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Avec l’orchestre métropolitain, les jeunes musiciens se mesurent à la Folle journée
Publié le 26 janv. 2026
Dernière mise à jour 26 janv. 2026
L’ensemble dirigé par Tommy Bourgeois réunit 71 jeunes instrumentistes issus de 16 écoles de musique de la métropole nantaise. Ils se produisent samedi 31 janvier, à midi, à la Folle journée.
« Attention chez les tubas et les clarinettes basses : il y avait un peu d’avance.
» Tommy Bourgeois dirige l’ultime répétition de l’orchestre métropolitain, ce samedi 24 janvier, au conservatoire de Nantes. Une semaine sépare cette générale de la prestation à la Folle journée, samedi 31 janvier. Quelque 71 instrumentistes s’ajustent dans l’auditorium Debussy. Ils ont entre 12 et 17 ans et sont issus de 16 écoles de musique communales ou associatives de la métropole.
Un apprentissage de la scène
« Il y a beaucoup de lumière
», s’étonne un jeune corniste. « Il faut s’y habituer. C’est aussi ça être sur scène
», lui répond Mathieu Gauffre, le directeur du conservatoire. La première heure est consacrée aux premier et troisième mouvements d’Aquarium de Johann de Meij. Puis, l’ensemble s’attaque à Secret Valley de Michael Sweeney. « Le public veut entendre un orchestre dynamique.
» Par ces indications, Tommy Bourgeois réajuste les cuivres et les percussions. « Je veux plus d’attaque. Vos accents sont trop mous », recommande l’enseignant de l’école Vertou.
Sur le plateau, derrière une forêt de pupitres, les instrumentistes reprennent « ce programme ambitieux ». Dans la salle, le trompettiste Geoffroy Tamisier découvre leur interprétation de trois de ses créations : La caresse de l’eau, Sur la Loire et Le vent du Large. « Des pièces originales qui nécessitent un gros travail
», concède le chef d’orchestre en réclamant à ses musiciens de « détendre le tempo
».
« Prendre du plaisir »
« Jouer ici permet de s’améliorer, en particulier sur la vitesse et le rythme
», estime Melorane, 16 ans, en rangeant sa flûte traversière. « Je n’avais jamais joué dans un si grand orchestre. Et, il est plus difficile de se caler avec autant d’instruments
, confie Louis, trompettiste âgé de 15 ans. Ce lycéen, aborde le concert de la Folle journée avec sérénité. « On joue pour prendre du plaisir.
» Inès, 15 ans, élève de Basse-Goulaine, renchérit : « Et ça rend très bien.
»
Samedi 31 janvier, dans l’exigu kiosque de la Cité des congrès, ils joueront devant 1 500 à 2 000 personnes. « Un événement-phare de la musique classique
», souligne Tommy Bourgeois, qui opérait déjà l’an dernier à la baguette de « cet orchestre éphémère
», à la fois projet artistique et outil pédagogique. Pour Mathieu Gauffre, cet ensemble « symbolise la force du travail collectif de l’enseignement musical à l’échelle de la métropole
».
Samedi 31 janvier, 12 h. Cité des congrès, à Nantes.
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