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Balades de l’Étoile verte : Loire aval, la vallée du voyage
Publié le 24 juin. 2026
Dernière mise à jour 24 juin. 2026
Le long de la Loire, le paysage s'élargit et nous raconte l'histoire de celles et ceux qui l'ont habité. Découvrez trois parcours près de Nantes, entre Bouguenais et Le Pellerin, pour prendre le large et partir en balade sur les bords de Loire, à pied ou à vélo.
Ici, tout s’élargit : le lit du fleuve, les horizons, les contrastes.La Loire aval déploie son immensité entre les coteaux, sous le regard des grues. Le paysage s'ouvre à la mer. Les bateaux nous appellent à prendre le large : direction le bout du monde. On y avance à vélo, à pied, au fil de l’eau ou des panoramas. Chaque pas raconte l’histoire d’un fleuve indomptable et dangereux, qui fut pourtant un axe de commerce, d’exil, de conquête. On dit que les grands voyages de Jules Verne ont trouvé ici leur source, quelque part entre un quai de Loire et une cale de Trentemoult, là où l’imaginaire lève l’ancre. La Loire, elle, poursuit son mouvement, entre ville et océan, nature et industrie, mémoire et nouveau départ.
Les balades de la branche la Loire
La Loire est une des 6 branches de l’Étoile verte, un réseau de sentiers en étoile autour de Nantes et sa métropole.Cette branche propose 3 parcours de 2 à 4 km le long de la Loire près de Nantes, Bouguenais, Indre, La Montagne, Saint-Jean-de-Boiseau. Les itinéraires sont accessibles à pied et certains à vélo :
Balade sur les fenêtres sur Loire
Niveau moyen : 8km aller-retour.
Durée : 2h30 à pied
Balade au contact des marais de Loire
Niveau simple : 4km aller-retour.
Durée : 1h à pied
Balade à la découverte du canal de la Martinière
Niveau simple : 5,3 km aller-retour
Durée : 1h20 à pied et 30min à vélo
Sélectionnez la "branche Loire aval" sur la carte interactive pour trouver tous les itinéraires détaillés, leur durée, niveau de difficulté et les étapes commentées.
La biodiversité de la branche
Au sortir de Nantes, en direction de la mer, l'eau salée vient se mêler au tumulte de celle du grand fleuve. L’angélique des estuaires y déploie ses ombelles blanches. Le campagnol agreste y est chez lui quand il creuse ses galeries. Le cri puissant d'un petit oiseau protégé – la bouscarle de Cetti – n’effraie pas la zygène du panicaut, ce papillon au rouge tape-à-l’œil qui se sait toxique. La cigogne blanche plane entre les cheminées d’usine et les marais. Ici, contre vents et marées, la biodiversité continue, encore et toujours, à s’adapter, à évoluer.
Les espèces à découvrir
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Dans les estuaires, il y a des plantes qui se ressemblent comme deux gouttes d’eau. L’Angélique des estuaires, par exemple, pourrait être prise pour sa cousine, l’Oenanthe safranée. Ces deux espèces protégées ont la même silhouette légère, le même goût pour les rives mouillées… mais pas du tout la même histoire. L’Angélique, elle, est endémique. Dans les estuaires de la Loire, de la Garonne, de la Charente ou de l’Adour, elle s’épanouit au gré des marées, entre eau douce et sel de mer et nulle part ailleurs dans le monde. Sur la Loire, c’est surtout autour de Nantes qu’on la trouve. D’ailleurs, la Métropole veille sur elle depuis 2004 avec un plan de conservation. Cueillette interdite, arrachage proscrit. Quant à l’Oenanthe safranée, prudence : elle est plus commune et pousse parfois tout près, mais loin d’être angélique, elle est extrêmement toxique. Une raison de plus pour ne pas toucher ni à l’une, ni à l’autre.
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Noire satinée, ponctuée de rouge vif, la Zygène du Panicaut vole lentement, sans peur de se faire remarquer. Et pour cause : ce petit papillon est toxique, et les oiseaux le savent. On l’aperçoit en juin et juillet, voletant au ralenti dans les prairies sèches et fleuries. Son nom vient de son attachement particulier au panicaut champêtre, une plante aux allures de chardon mais de la famille des Apiacées, comme les carottes. Elle aime y pondre ses œufs, car ses chenilles aiment la manger. Un amour à sens unique, en somme.
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Chouette, renard, héron ou serpent : tout le monde veut la peau du campagnol agreste. C’est une proie modèle, un maillon indispensable de la chaîne alimentaire. Il court donc pour survivre. Il vit pour ronger. Il niche dans un trou, une haie ou une touffe d’orties, en essayant de se faire oublier. Ce rongeur fait partie de la micro faune commune des campagnes. Vous le croiserez peut-être dans les prairies humides, les friches et les berges végétalisées. Il dépend d’une agriculture qui tolère encore les haies et les bords de champ pas trop nets. Là où tout est tondu, drainé, nivelé, le campagnol disparaît et ses prédateurs avec. Un petit être banal, donc précieux, dans un monde où la nature ordinaire tend à disparaître.
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Quand on les aperçoit, on se demande un instant si les cigognes blanches (une espèce protégée) ne se sont pas perdues en revenant d’Afrique. Pas de clocher alsacien en vue, mais un marais ligérien, un vieux peuplier, une grue d’usine désaffectée… et un nid énorme posé là-haut, comme une botte de paille mal rangée : deux mètres de large pour autant de hauteur ! D’année en année, les couples retrouvent souvent le même nid, dans lequel ils aiment discuter en claquant du bec. Dans les marais de la Loire, la cigogne est chez elle. Elle y pêche, y parade, y niche. Certaines s’y sentent si bien qu'elles passent désormais l’hiver ici. Le mieux à faire ? L’observer de loin et la saluer mentalement.
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La Bouscarle de Cetti , une espèce protégée, a une drôle de manière d’être discrète. Avec son plumage brun, ce petit passereau farouche aime rester à couvert dans les roseaux, les ronces et les saules de bords de Loire. Bien caché, le mâle peut vous balancer au cours de votre promenade un "Pwit-tit-pit-chewit-chewit-chewit" d’une puissance explosive dont il a le secret ! Certains pourraient trouver ça agressif et peu accueillant. C’est normal. C’est le but.
Pendant ce temps, la femelle niche bas : dans les buissons denses et humides. Un oiseau difficile à voir, mais qui sait marquer son territoire et vos tympans.
Le patrimoine de la branche
Loire aval, c'est l'appel de la mer, le fleuve évolue désormais en zone maritime. Voie navigable hautement commerciale, la Loire aval a pleinement participé à la prospérité de Nantes, fondée sur le commerce triangulaire et la traite négrière à partir du 17e siècle. Cette histoire se lit au travers des chantiers navals qui jalonnaient le fleuve, produisant goélettes et trois-mâts. Les chantiers de construction navale ont poursuivi leur activité tout au long du 20e siècle donnant naissance à des cargos, des méthaniers, des sous-marins....jusqu'à ce que les chantiers nantais ferment en 1987. Le port, c'est aussi les nombreuses industries de transformation nées du fleuve et qui ponctuent les rives ou se concentrent dans de vastes plaines industrielles gagnées sur la Loire comme le Bas-Chantenay. Plus modestes, anciens villages et petits ports de pêche donnent à comprendre une relation plus artisanale au fleuve, pratique qui sera petit à petit remplacée par l'activité agricole qui assèchera les marais.