2021-05-12T19:01:54Z https://metropole.nantes.fr/files/images/actualites/nature-environnement/vaches%20nantaises/Vaches-Nantaises-Prairie-Mauves675.jpg

Publié le 12 mai 2021

Des vaches nantaises broutent dans la prairie de Mauves

Neuf vaches nantaises ont rejoint leur nouveau pâturage, près des jardins familiaux « Les terres promises » sur la prairie de Mauves, ce mercredi 12 mai. L’association L'Étable nantaise et la Ville de Nantes agissent ensemble pour développer cette race locale et entretenir les espaces naturels.

Le troupeau va entretenir naturellement un site de 7 hectares entre la Loire et le boulevard de la prairie de Mauves. © Jean-Félix Fayolle
Le troupeau va entretenir naturellement un site de 7 hectares entre la Loire et le boulevard de la prairie de Mauves. © Jean-Félix Fayolle

Fraise, Gaga et Groseille ont quitté Bouguenais pour découvrir leur nouveau pâturage, prairie de Mauves. Plus inquiets, leurs veaux ont hésité à sortir du camion, à la suite d’Ortelo, le bœuf et de trois autres vaches non baptisées. « Il va falloir quelques jours au troupeau pour s’acclimater, nous allons passer régulièrement pour vérifier que tout va bien », précise Benoît Rolland, président de l’association L'Étable nantaise et éleveur de vaches nantaises à Bouguenais.

Entretenir au naturel

Sur ces 7 hectares entre la Loire et le boulevard de la prairie de Mauves, la Ville de Nantes passait jusque-là un broyeur pour éviter que les terres ne s’enfrichent : « Il faut conserver ces prairies humides pour leur biodiversité, explique Romaric Perrocheau, directeur du service des espaces verts et de l’environnement de la Ville de Nantes. Elles abritent des espèces rares comme la fritillaire pintade. » Désormais, le troupeau va entretenir le site naturellement, comme ses voisines de Doulon-Gohards, arrivées l’an dernier sur des terrains en attente d’être construits.

Relocaliser l’alimentation

« Ces vaches concrétisent et donnent aussi du sens à notre projet de relocalisation de l'alimentation », souligne Julie Laernoes, adjointe à la Ville de Nantes et vice-présidente de Nantes Métropole chargée de la transition alimentaire. Des vaches en ville, « ça permet aussi de créer du lien entre les jardiniers des parcelles familiales, les gens du voyage qui vivent à côté ou les randonneurs de passage » , ajoute Benoît Rolland.

Une centaine d’hectares visés

Avec cette nouvelle implantation, l’Étable nantaise passe à une cinquantaine d’hectares et une trentaine de bêtes sur les communes de Nantes, Bouguenais et Saint-Sébastien-sur-Loire. Un nouveau site est en projet à Saint-Herblain. À terme, elle vise 100 hectares.

« L'Étable nantaise » relance une race sauvée de l’oubli

Depuis 2015, l'association L’Étable nantaise soutient la relance de l’élevage de la vache nantaise, qui a failli disparaître. En créant un troupeau de réserve qui pâture sur des terrains publics, elle facilite l’installation de nouveaux éleveurs alors que le nombre de bêtes est encore limité. Objectif : créer une micro-filière 100% locale viande et lait autour de Nantes, berceau de la race.