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Actualités Publié le 16 octobre 2020

Comment la Métropole agit contre le gaspillage alimentaire

Le 16 octobre se tient la journée mondiale de lutte contre le gaspillage alimentaire. Une des ambitions-phare de la feuille de route métropolitaine pour la transition énergétique.

Pour réduire le gaspillage alimentaire, les communes de la Métropole cherchent à optimiser le fonctionnement des cantines scolaires.
Pour réduire le gaspillage alimentaire, les communes de la Métropole cherchent à optimiser le fonctionnement des cantines scolaires.

En 2017, Nantes métropole « auscultait » les poubelles des habitants des 24 communes métropolitaines et estimait le gaspillage alimentaire à 12,5 kg par habitant et par an, soit 8 000 tonnes chaque année.

« Dans nos poubelles, nous avons trop de choses que l’on pourrait consommer, donner, composter, observe Mahel Coppey, 15e vice-présidente de Nantes Métropole chargée des déchets et de l’économie circulaire. Cela pose une question de logique et de dignité. Il faut donc s’interroger sur la façon dont on peut mieux se responsabiliser sur notre façon de faire les courses, et trouver des réflexes de dons ou de récupération pour lutter contre la précarité alimentaire. »

En février 2018, la collectivité s’engageait donc, dans l’objectif 20 de sa feuille de route pour la transition énergétique, à « intensifier la lutte contre le gaspillage alimentaire en divisant par 2 en 2025, puis par 5 en 2030, le gaspillage alimentaire de ses habitants. Ambition réitérée dans le plan d’actions du Projet alimentaire territorial, revendiquant un nouveau modèle alimentaire pour la métropole, adopté l’année suivante.

Chasse au gâchis

Ce 16 octobre, se déroule comme tous les ans, la journée mondiale de lutte contre le gaspillage alimentaire. L’occasion, en temps normal de sérénité sanitaire, de mobiliser les acteurs métropolitains de la lutte contre le gâchis et de mener sur le terrain des actions d’informations et de sensibilisation. « Nous visitions une cantine scolaire par exemple. Et nous réfléchissions collectivement aux solutions à apporter pour y limiter le gaspillage alimentaire » indique Sophie Adam, responsable du service prévention des déchets et communication à la direction des déchets de Nantes métropole. « L’idée est de travailler là où nous avons des leviers : dans nos écoles. »

L’événement se tient en visioconférence. « Nous abordons les expériences de gestion alimentaire menées à Nantes métropole lors de la crise sanitaire, la gestion des stocks de la restauration scolaire au moment du confinement. Nous faisons également un point sur les différents partenariats mis en place par certaines communes. Nous présentons les offres de formation pour le personnel de la restauration collective, détaillons notre plan de préconisation avec notamment la démarche du pesage des aliments, de la gestion des restaurants scolaires en fonction de l’importance de l’appétit des élèves, avec nos pictogrammes « petite faim/grande faim ». » précise Sophie Adam.

Circuits courts et bios

Thouaré, Sautron, Saint-Jean-de-Boiseau, Bouaye, La Montagne, Le Pellerin et Vertou viennent de s’engager dans ces programmes de réduction du gaspillage alimentaire dans les restaurants scolaires.

En 2025, les 24 communes métropolitaine disposeront d’un diagnostic sur le gâchis alimentaire. « Mais, dans le volet alimentaire, le gaspillage n’est pas la seule préoccupation des communes. Nombre d’entre elles cherchent, en effet, à favoriser les circuits courts de productions et la consommation de produits biologiques » ajoute Sophie Adam.

Tout au long de l’année, les événements proposés par la métropole nantaise, La grande table de l’agglo, les midis de la transition, sont autant de rendez-vous de sensibilisation du grand public aux nécessités de se nourrir dans une juste économie.

Pour en savoir plus sur le Projet Alimentaire Territorial