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Actualités Publié le 30 octobre 2019

Notre-Dame-de-Bon-Port poursuit sa mue

La restauration de l’église, inscrite au titre des Monuments historiques depuis 1975, continue. Après 28 mois de chantier, elle rouvrira ses portes au public fin 2020. Tour d’horizon de ce chantier pas comme les autres.

L’échafaudage entourant  Notre-Dame-de-Bon-Port sera retiré en janvier ou février 2020.
L’échafaudage entourant Notre-Dame-de-Bon-Port sera retiré en janvier ou février 2020.

C’est un des joyaux du patrimoine nantais. L’église Notre-Dame-de-Bon-Port, également connue sous le nom d’église Saint-Louis, est en pleine restauration avant sa réouverture au public prévue fin 2020. Depuis septembre 2018, la Ville de Nantes entreprend de nombreux travaux pour refaire une beauté à ce monument du 19e siècle : étanchéité des couvertures et des charpentes, remplacement des pierres de taille endommagées, restaurations des vitraux et décors peints. « Ce sont des travaux de sauvegarde et de restauration de l’ouvrage. Les dernières restaurations datent de 1949. Toutes les couvertures étaient en mauvais état, entraînant des infiltrations à l’intérieur de l’église, explique Patricia Jaunet-Briand, architecte du patrimoine et maître d’œuvre des travaux. Si nous voulons transmettre cet ouvrage exceptionnel à nos enfants, ces travaux sont absolument nécessaires. »

Entre 10 et 20 artisans en permanence sur le site

Pour que Notre-Dame-de-Bon-Port retrouve son aspect d’antan, entre 10 et 20 personnages travaillent en permanence sur le chantier. « On a un éventail de corps de métiers très importants : maîtres verriers , charpentiers, couvreurs, restaurateurs de décors peints… C’est ce qui fait la particularité de ce chantier », souligne Patricia Jaunet-Briand. Et tous les artisans interviennent dans le plus grand respect de l’œuvre originelle. « Notre premier travail a été d’étudier la peinture, comment elle était faite grâce à des analyses, des relevés, pour bien nettoyer la peinture sans l’altérer », témoigne Tristan Maheo qui restaure, avec son équipe, la fresque à l’intérieur de l’église. « Pour nettoyer les éléments sculptés sans perdre la finesse, le travail de la main originale, nous avons travaillé avec des compresses, du latex, pour retirer la crasse », abonde Christophe Loeb du groupement Lefevre – LV Tech qui s’occupe de la maçonnerie et de la pierre de taille.

Le chantier en 6 photos

Depuis septembre 2018, un échafaudage extérieur entoure le monument. Celui-ci devrait être retiré en janvier ou février 2020.
Depuis septembre 2018, un échafaudage extérieur entoure le monument. Celui-ci devrait être retiré en janvier ou février 2020.
Plusieurs lucarnes dites « œil-de-boeuf » ont été restituées sur l'édifice.
Plusieurs lucarnes dites « œil-de-boeuf » ont été restituées sur l'édifice.
Sur la partie haute, de nouvelles ardoises sont posées. Elles seront au nombre de 70 000 à la fin du chantier.
Sur la partie haute, de nouvelles ardoises sont posées. Elles seront au nombre de 70 000 à la fin du chantier.
À l’intérieur de l’église, le grand orgue, classé Monuments historiques depuis 2014, a été mis en sécurité avant d'être restauré. Il sera reposé avant la réouverture fin 2020.
À l’intérieur de l’église, le grand orgue, classé Monuments historiques depuis 2014, a été mis en sécurité avant d'être restauré. Il sera reposé avant la réouverture fin 2020.
La fresque de 140 personnages couvre 155 m² de mur. Les peintres s’affairent afin de la restituer.
La fresque de 140 personnages couvre 155 m² de mur. Les peintres s’affairent afin de la restituer.
Au niveau du dôme, un travail de restauration des décors peints est en cours. Les oculis vont progressivement recevoir les vitraux restitués.
Au niveau du dôme, un travail de restauration des décors peints est en cours. Les oculis vont progressivement recevoir les vitraux restitués.

À noter

Le saviez-vous ?

Située place du Sanitat, à l’emplacement de l’ancien hospice du Sanitat, l’église Notre-Dame-de-Bon-Port fut construire entre 1846 et 1858. Son architecture s’inspire d’ouvrages majeurs comme la Basilique Saint-Pierre-de-Rome ou le dôme de l’église royale des Invalides à Paris. Imaginée par les architectes Joseph-Fleury Chenantais et Saint-Félix Seheult, elle est inscrite au titre des Monuments historiques depuis 1975.

Les chiffres clés du chantier

5 millions d’euros. C’est le coût total de l’opération

28 mois de chantier (de septembre 2018 à fin 2020)

Entre 10 et 20 personnes travaillent en permanence sur le chantier

3 000 heures de travail réalisées par des ouvriers en chantier d’insertion professionnel.

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