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Publié le 24 janvier 2022

Patrimoine des rives de Loire : 5 « pépites » à ne pas manquer

À la suite du grand débat sur la Loire, le Conseil métropolitain s’était engagé à dresser un inventaire des patrimoines des rives de Loire. De nombreux sites, points de vue, ports, cales et autres lieux ont ainsi été répertoriés. Si tous méritent le détour, voici une sélection de cinq incontournables.

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1. Le Port de Mauves-sur-Loire

Établi sur la rive droite de la Loire, le port de Mauves semble avoir été actif dès le Moyen Âge. Dans les années 1880, les aménagements portuaires et la construction du pont font de ce port une étape incontournable sur le cours de la Loire. Il attire un commerce de vins, de grains, de chaux et de multiples marchandises en provenance de l’amont de la Loire. Avec les congés payés de 1936, les familles viennent passer leur dimanche sur sa plage. Le port accueille aujourd’hui, dans le cadre du Voyage à Nantes, Mauves Balnéaire sur les mois de juillet et août.
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Le port de Mauves-sur-Loire © Jean-Félix Fayolle pour Nantes Métropole
© Jean-Félix Fayolle pour Nantes Métropole

2. Le village de Bellevue à Sainte-Luce-sur-Loire

Ici, le long de la Loire se nichent de charmantes petites maisons, souvent en bois. Quand sont apparus les premiers congés payés, cet ancien village de pêcheurs a été choisi par des ouvriers des chantiers navals pour y construire des cabanons, lieux de détente les dimanches et jours chômés. Aujourd’hui encore, les Nantais aiment venir s’y promener, à pied ou à vélo. Un paysage différent à chaque saison, tantôt saturé de couleurs, tantôt nappé dans le brouillard… Notez le nom évocateur des rues : allée du Cap-Hornier, allée de la Caravelle, allée de la Corvette, rue de la Frégate, rue des Boucaniers… Une invitation à la rêverie et au voyage ! Le lit du fleuve va prochainement faire l’objet d’une restauration écologique.
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Vue du village de Bellevue vers l'aval. En arrière-plan, la prairie de Mauves. © Pierre-Bernard Fourny
Vue du village de Bellevue vers l'aval. En arrière-plan, la prairie de Mauves. © Pierre-Bernard Fourny

3 . L’embouchure de l’étier de la Musse à Couëron

Au niveau de Couëron, l’estuaire du fleuve est cerné par le sillon de Bretagne au Nord et par l’arc du pays de Retz au Sud. Depuis le 17e siècle, l’homme tente ici de domestiquer les débordements du fleuve par des aménagements, endiguements et autres assèchements. L’étier de la Musse joue un rôle majeur en tant qu’artère d’irrigation et de dessèchement des prairies agricoles humides : son système de vannage participe à la régularisation hydraulique des marais de Saint-Étienne-de-Montluc et de Couëron. Ces espaces fragiles, à haute valeur environnementale et agronomique, abritent une faune et une flore remarquables à découvrir au fil des saisons. Dans cette ambiance feutrée, intimiste et mystérieuse, le silence prédomine.

Village de Haute-Indre - Vue de la rue Christophe-Ravilly. © Pierre-Bernard Fourny
Village de Haute-Indre - Vue de la rue Christophe-Ravilly. © Pierre-Bernard Fourny

4 . Le village de Haute-Indre

Haute-Indre est construite sur une butte dominant la Loire et ses prairies. C’était là le berceau de pêcheurs, de marins bargers, de navigateurs au cabotage, de pilotes ou de capitaines au long cours. La plupart des habitants possédaient un bateau puisqu’une grande partie de l’année, les crues de la Loire encerclaient l’île. Au point haut se situe un moulin datant d’avant la Révolution. Au tournant des 19e et 20e siècles, le village accueille une population ouvrière composée d’ajusteurs, de chaudronniers ou encore de manœuvres en lien avec les établissements industriels d’Indret et des Forges de Basse-Indre. La plupart des maisons datent de cette époque et apportent un cachet tout particulier aux lieux.
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5 . Le quai Moncousu et la pesée au foin

Du Moyen Âge jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, la gestion du déchargement du foin destiné à l’alimentation des chevaux est un sujet primordial pour les Nantais. Le foin, cultivé sur les îles nantaises submersibles, est transporté par voie fluviale depuis les îles les plus excentrées. En 1841, le quai Moncousu est construit et une bascule servant aux pesées est installée à l’entrée du pont de la Madeleine (actuel pont du Général Audibert). Le remplacement des chevaux par les automobiles entraîne une baisse des besoins : le poids à foin devient inutile et celui-ci disparaît lors du doublement du pont du Général Audibert. Dans les années 1980, la création de voies sur berge entraîne également la disparition du quai Moncousu. Dernier vestige du passé, une cale pavée subsiste sous le pont Haudaudine, en face du CHU.
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Bascule à peser le foin sur l’île Feydeau © coll. Mahaud, Bibliothèque municipale de Nantes
Bascule à peser le foin sur l’île Feydeau © coll. Mahaud, Bibliothèque municipale de Nantes

Quels usages futurs pour le patrimoine des rives de Loire ?

L’inventaire, 30e engagement du grand débat citoyen Nantes, la Loire et nous, a été réalisé par Nantes Métropole, associée à la Région Pays de la Loire. Deux chercheurs ont arpenté le territoire entre 2017 et 2020. Après une phase de repérage sur le terrain (éléments existants ou disparus), une phase de sélection a été menée suivie d’une phase d’étude approfondie. Une réflexion est en cours pour envisager les usages possibles de ces éléments du patrimoine (valorisation touristique, prévention inondations, Plan local d’urbanisme métropolitain), l’ensemble des patrimoines identifiés faisant l’objet aussi d’attention lors de leur évolution.

Les données de l’inventaire sont accessibles sur Nantes Patrimonia et sur Patrimoine des Pays de la Loire.