Aux Dervallières, un terrain d’aventures pour bricoler et s’évader cet été

Publié le 31 juill. 2025

Dernière mise à jour 20 juill. 2026

Depuis 2022, les CÉMÉA Pays de la Loire transforment la plaine Lorrain en terrain d’aventures estival. Un espace d’expérimentation où les enfants laissent libre cours à leur imagination en créant jeux et cabanes.

  • terrain aventures dervallières
    Les terrains d’aventures sont des espaces ludiques. On vient y bricoler, jouer entre amis et s’évader en bas de chez soi. © Ludovic Failler

À l’ombre des arbres, Naïm, 7 ans, et Jeanne, animatrice, assemblent palettes et planches. Une cabane prend forme. Venu en voisin, le petit garçon s’imagine déjà y « jouer, rigoler et se protéger quand il pleut »Ce jeudi après-midi, une quinzaine d’enfants et adolescents ont investi la plaine Lorrain devenue, le temps d’un été, un terrain d’aventures.

« Il y a trois grands principes sur ces espaces : la gratuité, le libre accès et la libre activitéexplique Anna Tellier, référente du terrain d’aventures des Dervallières pour les CÉMÉA (Centres d'entraînement aux méthodes d'éducation active) Pays de la Loire. Les activités sont à l’initiative des enfants avec le matériel que l’on met à disposition : des outils de bricolage, du bois mais aussi des roues, des tuyaux, des matelas… Et des objets qui leur permettent de créer un espace de jeu. » Quatre animatrices et animateurs sont présents pour les accompagner et les conseiller si besoin. 

« Le respect des rythmes et des volontés de l’enfant »

Nés après-guerre au Danemark, sous l’impulsion d’un architecte paysagiste, les terrains d’aventures ont ensuite essaimé en Europe jusqu’à connaître « un âge d’or » dans les années 1970 avant de décliner. Depuis 2018, ils connaissent un renouveau dans la région grâce à l’association d’éducation populaire fondée en 1937 par Gisèle de Failly. « Ces espaces permettent de mettre en application les principes de l’éducation nouvelle : le respect des rythmes et des volontés de l’enfant, l’expérimentation et le faire ensemble », souligne Mathilda Millet, coordinatrice des terrains d’aventures nantais. La ville en compte trois : au Clos Toreau, à Nantes Nord et aux Dervallières. « Beaucoup d’enfants sont des habitués. Ils reviennent chaque année et sont présents parfois tous les jours, notamment celles et ceux qui ne partent pas en vacances », observe Anna Tellier. 

Construire, jouer... ou se reposer

Rencontré à l’heure du goûter, Youssouf fabrique un « kart » maison avec un caddie de récup’. « J’ai enlevé le haut, mis un siège et je construis le coffre »présente le bricoleur de 11 ans, habitué à manier les outils après trois étés sur le terrain. « La première année, j’ai fait des cabanes. L’été dernier, des objets. J’ai toujours de nouvelles idées. » Construire, jouer… ou se reposer. Tout est possible sur le terrain. Tawba, Nadra et leurs amies profitent du hamac. « On aime aussi bricoler et faire des cabanes. Demain, on va à la piscine (des Dervallières, NDLR) ! » 

Des sorties sont en effet régulièrement proposées. Mobilisés pour le droit aux vacances, les CÉMÉA organisent également des séjours nature. Une quarantaine de places sont réservées pour les enfants fréquentant les terrains d’aventure (une douzaine aux Dervallières) : « Le séjour est gratuit pour ces familles. Le départ et le retour se font depuis le terrain. C’est du répit parental. Et pour les enfants, c’est la possibilité de grandir avec le collectif. » 

Pratique

Plaine Lorrain. En face du 40, rue Claude Lorrain. 

  • Du lundi au vendredi, de 14h à 19h30.
  • Ouvert jusqu’au 28 août.