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Actualités Publié le 13 septembre 2021

Scopitone #19 entre hyper nature et musiques visuelles

Le festival des arts numériques et des musiques électroniques fait son grand retour, après une année blanche. Du 8 au 19 septembre 2021, installations, live shows, ateliers et temps de réflexion investissent la ville.

Le Warehouse héberge quatre soirées musicales du festival, pour des propositions qui sont aussi très visuelles. Ici : Fabrizio Rat.
Le Warehouse héberge quatre soirées musicales du festival, pour des propositions qui sont aussi très visuelles. Ici : Fabrizio Rat.

Après une mémorable édition sur le site de l’ancien MIN, en 2019, puis l’annulation contrainte en 2020, le festival Scopitone va retrouver le public pour 11 jours dédiés aux cultures électroniques et aux arts numériques. Quoi qu’il advienne : « On a cherché à faire une édition pluridisciplinaire, mais aussi insubmersible, qui résiste aux évolutions des conditions sanitaires », explique Éric Boistard, directeur de Stereolux, la structure nantaise aux manettes du festival.

Sa philosophie reste la même : donner à voir l’inépuisable créativité des artistes numériques, mais aussi « sensibiliser, expliquer et réfléchir sur ces nouvelles formes de culture ». « Les événements qui mélangent les genres, qui hybrident, qui vont chercher les rapports entre les arts et la science sont assez rares, souligne de son côté Aymeric Seassau, adjoint nantais à la culture. Les équipes de Stereolux sont reconnues à l’échelle de la France et de l’Europe pour leur travail engagé sur les arts numériques. »

Des œuvres à Stereolux et au Jardin des plantes

Cœur battant de cette 19e édition, l’exposition de 17 installations artistiques à découvrir dans les espaces de Stereolux, regroupées sous la bannière Hyper Nature. « On s’est penché sur un courant de création qui s’intéresse à la relation entre technologie et nature, qui cherche à la sublimer, la révéler, voire à l’imiter, décrypte le programmateur Cédric Huchet. Avec le numérique, c’est particulièrement intéressant et sensible. »

Parmi les œuvres présentées : une machine monumentale générant une sculpture d’air, imaginée par Guillaume Cousin en lien avec la soufflerie climatique de l’IRT Jules Verne, le dispositif multimédia d’Élise Morin autour d’une plante mutante originaire de Tchernobyl ou encore l’installation Supraorganism de Justine Emard et ses sculptures robotisées. Une 18e installation artistique, Passengers, sorte de « capsule spatio-temporelle » immersive conçue par le Nantais Guillaume Marmin, sera installée au Jardin des Plantes.

Collaborations musicales inattendues

Côté musique, le parti pris est d’inviter des artistes dont les propositions sont autant musicales que visuelles. Certains live shows peuvent ainsi être joués devant un public assis ou debout, le Warehouse en accueillant l’essentiel. « Le contexte sanitaire a influencé la programmation, note Cédric Huchet, mais celle-ci n’est pas faite par défaut. »

En dehors de figures de la veine électro venues des quatre coins de la planète – Para One, Catnapp, Jasss, Bbymutha, Nazar, Tim Hecker… – la programmation fait la part belle à « des collaborations inattendues ». Exemple sur le premier week-end, avec la création nanto-parisienne du duo Abraham Fogg, celles de la musicienne Tryphème et du réalisateur Ulysse Lefort, de la DJ La Fraîcheur et la danseuse Véronique Lemonnier. Dans cette même veine de créations autant musicales que visuelles, Scopitone proposera la première de la performance chorale Bird Signals for Earthly Survival ainsi que la collaboration cosmique entre le collectif AV Exciters et la formation dub High Tone, jouée au planétarium de Nantes.

Des ateliers et spectacles jeune public (au Théâtre 100 noms et à l’Atelier by CA), des rencontres professionnelles et conférences (à la Halle 6, la Conciergerie et au Karting) complètent la programmation de la 19e édition.

Programmation complète et infos pratiques sur le site de Stereolux