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Publié le 15 septembre 2020

Musiques actuelles : des artistes accompagnés à 360

Trois formations régionales, Fyrs, Sally et Terrier, jouent aux iNOUïS du Printemps de Bourges, du 16 au 18 septembre. Tous ont rejoint 360, un dispositif d’accompagnement dédié au développement de carrière des groupes, piloté par Trempolino et financé par la région Pays de la LOire. Explications de Karim Bennani, relai du Printemps de Bourges et responsable du programme 360.

Fyrs – le chanteur Tristan Gouret – et ses deux musiciens sont parmi les artistes accompagnés par les structures locales grâce au dispositif 360 (photo David Gallard).
Fyrs – le chanteur Tristan Gouret – et ses deux musiciens sont parmi les artistes accompagnés par les structures locales grâce au dispositif 360 (photo David Gallard).

Les Nazairiens de Fyrs, le Yonnais Terrier, l’Angevine Sally : ces artistes partent aux iNOUïS du Printemps de Bourges en bénéficiant de 360. Qu’est-ce que leur apporte exactement ce dispositif ?

L’idée de 360, qui existe depuis 5 ans, est de les préparer aux métiers artistiques, en les accompagnant pendant un an, un an et demi. D’un côté, on s’intéresse à l’artistique. Fyrs, par exemple, a travaillé l’interprétation et la mise en espace avec une metteure en scène, les harmonies avec un coach vocal. En studio, on a monté une session d’enregistrement avec deux producteurs, le chanteur a aussi été coaché par un attaché de presse pour tout ce qui est communication. Les autres aspects du dispositif, c’est de trouver un environnement professionnel pour développer leur projet (éditeurs, labels…), leur donner des outils de promo (affiches, clip…), mais aussi les ouvrir à d’autres pans du métier, qui peuvent être l’enseignement, le tourisme, l’action culturelle…

Comment sélectionnez-vous les artistes ?

Dans le cas des iNOUïS, 3 000 formations postulent chaque année au niveau national, et au final seuls 33 groupes vont être retenus. À notre niveau régional, nous recevons environ 200 demandes : on en retient six qui vont auditionner et que Trempolino va ensuite défendre à Paris. Parmi nos artistes qui ont bénéficié du dispositif dans le passé, on peut citer Jeanne Cherhal, Voyou, Thylacine… et d’autres moins médiatiques mais qui ont pu rebondir sur d’autres projets. C’est justement l’intérêt de ce dispositif, qui s’intéresse au long terme.

Comment définiriez-vous la scène nantaise en 2020 ?

Très dynamique ! Plusieurs explications à cela : le bassin de population est important, Nantes est un point étudiant qui regroupe les talents, la ville a bonne presse culturellement parlant, avec beaucoup de structures d’accompagnement et de diffusion… Le vivier est bon, et il s’harmonise. Longtemps, l’électro et la pop-rock étaient les fers de lance de la scène nantaise, mais les scènes jazz, hip-hop sont bien représentées aujourd’hui. Tout cela est possible grâce au financement public : dans ce milieu professionnel très dur, c’est une chance pour les artistes d’avoir cet accompagnement.

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