Des fouilles archéologiques à découvrir cours Saint-Pierre
Des fouilles archéologiques à découvrir cours Saint-Pierre
Publié le 04 août. 2026
Dernière mise à jour 06 août. 2026
Tous les soirs de semaine à 17 h, l’archéologue Camille Dreillard propose des médiations sur le chantier de fouille de la tour du Mûrier. Une occasion privilégiée pour comprendre les fortifications de la Ville de Nantes.
Un voyage dans le temps vous attend en ce moment cours Saint-Pierre, au pied du mur de la Psalette. Armés de pelles, de pinceaux et d’une patience à toute épreuve, l’archéologue Camille Dreillard (du studio Lara) et son équipe de six étudiants de Nantes Université creusent à près de trois mètres de profondeur pour découvrir les mystères de la tour du Mûrier.
Les fouilles en images
« La tour du Mûrier protégeait Nantes jusqu’au XVIIIe siècle. Puis, son sommet a été rasé lors de la construction de la promenade Saint-Pierre. Bien que ses vestiges aient été mis au jour pour la première fois en 1932 et soient visibles par tous, ils n’avaient encore jamais été étudiés et recelaient encore beaucoup de secrets. »
Près d’un siècle plus tard, le jeune archéologue a pu organiser de nouvelles fouilles dans le cadre de sa thèse sur les fortifications de la ville de Nantes.
Une tour historique
« Ce travail nous a permis de mesurer les fondations de la tour et surtout de dater précisément sa construction,
souligne l'archéologue. Désormais, nous savons qu’elle a été construite au XVe siècle, vers 1450, car des canonnières typiques de la fin du Moyen Âge y ont été aménagées. La tour du Mûrier est donc plus ancienne que le château des ducs de Bretagne. Elle avait été érigée pour renforcer le mur de défense antique construit dès le IIIe siècle afin de défendre la ville et le duché de Bretagne contre les invasions du Royaume de France, fréquentes à l’époque. »
Ces informations précieuses permettent de mieux comprendre l’histoire de la ville de Nantes et son importance stratégique pendant le Moyen Âge. Commencé le 27 juillet, le chantier se terminera le jeudi 13 août. « Trois semaines de fouille auront été nécessaires
, poursuit Camille Dreillard. Peut-être qu’une valorisation du site sera décidée dans les années à venir. En attendant, la meilleure manière de conserver l’édifice est de l’enterrer pour éviter sa dégradation par l’air et l’humidité. C’est pourquoi nous remblaierons la tour dès jeudi prochain. En attendant, nous proposons des visites guidées aux curieuses et aux curieux, tous les soirs de semaine à 17 h, jusqu’au 12 août. »