Sécheresse : quelles conséquences pour l'eau potable ?
Qui s’occupe de nos enfants hormis les profs ?
Publié le 25 août. 2026
Dernière mise à jour 25 août. 2026
Confier nos enfants à l’école et sur le temps extrascolaire nécessite de faire confiance aux personnes qui les prennent en charge. Nous avons interrogé des Atsem, l’Accoord et Léo Lagrange pour mieux connaître celles et ceux qui prennent soin de nos enfants.
Les Atsem aux côtés des enseignants
Laura Baron et Azéline Roger sont Atsem (agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles) depuis 2019 dans l’école Henri Bergson. Laura Baron voulait être professeur des écoles mais a finalement choisi de passer un CAP petite enfance pour devenir Atsem. Azéline Roger s’est reconvertie après avoir travaillé dans la restauration. « Il y a plusieurs années, les Atsem étaient dénigrées, c’était plutôt des dames pipi en blouse. Les choses ont évolué au fur et à mesure, maintenant nous faisons partie de l’équipe éducative. Nous veillons aux règles de vie commune, à l'hygiène, la sécurité affective. Nous accompagnons également les enseignants dans les activités proposées aux enfants. »
Le Ville de Nantes recrute les Atsem via un concours auquel peuvent se présenter les titulaires d’un CAP petite enfance ou équivalent, ou des personnes justifiant d’au moins deux ans d’expérience professionnelle auprès d’enfants de maternelle. « Être Atsem demande de la patience bien sûr, mais aussi de savoir travailler en équipe et d'avoir envie d’aider les enfants à grandir, leur faire aimer l’école. À l’inverse des enseignants, nous sommes toute la journée avec les enfants, sur les temps de restauration, de sieste et du soir, donc nous rassurons également les parents sur le vécu de l’enfant. »
Les animateurs et animatrices du périscolaire avec Léo Lagrange
Le périscolaire accueille les enfants de 3 à 12 ans le matin avant l’école, sur la pause méridienne et le soir après la classe. « Les animateurs et animatrices organisent et animent des activités, veillent à l'épanouissement et au bien-être des enfants et à leur sécurité physique et affective. Ils agissent aussi en médiation : gestion des conflits, respect des règles de sécurité et des règles d’hygiène… »
précise Fouad Sehabi, directeur de la mission périscolaire nantaise Léo Lagrange animation, mandatée par la Ville de Nantes pour gérer les accueils périscolaires.
Face aux préjugés dont peuvent parfois être victimes ces animateurs et animatrices (peu ou pas de diplôme, petit boulot en attendant mieux, surtout des jeunes…) Fouad Sehabi rappelle que « le niveau d’ancienneté moyen est de 4-5 ans et l’âge moyen est de 34 ans. Nous avons tous types de profils parmi les 877 animateurs et animatrices. Nous disposons d’animateurs et animatrices formés ou en cours de formation et d’une minorité d’animateurs et animatrices non diplômés tel que le permet la loi. La majorité des collègues s’inscrivent avec nous dans la durée, ce qui témoigne d’un réel engagement. »
Ils sont recrutés selon un processus strict avec notamment leur enregistrement dans le fichier national TAM (Téléprocédure des accueils des mineurs, géré par le SDJES – le Service départemental à la jeunesse, à l’engagement et aux sports) qui vérifie les interdictions d’exercer, les condamnations et le fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles et violentes.
« Hors formations diplômantes, chaque animateur et animatrice bénéficie en moyenne de 21h de formation par an ce qui demeure un gage de qualité et d’investissement de Léo Lagrange Animation et de la Ville de Nantes,
affirme Fouad Sehabi. Chaque année nous ajustons nos priorités. Cette année, au vu de l’actualité, nous proposons de nouvelles formations sur les violences sexistes et sexuelles...»
Les animateurs et animatrices de l’Accoord
L’Accoord, qui gère les centres de loisirs en délégation de service public pour la Ville de Nantes, dépend du Ministère de la jeunesse et des sports. « Il nous donne des agréments pour chacun de nos centres et vérifie l’honorabilité de chaque intervenant adulte, animateur comme personnel de cuisine, de ménage… que nous déclarons au fichier national TAM
([voir paragraphe précédent, NDLR), indique Guillaume Jouy, coordinateur de l’Accoord. Nous avons une obligation de diplôme pour nos animateurs, au minimum le Bafa et nous avons des plans de formation individuelle et collective. Depuis janvier 2026, nous avons une sensibilisation aux violences sexistes et sexuelles. »
Actualité oblige, les parents ont beaucoup interrogé les équipes, ils ont besoin de transparence et des animateurs se sont inquiétés, se posent des questions. « Nous donnons le plus d’informations possible aux parents et nous accompagnons nos équipes qui ont revu le déroulement des journées pour identifier les situations à risques et y remédier, »
insiste Guillaume Jouy.
Les 287 animateurs et animatrices des centres de loisirs de l’Accoord ont pour mission de prendre en charge les enfants de 3 à 16 ans, d’assurer leur sécurité dans la vie quotidienne et collective et de proposer des activités de découverte et de loisirs. « Ce sont des personnes soucieuses du bien-être des enfants, qui connaissent leurs besoins à chaque âge, curieuses et aimant transmettre,
précise Guillaume Jouy. Avec l’association Léo Lagrange, nous avons 180 personnels en commun, il y a donc une fluidité des échanges et une continuité intéressante pour les familles. »