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Pont Anne-de-Bretagne : carnet de voyage d'une charpente hors norme
Publié le 20 oct. 2025
Dernière mise à jour 11 mars. 2026
La charpente métallique du futur pont Anne-de-Bretagne a voyagé depuis l’Italie. Ce tablier aux dimensions gargantuesques est arrivé à Nantes sur une barge qui a remonté la Loire après une traversée de la mer Adriatique, la Méditerranée et le golfe de Gascogne. Embarquez dans les coulisses !
Après son voyage maritime, la charpente métallique du futur pont Anne-de-Bretagne a remonté la Loire, samedi 7 mars, sous le regard de nombreux curieux rassemblés sur les berges. Cette étape clé du chantier a offert des images marquantes de l’imposante structure progressant lentement sur le fleuve. Sélection des plus belles photos de cette traversée.
La nuit s’est installée. Après être passé sous le pont de Cheviré, le tablier a fait demi-tour devant la grue grise pour entamer sa dernière manœuvre du jour : l’amarrage au port de Nantes-Cheviré, qui devrait se terminer aux alentours de minuit.
Il restera à quai durant une à plusieurs semaines, afin de préparer le convoi pour la pose définitive du nouveau pont Anne-de-Bretagne.
La barge, entourée de deux remorqueurs et d’un bateau pilote, arrive à Nantes. Elle est passée sous le pont de Cheviré aux alentours de 18 h 30. Il ne lui reste plus qu'à effectuer la manœuvre de retournement avant de retrouver le port de Cheviré.
Le convoi, pris en charge par les pilotes de Loire depuis l’Estuaire, est arrivé en territoire métropolitain. Il a désormais passé le Pellerin et Couëron. Sur les rives des deux communes, les habitants, habitantes et visiteurs ont pu observer passer le convoi de 150 mètres de long, 42 mètres de large et 25 mètres faire route vers Nantes. Prochaines étapes avant son retournement aux alentours de 18 h 30 au large de Trentemoult à Rezé : Basse-Indre, Indret, Bouguenais, Saint-Herblain puis le passage sous le pont de Cheviré.
La traversée se déroule bien et les horaires se précisent. Le convoi devrait passer vers 17 h 30 au Pellerin et environ 18h30 à Trentemoult.
Afin que les personnes souhaitant observer la manœuvre puissent le faire tranquillement, un périmètre de sécurité a été établi en lien avec la Préfecture.
- Parc des Chantiers : stationnement et accès aux voies piétonnes interdits à tout véhicule motorisé y compris les livraisons à partir de samedi midi, jusqu’à la levée du dispositif de sécurité par la police municipale. La circulation à vélo et à pied reste possible.
- Rue de l’Hermitage : la circulation motorisée est interdite depuis samedi midi et le stationnement interdit et ce jusqu’à la levée du dispositif de sécurité par la police municipale. La circulation à vélo et à
pied reste possible. - Navibus : la circulation est suspendue seulement quelques minutes le temps de la manœuvre de demi-tour du convoi.
- Bacs de Loire : la circulation sera arrêtée seulement quelques minutes le temps du passage du convoi.
Le boulevard des Antilles et le parking Wilson restent accessibles. Les bus et tramway circuleront normalement.
Parti de Lorient vendredi 6 mars, le convoi est arrivé ce samedi au niveau de Saint-Nazaire, où il été pris en charge par les pilotes de Loire. Profitant de la marée montante pour remonter le fleuve, le convoi sera notamment visible au niveau du Pellerin, à Couëron, à Basse-Indre, à la pointe de l’Île de Nantes et à Trentemoult à Rezé. C'est ici qu'il effectuera son retournement, afin de s’amarrer dans le bon sens au port de Nantes-Cheviré et épouser convenablement le quai.
La charpente métallique de 150 m de long, 42 m de large et 25 m de haut s’apprête à arriver à Nantes. Le convoi devrait se diriger au large de Saint-Nazaire samedi 7 mars vers midi. Après une remontée de Loire, il opérera un retournement au large de Trentemoult à Rezé et de l’ile de Nantes puis viendra s’amarrer au port de Cheviré vers 21h. Durant sa remontée, le convoi sera visible depuis de nombreux points de vue sur le territoire métropolitain. Le demi-tour du convoi sera également visible depuis la pointe de l’Ile de Nantes et le long du quai de Trentemoult à Rezé. Les habitants de la métropole et les visiteurs pourront ainsi venir assister à l’arrivée de cette pièce monumentale qui deviendra l’élément principal du futur pont Anne-de-Bretagne.
Mercredi 25 février, la barge transportant le tablier a été déchargée avec succès du semi-submersible. Elle a ensuite été remorquée et stationne au port de Lorient. En raison des épisodes de pluie exceptionnels, la remontée de la Loire n’est pas envisageable, le débit du fleuve étant trop important pour manœuvrer un convoi de cette taille en toute sécurité. Il reprendra sa route dès que les conditions sur la Loire le permettront.
Le bateau semi-submersible, qui transporte la charpente métallique du pont Anne-de-Bretagne, a quitté le port d’Almería pour Saint-Nazaire. Il est arrivé lundi 16 février près des côtes bretonnes. Il y patiente le temps d’avoir une fenêtre météo favorable pour la suite des opérations.
Replié à Cadix puis à Almería, en raison de la houle en Atlantique, le convoi est pris en charge par un nouveau navire. Le tablier et sa barge vont être chargés à bord d’un navire de type semi-submersible. Cette embarcation conçue pour le transport de charges lourdes, est capable de s’immerger pour le chargement puis de revenir à flot. Elle assurera le convoi jusqu’en France.
Selon les conditions météorologiques à son arrivée, le chargement sera déposé au large de Saint-Nazaire ou sur un site abrité le long de la côte bretonne. La barge supportant la charpente métallique sera ensuite remorquée sur la Loire, jusqu’aux portes de Nantes à Cheviré. Pendant ce temps, le chantier du pont Anne-de-Bretagne continue activement : des travaux prévus à l’origine après la pose du tablier sont réalisés par anticipation.
Après avoir quitté l’Italie, la barge, tirée par deux remorqueurs, se trouve désormais au large des Baléares. Avec une vitesse de croisière de 6 nœuds (environ 11 km/h), le convoi se prépare à passer le détroit de Gibraltar. Au total, il va parcourir 5 000 km.
Au-delà de la prouesse technique, transporter le tablier en une seule partie par voie maritime et fluviale permet d'éviter 100 allers-retours par camion. Mais le chantier en lui-même a été pensé en termes de sobriété : grâce au réemploi du pont actuel, 4 800 tonnes de béton n’auront pas à être détruites. Environ 2 600 m3 de béton et 1 300 tonnes d’acier ne seront pas produits. C’est une économie de 6 000 tonnes équivalent en CO2, par rapport à un scénario de remplacement total du pont.
La barge est repartie. Les conditions météo ont obligé le convoi à rester à l’abri quelques jours avant le passage du détroit de Gibraltar. Cet endroit marque souvent un temps de pause, les bateaux devant attendre leur tour pour franchir le fameux détroit. Chose faite pour notre tablier. Toujours entouré de deux remorqueurs, il se trouve désormais dans l’océan Atlantique et va longer les côtes de l’Espagne, du Portugal, puis de la France.
Le ciel est partiellement dégagé ce dimanche à Monfalcone quand la barge quitte le port. Il est 13h30. Cap sur Nantes ! La traversée commence sur la mer Adriatique, se poursuit en Méditerranée, puis direction le Golfe de Gascogne avant de remonter la Loire.
Durant le voyage, la stabilité de l’ouvrage est assurée par un haubanage provisoire. Ces câbles renforcent la rigidité de la structure pour éviter toute déformation, liée à son propre poids ou aux mouvements de la barge. Au total, entre la charpente, les haubans et les pièces métalliques soutenant le chargement, c’est un convoi de 25 m de haut et 3 100 t qui prend la mer. «
Il faut imaginer un immeuble de huit étages qui navigue
»,
illustre Sophie Louis. Et d'ajouter : « C
e sera encore plus impressionnant sur la Loire.
»
Le temps de voyage dépendra des conditions météo et des marées.
Ce tablier aux dimensions impressionnantes – 150 m de long, 42 m de large, pour 2 200 tonnes – a été construit dans l’usine Cimolaï, entre Venise et Trieste. « 80 personnes sont mobilisées depuis six mois pour construire cette charpente »
, raconte Philippe Moreau, commercial de l’entreprise italienne spécialiste des structures métalliques de très grandes tailles. « La fabrication en Italie a permis de réaliser simultanément les piles, les culées et le tablier, faisant gagner du temps sur le site du chantier »,
explique Sophie Louis, cheffe de projet à Nantes Métropole, assurant la maîtrise d'ouvrage.
Bien qu’habituée aux projets spectaculaires – comme les portes du canal de Panama – Cimolaï qualifie ce tablier « d'exceptionnel, par ses dimensions, son mode de transport et ses choix techniques »
. Premier défi : acheminer la charpente jusqu’au port de Monfalcone. Le portail d’accès a ainsi dû être démonté et le sol renforcé. La charpente a ensuite été chargée sur la barge à l’aide de kamags, des véhicules autopropulsés. Parée au départ !