Carnaval de Nantes : les premières infos dévoilées
Carnaval 2026 : Nantes plonge dans la littérature
Publié le 03 févr. 2026
Dernière mise à jour 03 févr. 2026
Grande fête populaire incontournable du printemps, le carnaval est de retour les 4, 12 et 18 avril prochains. Prenez date ! Cette année, il nous fait voyager dans les livres.
Pour cette édition 2026 sur le thème de la littérature, le roi du Carnaval de Nantes est une reine ! Aline Duret est professeure de littérature au lycée Honoré-d’Etienne d’Orves à Carquefou et autrice publiée aux éditions Palémon depuis 2017. Malvoyante, elle milite pour l’accès aux livres à gros caractères. « Au-delà du grand moment de fête collective, les associations de carnavaliers sont sensibles aux problématiques sociétales et nous souhaitons participer à une prise de conscience autour du handicap
», souligne Paul Billaudeau, président de l’association organisatrice Nemo. Sur le cours Saint-André, une zone est également accessible aux personnes à mobilité réduite.
Cette année, ce sont les enfants qui lanceront les festivités. Au lieu du traditionnel mercredi, les parents et leur progéniture costumés se retrouveront le samedi 4 avril au Parc des Chantiers sur l’Île de Nantes. Suivront le défilé de jour le dimanche 12 avril, et de nuit le samedi 18 avril. L’accès est entièrement gratuit.
Pratique
Trois jours, trois défilés
- Carnaval des enfants, samedi 4 avril 2026 dès 14h jusqu’à 17h au Parc des Chantiers sur l’île de Nantes.
- Défilé de jour, dimanche 12 avril à 14h30, centre-ville.
- Défilé de nuit, samedi 18 avril à 21h, centre-ville.
Parcours défilé centre-ville : départ place du Maréchal-Foch. Puis rue Sully, quai Ceineray, port Communeau, place Lenôtre, cours des 50-Otages, rue de la Mairie, rue de l’Évêché et retour place du Maréchal-Foch.
Parcours pour le carnaval des enfants : rendez-vous près du Carrousel des Mondes Marins sur l’île de Nantes.
150 carnavaliers bénévoles
Dans les 3 400m2 de l’atelier Maurice-Parois, 150 bénévoles des associations de carnavaliers s’activent depuis le mois de septembre sur leurs quatorze chars à l’effigie d’Alice au Pays des Merveilles, le Petit Prince, L’illiade et l’Odyssée, Sherlock Holmes, Cyrano de Bergerac ou encore les trois petits cochons. Les week-ends, le hangar fourmille de monde. « Il y a un nombre incroyable de gens qui travaillent sur les chars, qui y passent leurs week-ends entiers dès l’automne, je suis admiratif de ce don qu’ils font à tous les Nantais et Nantaises
», se réjouit Paul Billaudeau.
Entre les remorques, les personnages géants des précédentes éditions et les piles de matériaux, Marlène, retraitée, prépare un char sur le thème de Charlie et la Chocolaterie, célèbre œuvre de Roald Dahl. « Une personne de notre association a fait la maquette et dirige les opérations, puis chacun apporte ses compétences : couture, peinture, mécanique, collage
», explique-t-elle. Car le carnaval, inscrit depuis 2023 au patrimoine culturel immatériel national et dont les traces des premiers défilés dans les rues nantaises remontent au Moyen-Âge, est aussi une affaire de savoir-faire.
Devoir de transmission
Dans un petit atelier au fond du hangar, Daniel, 79 ans, colle des bandes de papier sur le cou d’un rat. Pour cette édition, le fabricant des grosses têtes, ce groupe de bustes qui défile entre les chars, a choisi de représenter la fable de La Fontaine Le Rat de ville et Rat des champs. « Aujourd’hui, je suis le dernier à faire ça en France, mais je ne trouve personne qui souhaite se former et s’engager comme moi
», raconte-t-il. Arthur est le plus jeune présent dans l’entrepôt ce jour-là. « Travailler ici ce n’est pas seulement préparer le carnaval, c’est aussi passer du temps avec les bénévoles, dont certains sont là depuis des décennies
, pointe le jeune artiste tout en brossant les pieds d’un bouffon taillé dans du polystyrène. Cela fait partie de la culture nantaise et le partage de leurs savoirs aux plus jeunes est très important.
»
Accompagnées par des carnavaliers, des écoles et maisons de quartiers participent aussi en amont à la préparation des festivités. « Nous avons un devoir de transmission, et nous développons de plus en plus d’actions auprès des enfants avec des ateliers de fabrication de masques ou de costumes
, poursuit le président de l’association. Nous souhaitons un carnaval qui s’ouvre à toutes et tous.
»
Dans l’atelier, tous pensent aux défilés qui arrivent : 400 bénévoles s’élanceront acclamés par près de 40 000 personnes dans les rues de Nantes. « Cela donne une autre dimension à notre travai
l », assure Arthur. « Nous ne faisons pas ça pour nous, mais pour les gens, pour le plaisir que cela leur procure
, sourit Daniel. C’est une fête accessible à tous, et on les voit rire, oublier leurs soucis, c’est beau.
»
Portes ouvertes du carnaval
Pour un avant-goût des festivités, l’association NEMO organise les 7 et 8 février les traditionnelles portes ouvertes de son atelier Maurice-Parois. L’occasion de déambuler entre les chars et de rencontrer les associations de carnavaliers.
En accès libre, de 10h à 18h, au 19 rue des Carnavaliers, à Nantes.