2019-08-06T11:05:20Z https://metropole.nantes.fr/files/images/actualites/culture-loisirs-patrimoine/voyage%20a%20nantes/van-mediateur-675.jpg

Actualités Publié le 06 août 2019

Une journée avec les médiateurs du Voyage à Nantes

Tout l’été, des jeunes de la région aident les visiteurs à déchiffrer les œuvres du Voyage à Nantes. Rencontre avec ces médiateurs passionnés qui font découvrir l’art dans la ville.

Anouk, l’une des médiatrices du VAN, décrypte l’œuvre de Stéphane Vigny installée place Royale, « Reconstituer ».
Anouk, l’une des médiatrices du VAN, décrypte l’œuvre de Stéphane Vigny installée place Royale, « Reconstituer ».

Au milieu du petit jardin du passage Sainte-Croix, un gros rocher ronronne à l’ombre des arbres. Florence, 29 ans, invite les touristes à y poser les mains pour en ressentir toutes les vibrations : « Un ronronnement de panthère est mélangé avec le grondement d’un séisme... Selon l’artiste Cécile Beau, cette pierre est un stéthoscope qui nous fait écouter les entrailles de la terre !» Comme des dizaines d’autres jeunes de la région, Florence a été recrutée en tant que médiatrice pour le Voyage à Nantes (VAN). Son rôle ? Expliquer le sens caché des œuvres exposées dans la ville, mais aussi donner les bonnes adresses aux touristes. « Ça fait longtemps que le VAN me fascine, confie-t-elle. J’aime beaucoup croiser une œuvre autour d’une rue et m’arrêter pour la regarder. Maintenant que je suis dans les coulisses de l’opération, c’est agréable de pouvoir mettre ma ville en valeur !»

À quelque mètres, sur la place Royale, Anouk, 25 ans, discute avec les vacanciers qui s’amusent à se perdre entre les centaines de statues installées par Stéphane Vigny (« Reconstituer »). « Bien que Nantaise, c’est la première année où je travaille ici et je suis très agréablement surprise, explique la jeune femme. Le public est plus diversifié que dans les galeries, cela implique d’autres enjeux de médiation ! Mais les réactions sont le plus souvent enthousiastes et positives. Le VAN vit avec la ville et la remodèle chaque année ! C’est passionnant ! » Un avis partagé par Baptiste, qui présente « Re-Ox », l’exposition accueillie à l’École nationale supérieure d’architecture de Nantes (ENSA) : « Ce qui me passionne avec l’art contemporain c’est la liberté d’interprétation : le ressenti du public, parfois très différent de celui de l’artiste… tout le monde peut trouver quelque chose qui lui parle. »

Le VAN : un tremplin professionnel ?

Indispensables au VAN, les médiateurs sont souvent recrutés pour leur sensibilité artistique. C’est le cas d’Anouk qui a suivi un master culture et communication à Toulouse, mais aussi de Florence qui vient de finir son master recherche en histoire et critique des arts à Rennes. « J’aimerais travailler dans la médiation culturelle, explique-t-elle. Cette expérience est un très bon complément pour chercher du travail » ! Même constat pour Baptiste, étudiant à l’ENSA, qui a souhaité « occuper ses vacances et valoriser son CV. »

Leurs coups de cœur artistiques ? Les trois médiateurs partagent le même engouement pour les statues de Stéphane Vigny. Anouk est aussi très fan du « Human Clock » qui « crée une temporalité artistique fantasque Place Graslin », Florence est fascinée par la « Jungle Intérieure » d’Evor, Baptiste par l’exposition dérangeante de « Hooror Hits », au Blockhaus DY10. « Pendant nos jours off, on fait souvent le tour des œuvres pour aller voir les autres médiateurs, révèle Baptiste. C’est super d’être une équipe aussi soudée ! »