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Actualités Publié le 23 septembre 2020

Luc Stéphan : « un projet pédagogique et  social, de la graine à l’assiette »

Le directeur Innovation de Nantes Métropole Habitat explique comment le bailleur social envisage d’intégrer l’agriculture urbaine dans son parc de logements.

Atelier jardinage dans le jardin du partagé du Pin-Sec, à Nantes.
Atelier jardinage dans le jardin du partagé du Pin-Sec, à Nantes.

Luc Stéphan, comment Nantes métropole habitat en est venu à s’intéresser à l’agriculture urbaine ?

" C’est parti du projet Symbiose, une serre que l’on installe sur le toit d’un immeuble dans le quartier de Nantes Nord (labellisé Nantes City Lab, NDLR). L’idée est de récupérer sa chaleur pour chauffer l’eau du bâtiment, et que le bâtiment chauffe la serre l’hiver. Nous avons rencontré les habitants, qui étaient intéressés. La serre étant un objet professionnel, on s’est rapproché d’acteurs pour déterminer les usages. Et nous avons rencontré la Chambre d'agriculture, qui développe un projet de formation pour les nouveaux agriculteurs urbains. La serre les intéressait en tant que support pédagogique. Enfin, en parallèle, nous sommes lauréats du projet européen Green roof. 9 projets ont été retenus pour être accompagnés pendant un an par des coaches sur la question des serres urbaines. Nous avons obtenu de pouvoir travailler 300 m2 au sol à côté de Symbiose. La Chambre d’agriculture nous a donc proposé que la serre devienne une pépinière qui pourrait produire des graines ou des jeunes plants à repiquer dans nos 21 jardins partagés.

Mais le projet Symbiose n’est pas le seul sur lequel vous travaillez aujourd’hui ?

Non. En parallèle de Symbiose, nous avons un autre projet dans le quartier du Pin-Sec. C’est un cœur d’îlot ancien d’environ 1000 m2, où l’on se dit qu’il a un potentiel pour créer un jardin partagé, voire un projet d’agriculture urbaine. On a donc missionné l’association les Cols Verts pour faire le tour des acteurs du quartier et déterminer la faisabilité d’une activité agricole sur le territoire. Ce terrain est trop petit pour être rentable pour un exploitant, il faudra donc que se mette en place un projet mixte. C’est assez fréquent en agriculture urbaine, car il est rare d’avoir une grande parcelle.

Ce sont donc les premières briques d’un projet plus large autour de l’agriculture urbaine…

Dans le cadre des réflexions métropolitaines sur la nature en ville, nous allons travailler sur le recensement - parmi les 60 hectares d’espaces extérieurs que gère et entretient NMH - les parcelles pouvant accueillir différents types de projets en lien avec l’agriculture urbaine sous une forme ou une autre. Nous souhaitons développer des projets pédagogiques et sociaux, de la graine à l’assiette. Nous nous appuyons sur l’expérience de nos jardiniers, qui animent les 21 jardins partagés. Si l’on met tout ça en réseau, on espère développer un modèle économique qui se rapproche d’une ferme urbaine. A ce jour, cela n’a pas un caractère nourricier, mais on espère que ça puisse le devenir. "

Des animations autour de l’agriculture urbaine dans les quartiers

Nantes métropole habitat souhaite sensibiliser les habitants aux projets d’agriculture urbaine. Dans cet esprit, des animations sont proposées par l’association Bio-t-full sur le site de Symbiose, derrière la rue Jacques-Cartier à Nantes Nord. Des espaces seront mis à disposition pour des ateliers bricolage et jardinage, samedi 26 septembre et samedi 3 octobre, de 14h30 à 17h30.

Côté Pin-Sec, des ateliers jardinage au naturel seront organisés par les Col Verts les lundi 28 septembre, 5 et 12 octobre de 15h30 à 17h, à l’îlot Pin-Sec, rue de Valenciennes à Nantes.

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