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Les jeunes explorateurs en mission dans la ville
Publié le 16 févr. 2026
Dernière mise à jour 17 févr. 2026
Le programme Jeunes explorateurs de la Ville de Nantes permet à un groupe de jeunes de participer à l’action publique locale en réalisant une étude sur le territoire. Leur travail sera présenté lors du festival SPOT en juin.
Elles et ils ont entre 18 et 24 ans. Certains sont volontaires en service civique, d’autres membres du corps européen de solidarité (CES) ou en volontariat international dans des associations nantaises. Ces 15 jeunes forment la deuxième promotion du programme Jeunes explorateurs de la Ville de Nantes. De janvier à juin, ils phosphorent ensemble sur la thématique « Commun(s) : de l’intime au collectif », identifiée lors du dernier festival jeunesse SPOT.
« L’idée, c’est de venir enquêter sur ce sujet, répertorier les besoins et les acteurs sur le territoire pour ensuite formuler des préconisations. Elles seront présentées aux élus et aux Nantais dans le but d'alimenter les politiques publiques »
, explique Marjorie Merdrignac, chargée de mission citoyenneté jeunesses à la Ville. Ce temps de travail est compris dans leurs missions respectives.
"Partager leur vécu"
Les explorateurs démarrent par un temps de formation collectif aux techniques d’enquête, de sondage et aux concepts de sociologie avec la coopérative d’animation et de recherche en sociologie Coop’Eskemm. « C’est aussi la possibilité pour eux de comparer les politiques publiques de leurs pays et de partager leur vécu et leur culture », observe Marjorie Merdrignac. Place ensuite à une phase d’étude de plusieurs mois avant la restitution lors du festival SPOT et une rencontre avec les élus en juin.
"La possibilité d'être écoutés"
En service civique à l’Observatoire des inégalités, Ilario, 21 ans, intègre le programme « avec l’envie de contribuer à la société » : « Je suis très intéressé par le travail en groupe et j’ai envie de parler de la santé mentale des jeunes car nous sommes beaucoup à être anxieuses et anxieux. » Son amie Nayara, en service civique dans un Ehpad, y voit « la possibilité d’être écoutés » : « Tout le monde n’a pas la chance de pouvoir faire entendre sa voix. Quand un espace se présente, il faut se lancer ! »
Les nouveaux participants peuvent s’appuyer sur le retour d’expérience de la première promotion. Nadine, 19 ans, et Henri, 25 ans, ont travaillé en 2025 sur les inégalités. Le racisme et la xénophobie pour Nadine, la fracture numérique et l’accès aux droits pour Henri : « Ça demande de l’investissement personnel mais il y a un sentiment d’utilité. La restitution à SPOT représente l’aboutissement de six mois de travail. C’est très valorisant de voir des gens s’intéresser à notre projet. On a le sentiment d’être entendus alors que ce n’est pas forcément le cas habituellement. »