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Actualités Publié le 18 décembre 2020

Armel Tripon, interview au milieu des mers

Le skipper nantais, qui a entamé difficilement le Vendée Globe, continue sa remontée au classement. Ce mercredi 16 décembre 2020, alors qu’il occupe la 14e position, il fait un point d’étape avant de rentrer dans l’océan Pacifique.

Au 16 décembre, Armel Tripon se classe à la 14e position du Vendée Globe. ©Pierre Bouras - L'Occitane en Provence.
Au 16 décembre, Armel Tripon se classe à la 14e position du Vendée Globe. ©Pierre Bouras - L'Occitane en Provence.

« Je vais très bien. Je navigue actuellement dans l’océan Indien, dans un milieu sauvage et préservé. L’air est pur. Je passe du temps, dès que je peux, à contempler le paysage et c’est somptueux ! » Mercredi 16 décembre, Armel Tripon a profité de conditions météorologiques calmes pour faire un point d’étape, alors qu’il entame la seconde partie de son tour du monde. Proche de rentrer dans l’océan Pacifique, à 22 000 km de l’arrivée du Vendée Globe, le skipper de L’Occitane en Provence se classe 14e (sur 27) et revient sur ses concurrents, après un début de course compliqué.

Offrande à Neptune

Il a en effet pris du retard lors de la descente de l’Atlantique : « J’ai heurté à deux reprises des débris mais heureusement sans gravité. En revanche, j’ai dû effectuer des réparations en tête de mât. » Malgré les difficultés, le Nantais de 45 ans n’a pas oublié la tradition et l’offrande à Neptune (du vin rouge) au moment de passer l’équateur ! Et à croire que le dieu des mers dans la mythologie romaine l’a bien entendu car, depuis, il avance à toute vitesse… « J’ai actuellement deux bateaux à portée de fusille. Je reste calme car il va encore se passer beaucoup de choses. » Armel Tripon peut compter sur le potentiel de son voilier : « Je prends beaucoup de plaisir à naviguer dessus et j’arrive à être de plus en plus à l’aise. Il demande à accélérer tout le temps. » L’Occitane en Provence, un Imoca fabriqué au chantier Black Pepper à Chantenay, est un condensé d’innovations. « C’est un engin unique sur cette course avec son étrave et ses foils surélevés », rappelle Michel de Franssu, le directeur de Black Pepper.

Pour sa première participation au Vendée Globe, Armel Tripon aborde la seconde partie de la course sereinement. « Mon instinct animal prend le dessus. Je ne me fais pas de films sur ce qui peut se passer dans quelques jours, je vis le moment présent. » Car faut-il le rappeler, l’Everest des mers porte bien son nom : il y a moins de navigateurs qui ont terminé le tour du monde à la voile que d’astronautes qui sont allés dans l’espace…

Damien Seguin dans le top 5 !

Le skipper nantais, premier marin en situation de handicap à prendre le départ du Vendée Globe, réalise une course de haute volée : il se classe actuellement 5e sur l’Imoca Groupe Apicil.