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Actualités Publié le 19 juillet 2021

La qualité de l’air jugée bonne 8 jours sur 10 en 2020

Air Pays de la Loire publie son rapport annuel sur la qualité de l’air. Si le bilan 2020 est globalement satisfaisant, l’entrée en vigueur d’un nouvel indice, plus exhaustif, offre un autre regard sur la pollution dans la métropole nantaise. Explications avec Marion Guiter, responsable communication de l’association.

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Vue aérienne de Nantes et du quartier Doulon

Comment la qualité de l’air est évaluée sur le territoire ?  

Air Pays de la Loire dispose de six stations de mesure dotées d’appareils très perfectionnés qui permettent de déterminer avec précision les quantités de polluants. Cinq sont à Nantes et une à Bouaye. Nous menons également des campagnes de mesure pour l’usine de recyclage Arc en Ciel et pour la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) à l’aéroport Nantes Atlantique. En parallèle, nous utilisons des modèles mathématiques qui nous permettent de prévoir les pics de pollution et alerter la population si besoin.

L’association publie son bilan de la qualité de l’air pour 2020. Quel a été l’impact des confinements ?

La forte diminution du trafic routier lors du premier confinement a entraîné une nette baisse du dioxyde d’azote. À Nantes, nous avons relevé une baisse de 54 % et jusqu’à 65 % sur le boulevard Victor Hugo. En revanche, l’impact a été très modéré sur les particules fines PM10 produites par plusieurs secteurs d’activité dont l’agriculture. Le deuxième confinement, moins contraignant, a eu peu d’effet sur la qualité de l’air. Sur l’ensemble de l’année 2020, nous avons eu un indice bon 8 jours sur 10 et des indices moyen et ponctuellement mauvais 2 jours sur 10.  C’est une année classique.

Le nouvel indice de qualité de l’air est entré en vigueur début janvier. Pourquoi cette évolution ?

L’ancien indice datait de 1994, il fallait le faire évoluer car les connaissances scientifiques et sanitaires sur les effets de la pollution ont progressées. Jusqu’à présent, quatre polluants - l’ozone, les particules PM10, le dioxyde d’azote et le dioxyde de soufre – étaient pris en compte. Il en intègre désormais un cinquième : les particules fines PM2,5 qui pénètrent plus profondément dans l’appareil respiratoire. Ces particules sont produites par de nombreux secteurs d’activité : industrie, agriculture, trafic routier, résidentiel… Chaque année, 40 000 décès anticipés sont liés à ce polluant. Il était donc essentiel de pouvoir le prendre en compte. L’air de la région ne s’est pas soudainement dégradé mais le nouvel indice étant plus complet et tenant mieux compte des enjeux sanitaires, les indices de qualité de l’air depuis janvier sont moins bons. À titre de comparaison, du 1er janvier au 31 mars 2021, nous avons eu 72 jours avec un indice moyen, 12 jours avec un indice dégradé et 6 jours avec un indice mauvais. Avec l’ancien indice, nous aurions eu 76 jours de bon et 14 jours de moyen. Ce nouvel outil change complètement la donne.

En cas de pic de pollution, quelles sont les attitudes à adopter ?

Il faut se protéger soi mais aussi protéger les autres avec une attention particulière portée aux personnes fragiles. Pour ne pas amplifier la pollution, il faut limiter le recours à la voiture et privilégier les transports en commun, la marche ou le vélo. Le télétravail permet de réduire les déplacements. L’activité physique doit rester modérée, surtout si elle est pratiquée à proximité des axes passants. Enfin, il est important de maintenir une bonne aération chez soi. Car l’air intérieur reste toujours plus pollué que l’air extérieur !

Plus d’infos sur le site d’Air Pays de la Loire

La qualité de l’air en un clic sur Nantes dans ma poche

Parmi les nombreux services proposés par l’application Nantes dans ma poche, il est possible de consulter la qualité de l’air. L’outil a été enrichi et intègre le nouvel indice. Il est désormais possible de sélectionner la commune de son choix, la qualité de l’air était jusqu’à présent donnée pour l’ensemble de la Métropole. Une jauge colorée permet de se repérer : de bleu pour bon à magenta pour extrêmement mauvais. L’indice est également détaillé pour chacun des cinq polluants : ozone, dioxyde d’azote, dioxyde de soufre, particules PM10 et particules PM2,5.