Nantes Métropole en soutien de l’École de la deuxième chance
[Dossier] Tout ce que vous ne savez pas sur l'Université de Nantes
Dernière mise à jour 01 oct. 2026
Il peut être difficile d’imaginer toutes les idées qui naissent dans les campus. Chaque jour, les universités forment les étudiants, produisent des innovations et contribuent, parfois sans qu’on s’en aperçoive, à transformer notre quotidien.
Savez-vous qu’un des accélérateurs à particules les plus puissants du monde se trouve à Saint-Herblain ? Qu’une équipe nantaise a collaboré à un algorithme de compression des vidéos d’une grande plateforme de streaming ? De la santé aux loisirs, des innovations sont nées, ont grandi et se sont concrétisées dans les amphis, labos et campus de Nantes Université. Une institution publique dont la fondation remonte à… 1460 ! Avec une surface de 435 000 m², les 12 campus structurent le territoire métropolitain. Alors que les futurs médecins prennent des cours à côté du CHU de Nantes, les architectes et les designers stimulent leur créativité sur l’Île de Nantes. Au nord, les ingénieurs font leur apprentissage au campus de la Chantrerie, tandis que celui du Tertre regroupe les étudiants en commerce, sport, sciences humaines et ingénierie. Pourtant, il est parfois difficile de se rendre compte de tout ce que les universités permettent d’améliorer dans notre quotidien.
«Il est essentiel de soutenir fermement la production et la transmission des savoirs scientifiques. Les connaissances scientifiques sont plus nécessaires que jamais à la conduite des grandes transformations de la vie collective à l’échelle notre cité.
»
Aziliz Gouez, vice-présidente de Nantes Métropole à l'enseignement supérieur et la recherche.
Les universités ont pour vocation d’accroître le niveau de connaissance. Une mission qui s’est largement démocratisée depuis la loi Faure de 1968. Les « facs »
de l’Hexagone comptaient 2,5 millions d’étudiantes et d’étudiants en 2025, tandis que 52 % des jeunes de 2534 ans étaient diplômés de l’enseignement supérieur. Aujourd’hui, le modèle universitaire est confronté à la concurrence des formations en ligne, des établissements privés, tandis que les budgets de fonctionnement peinent à suivre l’inflation. La bataille est aussi culturelle : « Le savoir est questionné, voire attaqué de front, par des dirigeants à travers le monde. Au contraire, les universités sont essentielles pour bâtir l’avenir »
, analysent les chercheurs Yannick L’Horty (professeur à l’Université Gustave Eiffel) et Laetitia Challe, docteur en sciences économiques. Ensemble, ils ont mené une étude nationale d’envergure auprès de six universités françaises (dont celle de Nantes) qui démontre combien ces établissements sont des atouts économiques.
« Investir dans les universités, c’est développer la croissance, la compétitivité et, à terme une activité économique importante pour les territoires. Pour chaque euro versé par l’État, les universités redistribuent en moyenne 2,70 € dans leur territoire (ndlr : voire près de 3,10 € à Nantes). À elles seules, les six universités étudiées ont généré 3,96 milliards d’euros d’activité économique en 2024 »
, résume Laetitia Challe. Les deux chercheurs ont relevé que pour un budget global de 392 M€, Nantes Université produisait un impact économique de 727 M€ au niveau national et de 289 M€ sur la ville de Nantes. 16 777 emplois seraient liés à son activité. Pour rappel, près de 42 000 Nantaises et Nantais étudient à Nantes Université et 20 000 dans les grandes écoles privées comme Audencia, l’École de design, l’École supérieure du bois, etc. Une richesse pour le territoire car les étudiants participent à la vie des commerces et des services les locaux : ils sortent, se divertissent, s’investissent dans des associations, la culture ou le sport.
L'engagement de la Métropole
La Métropole a bien compris le rôle moteur de l’université, bien que cela ne fasse pas partie de ses compétences obligatoires. Elle la soutient par l’investissement (88 millions d’euros sur le mandat précédent), participe à l’aménagement des campus et dresse des partenariats stratégiques autour de la santé et de l’industrie du futur. En 2022, l'université a rassemblé les structures partenaires comme Centrale Nantes, l’école Beaux-Arts Nantes Saint-Nazaire, l’école nationale supérieure d’architecture de Nantes (ENSA), le CHU de Nantes, l'IRT Jules Verne et l'Inserm pour devenir Nantes Université. « La Métropole dispose d’un outil de contractualisation triennale appelé Campus Nantes, qui nous permet d’entretenir un dialogue structuré et régulier avec l’ensemble des établissements publics nantais, à commencer par Nantes Université, et avec certains des établissements privés d’intérêt général »,
rappelle Aziliz Gouez, vice-présidente de Nantes Métropole à l'enseignement supérieur et la recherche. « Dans une agglomération où les étudiants comptent pour un habitant sur dix, nous accordons une grande attention à la qualité de la vie étudiante, laquelle se matérialisera, dans le mandat qui s’ouvre, par une révision du schéma métropolitain de développement de l’enseignement supérieur et de la recherche, en vue d’améliorer encore l’intégration de nos campus dans le tissu urbain. »
L’université n’est pas un monde à part : elle produit des connaissances qui transforment concrètement la métropole. Avec 3 147 enseignants-chercheurs et chercheurs et 1 259 doctorantes et doctorants en 2025, Nantes Université est l’une des plus dynamiques et des plus diversifiées de France, avec des domaines d’expertise reconnus comme la santé ou le génie maritime. « Le rôle des chercheurs est concret. Ils pensent le monde et imaginent comment faire mieux pour répondre à toutes les problématiques qui traversent nos sociétés »
, rappelle Laetitia Challe.
Nantes, « l’emplacement idéal »
Ce dynamisme universitaire pousse les entreprises à s’implanter au plus près des talents. C’est le cas de Doctolib, dont les 400 collaborateurs se sont installés dans le nouveau siège régional du groupe, sur l’île de Nantes, au cœur du futur quartier de la santé. « Pour nous, c’est l’emplacement idéal, déclarait Matthieu Birach, DRH de Doctolib, en 2025. Nous cherchions une ville offrant à la fois un vivier de talents sur les métiers du numérique et un cadre de vie agréable pour nos collaborateurs actuels et futurs. »
Au-delà de sa capacité de rayonnement, le savoir nantais a aussi un intérêt direct pour les habitantes et les habitants. « Pouvoir se former, puis travailler près de chez soi,
tout en se soignant dans un système de soins à la pointe
, c’est une chance »
, insiste Yannick L’Horty. Autant de réalités auxquelles l’université contribue, parfois sans même que les Nantaises et les Nantais en aient conscience. « Et ce n’est qu’un début, le progrès de la connaissance ne connaît pas de limite »
, conclut le chercheur.
Les chiffres-clés de Nantes Université
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42 000 étudiants inscrits dont 5 564 étudiants venus d’autres pays
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1 225 doctorants
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5 679 agents au total
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42 unités de recherche
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100 étudiants créent 15 emplois direct ou indirects dans leur environnement local
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1 euro versé par l'État aux universités françaises permet de redistribuer en moyenne 2,70 € dans leur territoire d’implantation
Démêler le vrai du faux
Nantes est l’une des universités les plus diversifiées de France.
Vrai. Santé, industrie, mer, design, architecture, numérique, culture, sciences humaines et transitions... Nantes Université, ses établissements membres et ses partenaires (Audencia, IMT, École de design, Centrale Nantes, Cnam, École nationale supérieure maritime, l’IEA Nantes, beaux-arts Nantes Saint-Nazaire, CHU Nantes, Ensa, Inserm, IRT Jules Verne…) proposent les cursus les plus diversifiés de France. Une diversité qui répond aux attentes du monde professionnel. 95 % des personnes diplômées de master de Nantes Université sur le marché de l’emploi sont en poste 12 mois après leur sortie, et 93 % se déclarent satisfaites de leur poste.
La recherche nantaise est de renommée internationale.
Vrai. Nantes Université est présente dans de nombreux classements internationaux, (Times Higher Education, Leiden Ranking...). Elle est reconnue pour son excellence dans le génie océanique dans le classement de Shanghai et reste à la pointe sur certains domaines de recherche, notamment en santé. Le CHU de Nantes est d’ailleurs régulièrement classé parmi les meilleurs hôpitaux de France.
L'université ne forme que des jeunes.
Faux. À Nantes, on étudie à tout âge grâce à la formation continue ainsi qu’à l’Université permanente. Ce dispositif propose plus de 300 cours non diplômants, d’octobre à juin, en journée ou en soirée pour s’adapter aux différents emplois du temps. Histoire, philosophie, sciences, langues étrangères… Que vous soyez débutants ou déjà initiés, n’hésitez pas à vous lancer.