Bottière : le quartier endeuillé par un nouveau drame
Au repair café de Saint-Aignan, « 290 kg d’objets ont trouvé une nouvelle vie »
Publié le 08 juin. 2026
Dernière mise à jour 09 juin. 2026
Pour sa dixième édition, le samedi 6 juin, le Repair café de Saint-Aignan-de-Grandlieu a offert une cure de jouvence à de nombreux articles fatigués. L’événement accueille en parallèle une zone de gratuité.
« C’est parfois un challenge de diagnostiquer la panne. » Au stand informatique du Repair café, Henri Cariou, 68 ans, examine minutieusement les objets qui lui sont présentés. « Il arrive que les gens ne sachent pas très bien les utiliser. Certains oublient de changer la cartouche d’encre de leur imprimante », raconte le bénévole. Depuis dix éditions, il remet en état des appareils électroniques ou de l’équipement informatique gracieusement à l’occasion de ce rendez-vous trimestriel, soutenu par la commune de Saint-Aignan-de-Grandlieu.
« J’ai ramené un vieux robot de cuisine, un poste radio-CD et une brosse à dents électrique, énumère Nolwenn Thomas, une habitante de Bouaye. Je n’aime pas jeter. Je préfère que les choses soient réparées. » Les bénévoles inspectent les appareils. « Le robot a été assemblé à la main. Ce sera facile à réparer », estime Jean-Pascal. « En revanche, pour la brosse à dents électrique thermocollée, si l’on intervient on va perdre l’étanchéité », annonce Stéphane.
« Sans contrepartie »
Le samedi 6 juin, au terme de la matinée Repair café, les Saint-Aignanais et les habitants des communes voisines ont déposé 27 objets défaillants. La moitié a pu être réparée. En parallèle, la salle de l’Heronnière accueillait une zone de gratuité. « Chacun peut se servir sans contrepartie, résume Valérie Douillard, élue au développement durable. Toujours dans l’idée de ne pas jeter. » Ce sont près de 70 personnes qui ont jeté leur dévolu sur un article de seconde main. « Soit 290 kilos d’objets qui ont trouvé une nouvelle vie. » À l’instar de Camille et Lucien, 6 ans chacun, et leur sœur Louise, 10 ans, qui découvrent des trésors en peluche et des livres jeunesse pendant que leur mère, Emma Locoq, 41 ans, assiste au sauvetage d’un lecteur CD.
« On prend le temps de choisir »
« On découvre les produits de nos yeux, apprécie Marie, 35 ans. Ceux qui ne seront pas adoptés aujourd’hui iront à la ressourcerie de Saint-Pazanne. » Juliette, 31 ans, préconise la patience. « On prend le temps de choisir. Et on ne sélectionne que ce que l’on va vraiment utiliser chez soi. » Outres les jolies fripes sur les portants de la zone de gratuité, on retrouve un atelier couture, au Repair café. La bénévole Isabelle, 67 ans, reprise un jean fatigué. Sa voisine, Cécile Averty, procède à des réglages sur une machine à coudre. « On donne des conseils, on accompagne », précise la professionnelle à la tête de la mercerie mobile Picouton. À chaque objet remis en état, la cloche retentit à l’accueil.
Avec les beaux jours, l’atelier de réparation des vélos ne désemplit pas. Ce samedi matin, il vole la vedette au petit électroménager. « Ça commence à prendre », se félicitent Loïc Calcerrada et Jérémy Dujardin, les deux bénévoles qui retapent les bicyclettes. « 90% du temps, on parvient à réparer. »