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Actualités Publié le 24 avril 2020

Partagez la mémoire de Nantes confinée

Votre expérience du confinement sera précieuse pour les chercheurs de demain !  Photos, textes, dessins... les Archives de Nantes lancent une collecte auprès des habitants, pour conserver la mémoire de la crise sanitaire liée au coronavirus.

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Comment les chercheurs de demain décriront-ils la crise sanitaire que nous vivons aujourd’hui et ses conséquences sur la population ? Aux Archives de Nantes, la question est déjà posée et la réponse prend la forme d’une grande collecte lancée auprès des habitants, petits et grands, intitulée «  Mémoires de Nantes confinée ». Objectif : constituer un fonds mémoriel d’archives privées, dont la collectivité garantira la conservation et l’accès pour les chercheurs.

Photos, vidéos, dessins, récits, journaux intimes, poèmes... les Nantaises et Nantais contraints à rester chez eux peuvent communiquer aux Archives toutes sortes de témoignages sur la période de confinement. « Nous attendons, par exemple, des photos prises de la fenêtre, en particulier si la vue donne sur une rue vide », explique Véronique Guitton, directrice du service.

Des sources précieuses pour les chercheurs

Les dons se font d’abord sous forme numérique, mais à l’issue du confinement, chaque contributeur pourra les compléter par un don physique.

« Comme toutes archives privées qui entrent au sein des collections, chaque don fera l’objet d’un contrat incluant la cession des droits patrimoniaux et permettant la communication immédiate, précise la responsable. Tous ces documents, traces d’histoire vivante individuelle et/ou familiale et d’histoire locale, constitueront des sources précieuses pour les chercheurs, en particulier historiens et sociologues, qui pourront étudier la façon dont les habitants ont vécu ces moments. »

Documenter en temps réel

« Recueillir des objets est toujours une démarche intéressante, et d’autant plus que l’on documente cette crise en direct, en temps réel, confirme Sophie Orange, maître de conférences en sociologie à l’université de Nantes. Souvent, lorsqu’on évoque un événement passé, les individus ont tendance à raisonner à l’instant présent : on s’attache à des souvenirs plus marquants, on lisse les choses... C’est ce qu’on appelle une reconstruction historique. Cette fois, on sera au plus près des gens. Ces objets vont dire à la fois ce qu’ils font, mais aussi ce qui leur semble important de capturer. »

Une telle démarche n’est pas nouvelle pour les Archives de Nantes, qui ont déjà organisé avec succès plusieurs collectes : « Nous avons participé à la grande collecte sur la Première Guerre mondiale, lancée au niveau national en 2013-2014. Une autre sur les femmes est en projet, en vue des Journées du patrimoine 2020. »

A plus long terme, la Ville va réfléchir à la manière de restituer cette grande collecte. Il s’agira d’une part de rendre ce fonds accessible à la consultation, au plus grand nombre (par exemple via la plateforme  collaborative Nantes Patrimonia et la base de données des Archives de Nantes) mais également de le valoriser dans le futur, lors de Journées du Patrimoine ou lors d’une exposition.

Comment participer ?

Une seule adresse de messagerie pour envoyer ses fichiers (en format jpeg ou pdf)  : archives@nantesmetropole.fr
Merci de bien préciser bien vos coordonnées.

Un hashtag et un site internet dédié

La Ville de Nantes souhaite valoriser sur les réseaux sociaux et via un site internet les photos et vidéos envoyées par les habitants aux Archives de Nantes. Les habitants sont invités à poster leurs fichiers directement sur Instagram en utilisant le mot-clé  #MémoiresdeNantesconfinée. Leurs photos et vidéos se retrouveront ensuite publiées sur le site memoiresnantesconfinee.fr

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