Coupe du monde de foot : la fan zone nantaise a atteint son but

Publié le 18 août. 2026

Dernière mise à jour 18 août. 2026

Un peu plus d’un mois après la demi-finale de Coupe du monde France-Espagne du 14 juillet, quel bilan pour la fan zone nantaise ? Accessibilité, prévention, déchets, mobilité : retour sur ses engagements environnementaux et sociaux.

  • supporters fan zone coupe du monde
    Plusieurs milliers de supporters des Bleus ont assisté à la demi-finale de la Coupe du monde au cours Saint-Pierre. © Ludovic Failler

Faire vibrer ensemble des milliers de supporters, quels que soient leur âge et leur situation. Au-delà de la fête, c’était l’un des objectifs de la fan zone installée dans le centre-ville de Nantes pour suivre la demi-finale des Bleus face à l’Espagne (défaite 0-2), lors de la Coupe du monde. « Les engagements sur le volet social ont été atteints. L’idée était vraiment de rendre l’événement le plus accessible possible », souligne Élise Deremaux, référente RSE de Zebulon Régie, entreprise nantaise chargée de l’installation de la fan zone. Cet événement s’inscrit dans un parcours de labellisation Eco-évènement Niveau 1.

« Mélanger tous les publics »

Une plateforme de 54 m² équipée d’un élévateur électrique avait notamment été aménagée pour les personnes à mobilité réduite. L’association Tout Terrain proposait, elle, une audiodescription de la rencontre : deux bénévoles ont commenté le match pour une dizaine de personnes malvoyantes. La traduction en langue des signes française (LSF) était assurée par l’association TIC44 et directement intégrée à la retransmission sur écran géant. « L’association Tout Terrain était ravie et les personnes venues écouter aussi. Les bénévoles ont commenté le match avec beaucoup d’entrain, c’était communicatif ! On a bien réussi à mélanger tous les publics, c’est vraiment ce qui a bien fonctionné », se réjouit Élise Deremaux.

La prévention faisait également partie du dispositif. Près de 30 casques antibruit ont été prêtés et environ 500 bouchons d’oreille distribués. Sur le stand consacré aux violences et harcèlements sexistes et sexuels (VHSS), 102 personnes ont été sensibilisées. « C’est un bilan intéressant, surtout auprès d’un public jeune et familial. C’était une bonne opportunité pour aborder ces sujets. »

Réemploi et circuits courts

Autre objectif : générer le moins de déchets possible. Au total, 3 160 litres de déchets ont été générés pendant l’événement. Parmi les déchets recyclables, 90% ont été orientés vers les filières adaptées. Le montage, lui, n’a généré aucun déchet selon l’organisateur : le matériel était loué ou fourni par la Ville de Nantes et 100% de la signalétique provenait de la fan zone mise en place en 2024. Cette dernière sera stockée pour être réemployée pour un prochain événement. Même les repas des équipes techniques ont été pensés pour limiter les déchets, avec le recours aux contenants consignés des Boîtes nomades.

La proximité des prestataires a également été privilégiée : 30 des 31 entreprises mobilisées sont implantées en Loire-Atlantique. « Sur un événement comme celui-ci, 70% des impacts en CO2 viennent du transport, dont en moyenne 15% des prestataires et des équipes techniques. C’est donc un levier sur lequel on peut agir », explique Élise Deremaux.

Mieux miser sur les transports en commun

Sur le volet des déplacements, plus de 1 000 places supplémentaires avaient été aménagées pour les vélos autour de la fan zone, mais elles ont été peu utilisées. L’enquête mobilité prévue pour mieux connaître les déplacements des spectateurs n’a, elle, recueilli qu’une seule réponse et ne peut donc être exploitée. Un enseignement pour les prochains grands événements : « Sur cette fan zone, le vélo a été peu utilisé. Il faut donc mettre davantage l’accent sur les transports en commun et les cheminements piétons », conclut la référente RSE de Zebulon.