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À Vertou, les écoliers prennent le vélobus plutôt que la voiture
Publié le 26 juin. 2026
Dernière mise à jour 26 juin. 2026
Depuis mai dernier, chaque jeudi, plusieurs dizaines d’élèves de l’école Henri-Lesage à Beautour suivent un circuit vélo pour se rendre à l’école. Enfants, parents, bénévoles et enseignants ont collaboré à ce projet plébiscité.
« Je suis une voiture en moins »
Ils sont déjà une bonne dizaine, adultes et enfants, au point de départ de la « ligne 1 », à l’angle de l’avenue de la Comète et de la rue Henri-Sauvage. Rendez-vous à 8h10 ce jeudi, départ à 8h20 en direction de l’école Henri-Lesage. Pas moins de 13 arrêts avant l’arrivée. À chacun d’eux, la troupe grossit. Les enfants sont soit seuls, soit accompagnés de leur parents.
Parallèlement, la ligne 2 s’est mise en route et sillonne le nord du quartier avec le même objectif. Sur les gilets jaunes des accompagnants figure la mention « Je suis une voiture en moins ».
80 cyclistes à l’arrivée
On passe par des rues petites et grandes, et même par une minuscule et tortueuse venelle. Les plus jeunes suivent le rythme : ce sont des élèves de petite section, qui pédalent ferme ! Aux croisements, deux accompagnateurs se chargent de bloquer la circulation le temps de laisser passer le groupe. À l’école, jonction des troupes : pas loin de 80 cyclistes, dont une cinquantaine d’enfants sont bien arrivés à l’heure, 8h40 !
Un projet collaboratif
L’opération est née de la rencontre entre Samuel Tiercelin-Moreau, du collectif Beautour-Village, et Bernard Viaud, de l’association Ici pour demain : « Lors d’une réunion en mairie l’année dernière,
raconte Bernard, j’ai parlé à Samuel du vélobus que nous avions créé en 2006, lorsque nos enfants fréquentaient l’école. À l’époque, nous faisions les trajets les samedis. »
L’idée ne tombe pas dans l’oreille d’un sourd : « On va remonter ça »,
décide Samuel.
Depuis deux ans, le projet scolaire à Henri-Lesage porte justement sur les mobilités et le vélo. Les CE1/CE2 s’y sont collés, marquant sur une carte l’emplacement de leur logement et de ceux des élèves des autres classes de l’école. Il ne restait plus aux adultes qu’à tracer les chemins qui permettraient de relier un maximum de points, en privilégiant les rues calmes et les chemins de traverse. Les deux délégués de chaque classe ont ensuite fait le trajet à pied avec les organisateurs et la directrice de l’école, pour valider l’itinéraire et les arrêts.
Une bonne énergie pour commencer la journée
Ensuite, inscription en ligne, pose de panneaux à chaque arrêt, détermination d’un horaire et… à vélo ! Le démarrage a eu lieu en mai 2025 avec une quarantaine d’enfants, et le vélobus a repris du service en 2026 : « Devant le succès, le rythme mensuel est devenu hebdomadaire depuis mai dernier et jusqu’à la fin de l’année scolaire »,
explique Samuel. Tout le monde y gagne : les enfants sont visiblement ravis de transformer le trajet vers l’école en escapade à vélo, et « les enseignants constatent qu’ils arrivent en classe avec une bonne énergie, dans de bonnes dispositions pour démarrer la journée ».
Les enfants de Bernard et Anne Viaud sont grands, maintenant, mais tous deux sont cyclistes, engagés pour l’environnement, et habitent le quartier. C’est donc bien volontiers qu’ils accompagnent l’aventure : « C’est intergénérationnel, on est dans la transmission. Nous faisons partie de la commission mobilités de notre association, notre investissement ici a tout son sens. C’est aussi une très bonne façon de participer à la vie de quartier, de créer des liens entre voisins. »
À Saint-Aignan-de-Grand-Lieu, un pédibus pour l’école
Autre initiative d’« écomobilité scolaire » dans le sud-Loire : le pédibus mis en place à la rentrée 2025 au groupe scolaire Jules-d’Herbauges de Saint-Aignan-de-Grand-Lieu. Soutenue par Nantes Métropole, l’initiative en revient à la commune qui a pu ainsi remplacer le car périscolaire. Les enfants ont rendez-vous au départ du pédibus à 8h20 à la Maison de l’enfance et arrivent 20 minutes plus tard à l’école, au terme d’un parcours de 800 m sécurisé.