Au Musée d’arts, Eva Taulois fait dialoguer art ancien et contemporain

Publié le 02 févr. 2026

Dernière mise à jour 02 févr. 2026

L’artiste nantaise investit le parvis du musée jusqu’au 3 janvier 2027. Pour la première fois, la proposition s’étend aux collections permanentes dans une conversation inattendue entre passé et présent.

  • Visible jusqu’au 3 janvier 2027, l’œuvre Neurone Miroir dialogue avec la façade néo-classique du musée d’arts de Nantes. © Loic Gatteau

Depuis 2017, le Musée d’arts invite chaque année un artiste contemporain à investir la vitrine du parvis avec une œuvre in situ, conçue sur mesure. En 2026, Eva Taulois est la 9e artiste à s’emparer de cette carte blanche avec sa proposition Neurone miroir : « En neurosciences, cette notion renvoie au mimétisme qui permet de développer de l’empathie. En regardant quelqu’un faire un geste, on apprend à le reproduire. Et quand l’autre a mal, les émotions sont partagées », introduit l’artiste dont le travail convoque sculpture, peinture, textile et dispositifs scénographiques. 

Une œuvre en mouvement

  • L’artiste Eva Taulois utilise un cadre du 17e siècle emprunté aux collections du musée pour révéler un tissage de perles inédit. © Loïc Gatteau

Sous le verre, des silhouettes abstraites « s’élancent, s’enlacent, se rassemblent, s’effondrent ». Rose, orange, bleu, vert… Eva Taulois peint à l’huile sur un textile transparent, souple, presque « gélatineux en écho aux connexions neuronales, aux informations qui se transmettent, se perdent et peuvent se reconnecter ». L’œuvre en mouvement dialogue avec la façade néo-classique du musée : colonnes, allégories sculptées, drapés figés… 

Une rencontre entre l’art ancien et contemporain

  • L’artiste Eva Taulois, qui vit à Nantes depuis une dizaine d’années, fait également surgir l’art contemporain dans les collections permanentes du musée. Ici, avec une assise en velours pensée comme un tableau couché. © Loïc Gatteau

La conversation se poursuit à l’intérieur du musée, dans les collections d’art ancien longuement arpentées par Eva Taulois : « Je vis à Nantes depuis 10 ans mais j’ai adoré rencontrer beaucoup plus intimement le musée grâce à ce projet, comprendre son histoire. » Dans les salles 6 et 7, les peintures des 17e et 18e siècles ont pour voisines trois assises en velours tout en courbes et formes géométriques, pensées comme des tableaux couchés, et deux tableaux abstraits de l’artiste : « J’ai beaucoup réfléchi aux relations chromatiques avec les œuvres existantes en observant les détails des drapés, des peaux, des vêtements… » Le dialogue est encore plus étroit quand l’artiste utilise un cadre du 17e siècle, emprunté au musée, comme écrin pour son tissage de perles. « Il y a un rapport très important à la luminosité des tissus et des perles. La façon dont on se déplace et dont on regarde modifie en permanence les gammes chromatiques des œuvres. » 

Neurone Miroir est à découvrir jusqu’au 3 janvier 2027 au Musée d’arts de Nantes, 10 rue Georges-Clémenceau. Une rencontre est proposée avec Eva Taulois le jeudi 26 mars à 12h30 (de 2,5 à 12 €, sur réservation à l’accueil-billetterie du musée ou sur son site internet). 

Plants and people explore la place du vivant

Le Musée d’arts et le Frac (Fonds régional d’art contemporain) des Pays de la Loire proposent une exposition croisée qui interroge notre rapport au vivant. La salle 21 du musée accueille la partie dédiée au végétal : herbiers du Jardin des plantes, photographies, dessins, sculptures, peintures… Au centre de l’exposition, l’œuvre de l’artiste ukrainienne Alevtina Kakhidze, Invasions, relie la prolifération des plantes invasives à la conquête humaine, évoquant les blessures invisibles de la guerre. Au Frac de Carquefou, le versant animal de l’exposition se déploie autour du thème de la vulnérabilité à l’heure de l’urgence écologique. 

Jusqu’au 3 janvier 2027 dans la salle 21 du Musée d’arts.
Jusqu’au 26 avril 2026 au Frac des Pays de la Loire. 24 bis boulevard Ampère, La Fleuriaye, à Carquefou. 
Une rencontre avec l’artiste Alevtina Kakhidze et Natalia Matsenko, critique d’art, est proposée le jeudi 19 mars à 19h15 au Musée d’arts. Gratuit, sur réservation

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