Inondations : une lente décrue s'amorce
Au printemps, deux festivals de cinéma à ne pas manquer à Nantes
Publié le 02 mars. 2026
Dernière mise à jour 03 mars. 2026
Universciné Italien et Festival du film espagnol : en mars, la grande diversité du cinéma européen est à l’honneur dans la Cité des ducs.
Du 3 au 8 mars, fenêtre ouverte sur la péninsule italienne
Après le cinéma allemand en novembre, anglo-irlandais en décembre et oriental (Caucase, pays baltes, Asie centrale) en février, le cycle Univerciné se conclut début mars au Katorza par une semaine consacrée au 7e art italien. Pour cette édition, toujours co-organisé par la Ville, la faculté des langues et cultures étrangères de l‘université et le cinéma Katorza, quatre films sont en compétition et projetés à deux reprises.
On notera notamment le truculent road-movie Un dernier pour la route, sorte de comédie initiatique où l’errance nocturne et éthylique de deux quinquagénaires croise la route d’un jeune étudiant timide et naïf ; ou encore le docu-fiction déjanté Fiume O Morte, qui raconte l’occupation d’une ville (aujourd’hui croate) par le poète et nationaliste Gabriele D’anunzio au début du 20e siècle. « Avec Universciné italien, promet Gloria Paganini, l’une des coordinatrices du festival, il y aura des plans à emporter dans la nuit, des séquences dont se souvenir, des couleurs dont rêver, des airs dont s’enticher et des chansons à chantonner ».
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En marge de la compétition officielle, une douzaine de films seront présentés dont le drame Cinque Secondi, projeté en avant-première pour l’ouverture du festival : l’histoire d’une lutte entre un homme tourmenté par son passé et reclus chez lui avec un groupe de jeunes idéalistes qui souhaitent redonner vie aux vignes qui enserrent sa propriété. Durant la semaine, plusieurs invités sont également à l’honneur, comme la grande actrice Aurora Quatrocchi (Nostalgia, La Stranezza...) ou le réalisateur Massimiliano Camaiti (Agnus Dei), qui offrira une masterclass le 9 mars à l’université de Nantes.
Universciné italien, du 3 au 8 mars
Au cinéma Katorza.
Tarif plein : 7,7 €. Séance gratuite pour les étudiants.
Du 21 au 29 mars, le rendez-vous incontournable du 7e art ibérique
C’est une institution qui fête cette année ses 35 ans. Le Festival du cinéma espagnol revient et promet encore une riche programmation, marquée par la venue du réalisateur Rodrigo Sorogoyen. Réalisateur de la mini-série Los Anos Nuevos, qui narre, sur dix années, la naissance, la plénitude et le lent déclin d’une histoire d’amour, Rodrigo Sorogoyen proposera notamment une masterclass au théâtre Graslin.
En dehors des projections de la compétition officielle, la programmation s’articule en deux cycles. Le premier se penchera sur les croisements entre récits littéraires et cinématographiques avec, en particulier, la présence du cinéaste David Trueba, qui évoquera le processus d’adaptation de sa propre création littéraire et présentera en compétition officielle, Siempre es invierno, une transposition de son roman Blitz paru en 2015. Le second se penchera sur l’héritage de la Guerre civile espagnole avec, en point d’orgue, une rencontre avec la réalisatrice Celia Rico qui viendra parler de La buena letra, film adapté du récit homonyme de Rafael Chirbes, qui aborde l’autoritarisme et l’austérité imposée par le régime franquiste.
Festival du cinéma espagnol, du 21 au 29 mars.
Au cinéma Katorza, au théâtre Graslin et à l’espace Cosmopolis.