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Actualités Publié le 05 juillet 2019

Quand les fermes poussent dans la métropole

Depuis 2001, la Métropole soutient le développement d’une agriculture urbaine et périurbaine. Dernier exemple en date, à Nantes, le projet urbain Doulon-Gohards accueillera à terme 5 fermes urbaines.

L’ancien corps de ferme de la Louëtrie, dans le quartier Doulon à Nantes, sera réhabilité pour permettre l’installation d’une ferme urbaine au printemps 2020.
L’ancien corps de ferme de la Louëtrie, dans le quartier Doulon à Nantes, sera réhabilité pour permettre l’installation d’une ferme urbaine au printemps 2020.

Rapprocher les producteurs des consommateurs, lutter contre l’étalement urbain, préserver la nature en ville. L’agriculture urbaine et périurbaine a de nombreux mérites. C’est pourquoi, dès 2001, Nantes Métropole a mis en place un programme de remise en culture des terres en friches, et de soutien aux installations agricoles. La Métropole a en outre mis en oeuvre un accompagnement technique et financier pour pérenniser l’activité agricole sur le territoire.

Une politique à long terme, incluse dans le Plan d’urbanisme métropolitain (PLUM), qui a inscrit plus des 2/3 du territoire en surfaces protégées : 15 000 hectares de zones naturelles, et 16000 hectares de zones agricoles. Et une politique complémentaire des actions du Projet alimentaire territorial, adopté en octobre dernier, et qui annoncera à l’automne ses objectifs chiffrés. Son but est clair : engager, à l’horizon 2040, un changement de modèle alimentaire pour tous.

Dans une étude de l’Auran publiée voici quelques mois, j’ai retenu trois chiffres : 60% des habitants se disent prêts à changer leur alimentation vers plus de bio, plus de local; 20% des habitants de la Métropole disent avoir renoncé à un aliment en raison du prix; un ménage sur trois parmi les modestes consacre moins de 25€ à l’alimentation. C’est un défi pour nous de mettre la transition écologique au service de la lutte contre les inégalités, et les projets d’agriculture urbaine s’inscrivent dans une stratégie en ce sens.

Johanna Rolland, maire de Nantes et présidente de Nantes Métropole.

La Métropole a en outre lancé à l’automne 2018 un appel à manifestation d’intérêt (AMI) qui s’adresse aux agriculteurs ou futurs agriculteurs intéressées pour créer un projet agricole. 12 sites ont été recensés et défricher pour accueillir une exploitation. 50 candidatures ont été déposées, 20 projets ont été retenus.

 

 

C’est dans cette optique que cinq nouvelles fermes urbaines s’installeront sur la période 2020-2021 dans le futur quartier Doulon Gohards, à l’est de Nantes. 15 des 180 ha de ce projet de 2700 logements (qui accueillera également un groupe scolaire, un centre de loisirs et des équipements sportifs) seront dédiés à l’agriculture urbaine, et 90 hectares d’espace naturels seront préservés.

Nous voulons inventer une ville fertile. Il faut associer l’habitat, le service aux habitants, et mettre en action et en démonstration cette question de l’agriculture urbaine. C’est une autre manière de concevoir la ville, dans un lieu qui est chargé d’histoire pour le maréchage nantais.

Jean-Claude Lemasson, vice-président de Nantes Métropole à l’agriculture péri-urbaine.

Le projet s’appuiera sur d’anciens corps de fermes et privilégiera une agriculture biologique, en pleine terre, et peu mécanisée. Il verra l’installation de trois fermes d’ici à 2020, sur une surface de près de 8 hectares. 

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L’un des premiers pensionnaires sera Gérald Cartaud (ci-dessus) qui s’installera à la ferme de la Louëtrie au printemps prochain pour y produire des micropousses, des plantes qui se consomment aux premiers stades de leur développement et sont riches en saveurs et en nutriments. “C’est un projet que je rêve de mettre en place depuis 20 ans, avoue-t-il. C’est une opportunité incroyable de pouvoir le faire en ville, et ce qui m’a aussi beaucoup plû, c’est le côté collectif du projet.”

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