nous nous la disputons, elle nous nourrit, c’est aussi le nom de notre globe, et ce sont tous les mythes qui nous constituent », poursuit Sophie Lévy.

Dès le 23 mai, la HAB galerie installera le thème avec l’exposition INTERSTELLAR. Une vingtaine d’artistes y exploreront l’infiniment petit et l’infiniment grand autour d’une question : « Et si nous ré-imaginions la Terre ? ».

Le parcours estival débutera le 4 juillet, déployant quatorze œuvres inédites dans la ville. Parmi les artistes invités à s’exprimer autour du thème et des lieux, deux noms ont déjà été soufflés : ceux de Caroline Le Méhauté et d’Ali Cherri. Pour la première fois, les cryptes de la cathédrale et le Jardin extraordinaire seront investis par des œuvres.

Au château : "Sorcières" et "Expression(s) décoloniale(s)"

  • Une peinture représentant Macbeth et trois sorcières.
    L'exposition présente quelque 180 oeuvres, dont "Macbeth et les trois sorcières" de Thédore Chassériau (1855, huile sur bois, Musée d’Orsay). © Bridgeman Images

Après une année 2025 record avec 385 120 visiteurs, portée notamment par le succès de l’exposition Hokusai, le château des ducs de Bretagne poursuit sur sa lancée. 

Dès le 7 février, l’exposition Sorcières déconstruira les clichés autour de ces femmes persécutées. « Elle sera l’occasion d’explorer le lien entre histoire et enjeux actuels autour du genre, du corps des femmes, de leur sexualité, de leur droit à vieillir, dans un parcours ludique et immersif », se réjouit Krystel Gualdé, directrice scientifique du Musée d’histoire de Nantes.

En mai, la quatrième édition de la manifestation Expression(s) décoloniale(s) accueillera trois figures majeures de la scène internationale : l’historienne béninoise Lylly Houngnilhin, la plasticienne afro-brésilienne Rosana Paulino et le photographe sénégalais Omar Victor Diop, pour une réflexion autour de nos imaginaires coloniaux.

Aux Machines : de nouveaux formats

  • © Rodolphe Delaroque

Après leur maintenance annuelle, les Machines de l’île rouvriront le 7 février. L’après-midi laissera place à une nocturne pour prolonger les retrouvailles avec le public. 

De nouveaux formats d’ouverture voient aussi le jour. Le Carrousel des mondes marins sera dorénavant accessible en visite libre tous les mercredis. En basse saison, les espaces de visite étaient habituellement fermés au public les mercredis et jeudis matin. Des visites « confortables » aux jauges réduites et à l’ambiance tamisée seront désormais proposées sur réservation aux publics qui le souhaitent, et des parcours coulisses permettront aux groupes qui en feront la demande d’accéder aux espaces.

Le Printemps des Nefs et L’Été Indien célébreront à nouveau la scène locale tous les samedis de mai et d’octobre. En juin, le Nantes Maker Campus soufflera sa dixième bougie. 

La cuvée muscadet du Voyage

Le VAN lance son propre vin : le Muscadet du Voyage, un assemblage bio issu des cinq principaux terroirs du vignoble nantais. « C’était une occasion idéale de répondre à la thématique de la terre », sourit Richard Baussay, chargé de promotion culinaire au Voyage à Nantes. Le millésime 2025 sera mis en bouteilles lors de la Nuit du VAN, le 4 juillet. Il sera alors possible d’y tremper ses lèvres, voire d’acquérir une bouteille !