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Actualités Publié le 02 avril 2019

Dans les pas de la brigade verte

Créée en janvier, cette brigade de six agents assermentés a pour mission de lutter contre les dépôts sauvages. Ses armes : pédagogie, médiation, contrôle, mais aussi verbalisation.

Refermés avec un autocollant signalant le constat de dépôt sauvage, les déchet seront ramassés ensuite par le service nettoiement de Nantes Métropole.
Refermés avec un autocollant signalant le constat de dépôt sauvage, les déchet seront ramassés ensuite par le service nettoiement de Nantes Métropole.

Au centre technique Félix-Eboué à Rezé, où sont basés les agents métropolitains du nettoiement du centre-ville, la brigade verte, créée dans le cadre du plan propreté de la Ville de Nantes, prend ses marques. Médiateur, agents du nettoiement ou de la collecte, agent de surveillance de la voie publique :  les métiers d’origine de ses six membres disent la volonté de la Ville de  mobiliser tous les services pour lutter contre les dépôts sauvages.

Ce jeudi-là, la journée commence à 8 h 30. Après un débriefing, les deux binômes de terrain partent en patrouille dans leurs véhicules électriques. Leur mission : circuler en ville et  repérer les dépôts sauvages, souvent situés à côté de colonnes enterrées. Premier arrêt devant une colonne à verre, rue du Cherche-Midi. Deux sacs jaunes et un sac bleu y ont été abandonnés. « Le problème, c’est que dès que vous avez un dépôt, les gens se disent que les colonnes sont pleines et ils déposent eux aussi leurs sacs sans vérifier, explique Bilal*. C’est pour ça qu’il faut intervenir rapidement. »

Nettoyer et retrouver les auteurs de dépôts sauvages

Les agents sortent gants et cutter et ouvrent les sacs.  Qu'ils referment ensuite avec un autocollant : « Procédure de constat de dépôt sauvage en cours. » « On contrôle aussi que les colonnes ne sont pas pleines, précise Karim*. On ne peut pas reprocher aux gens d’avoir déposé leurs déchets si c’est le cas. » Il dégaine alors son smartphone pour prendre une photo et l’envoie par mail, avec la localisation du délit, au responsable du secteur et au service nettoiement. Objectif : nettoyer rapidement et garder une trace de chaque intervention. Si la brigade parvient à identifier le responsable, il sera contacté par courrier.

Informer, la première mission

Le binôme reprend la voiture et fait route vers Bouffay. Allée du Port-Maillard, ce sont des cartons et des cagettes qui ont été déposés. Un commerçant aperçoit les deux membres de la brigade et entame la conversation. Il admet avoir déposé une partie des cartons et interroge Karim sur la bonne méthode pour s’en débarrasser. « C’est souvent le cas : les gens nous disent qu’ils ne savaient pas que c’était interdit et demandent comment faire. L’information, c’est la première de nos missions. Et d’ailleurs, les gens viennent souvent nous voir quand on intervient, l’autocollant interpelle. »

À terme, la brigade interviendra également en milieu scolaire pour sensibiliser les élèves.
« Beaucoup de gens acceptent notre démarche, mais certains refusent de comprendre », note toutefois Patrick*, agent de maîtrise au sein de la brigade. C’est pourquoi la sanction fait aussi partie de l’arsenal. « À compter du printemps, la verbalisation est de 68 € pour les auteurs de dépôts sauvages, précise Émilie Carrot, qui dirige la brigade verte depuis le 1er février. Mais nous serons jugés sur les résultats en termes de propreté, et non de montant de verbalisation. »

*Les prénoms des agents ont été modifiés

Lutter contre les dépôts sauvages