2023-12-06T19:03:24Z https://metropole.nantes.fr/files/images/actualites/economie-emploi/dronesphyrna800.jpg

Trois projets nantais qui prennent soin des océans

Actualités Publié le 06 décembre 2023

Découvrez Malakio, Bysco et Sphyrna Odyssey, trois entreprises du territoire qui œuvrent pour la revalorisation des produits de la mer et pour la protection des mammifères marins. 

Les 28 et 29 novembre, Nantes accueillait les Assises de l’économie de la mer. Deux jours de rencontres entre professionnels pour faire le point sur les nouveaux enjeux liés aux océans, comme par exemple la décarbonation ou encore l’exploration des fonds marins. L’occasion de revenir sur trois projets du territoire qui ont le vent en poupe : Malakio, Bysco et Sphirna Odissey. 

Malakio offre une nouvelle vie aux coquillages 

Les membres de l'aventure Malakio. ©Malakio
Les membres de l'aventure Malakio. ©Malakio

200 000 : c’est le nombre de tonnes de coquillages produites chaque année en France, leader mondiale du marché. Mais vous êtes-vous déjà demandé ce que devenaient les coquilles des bulots, huîtres et autres moules que nous dévorons ? Morgan Duhamer et Hugo Kermarrec, les fondateurs de Malakio, ont la réponse : « C'est un vrai casse-tête pour les ostréiculteurs, les coquilles sont très encombrantes, olfactives et étaient très peu recyclées jusqu’ici. » C’est pourquoi, en 2020 les deux amis d’enfance ont l’idée de valoriser les coquilles par le biais de l’artisanat « Nous voulions développer un projet innovant et agir pour la planète. Depuis, chaque année, nous récupérons les coquillages auprès des restaurateurs, ils sont ensuite nettoyés, broyés, séchés et mélangés avec un liant naturel dans notre atelier à Nantes. Une fois notre mélange sec, nous fabriquons des bougeoirs, des dessous de verres et d’autres objets de décorations pour les restaurateurs et les entreprises. » Cette année, le duo a récolté et recyclé entre 16 et 18 tonnes de déchets. Une soixantaine de boutiques distribuent leurs produits. 
malakio.com

Bysco tisse la "soie des mers"

Robin Maquet, cofondateur de la start-up Bysco. © Nantes Métropole
Robin Maquet, cofondateur de la start-up Bysco. © Nantes Métropole

En 2029, Robin Maquet, jeune skipper en étude d'ingénieur, se donne la mission de trouver une alternative à la fibre de verre et au polyester. Il retrouve la trace d'un matériau noble mais tombé dans l'oubli : le byssus de moule. Surnommés « soie marine », ces petits filaments bruns sont produits en quantité par les moules pour s’accrocher aux rochers. « Avec ce matériau naturel et résistant, nous pouvons fabriquer des isolants thermiques et des absorbants acoustiques, essentiels dans la fabrication de moyens de transport », éclaire Robin Maquet. Résistant, ignifugé, écologique… ce matériau était utilisé dès l’Antiquité pour fabriquer des vêtements. « 4 500 tonnes de byssus sont disponibles chaque année. Avec l'équipe de Bysco, nous les récoltons auprès des mytiliculteurs (producteurs de moules) et nous les transformons en textile dans notre usine de production à Cancale. Et lorsque le textile en byssus est en fin de vie, il est tout à fait possible de le recycler. » Qui aurait parié que manger des moules-frites pouvait participer à la transition énergétique ?
Bysco

Sphyrna Odissey : une mission transatlantique pour étudier les cétacés

Le drone marin de Sphyrna Odyssey. © Sphyrna
Le drone marin de Sphyrna Odyssey. © Sphyrna

Iles Canaries, Brésil... C'est un vrai périple à travers l'Océan Atlantique qui attend Sara Vieira et Fabien de Varenne en 2024. La première est biologiste et bioacousticienne, le deuxième est marin et fabricant de drones. Ensemble ils vont embarquer plusieurs mois depuis Baden pour piloter Sphyrna Odyssey, une mission d'étude des dauphins, baleines et autres mammifères marins. Cette expédition déploie une palette d'outils particulièrement innovants, comme des drones marins qui peuvent naviguer silencieusement sans déranger les animaux. « Le but est de collecter des millions d'informations précises sur le comportement des cétacés et sur leur environnement : acidité de l'eau, profondeur, acoustique, force des courants, chaîne alimentaire », éclaire Sara Vieira. Toutes ces données seront analysées par des scientifiques du monde entier. Et ces derniers pourront déterminer comment réduire l'impact humain sur les océans et quels sont les espaces à protéger pour le bien-être des animaux marins. » Des entreprises clés du territoire, comme Lemer Pax (spécialisée dans la radioprotection), soutiennent cette grande aventure.

Ça peut vous intéresser